• Nouvelle histoire du Moyen Âge Nouv.

    Autour de Florian Mazel, les meilleurs spécialistes de la période médiévale nous offrent une ambitieuse synthèse qui propose, à la lumière des recherches les plus récentes, et en cheminant au fil d'une soixantaine de textes et d'une centaine d'images, un nouveau récit du Moyen Âge européen.

    « Le Moyen Âge est une séquence de temps qui n'a pas d'âge, hors d'âge si l'on veut, et son altérité est profonde. Mais cette étrangeté, le dépaysement que l'on peut éprouver en ses allées, n'est ni sans charme ni sans intérêt. Le Moyen Âge représente en effet, par son altérité même, un extraordinaire lieu de vagabondage et un remarquable terrain d'exercice pour l'esprit critique, où réfléchir entre autres choses, à relative distance des passions contemporaines, aux relations entre public et privé, communauté et identité, hiérarchies et solidarités, rôle et statut, mémoire et histoire, violence et solidarité, droit et tradition, don et échange, imaginaire et identité, institution et pouvoir, croissance et environnement... Qui trouverait la chose inutile ? » Florian Mazel

  • Dans ce livre étrange et profondément original, Ernst Kantorowicz scrute le «mystère de l'État», concentré dans la métaphore des deux corps du roi : le mystère de l'émergence, dans le cadre des monarchies de l'Occident chrétien, entre Xe et XVIIe siècle, au travers et au-delà de la personne physique du Prince, de cette personne politique indépendante de lui bien qu'incarnée en lui, et destinée à vivre un jour de sa vie propre sous le nom d'État. C'est l'alchimie théologico-politique qui a présidé à cette opération capitale que reconstitue l'ouvrage.La transmutation de la figure royale a pour point de départ le modèle des deux natures du Christ. Elle a pour moteur la rivalité mimétique à la faveur de laquelle le pouvoir séculier s'affirme en face de l'Église en s'emparant de ses attributs de corps mystique. Son accomplissement passe enfin par l'installation dans une perspective de perpétuité temporelle qui achève de conférer au corps politique invisible constitué par le Roi (et ses ancêtres et ses successeurs) et la communauté de ses sujets passés, présents et à venir une réalité légitime supérieure au corps de chair du même monarque.Avec une prodigieuse érudition, Ernst Kantorowicz éclaire les fondations métaphysiques de l'État moderne. Le savoir le plus spécialisé est au service ici de l'exhumation d'un des pans les plus secrets et les plus décisifs du «miracle européen». Il fait de ce chef-d'oeuvre de l'histoire médiévale l'un des livres clés de nos origines.

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  • L'érotisme au Moyen-Age : le corps, le désir, l'amour Nouv.

    Moyen âge et érotisme : les deux termes paraissent contradictoires. Ils ne le sont pas. La civilisation médiévale, taxée à tort d'obscurantisme, fut extrêmement inventive dans les domaines du désir et de la sexualité. À la fin du XIe siècle, les premiers troubadours chantent la sensualité, la femme, l'adultère, et influencent progressivement les comportements amoureux en Occident, en rupture avec l'héritage antique. Au XIIIe siècle, le Roman de la Rose signe avec éclat la fin du grand rêve courtois et, dans les fabliaux, le sexe s'affiche crûment. Nombre de sculptures figurent l'obscénité, tandis que les rites carnavalesques évoquent une sexualité pulsionnelle, liée à des traditions populaires très peu chrétiennes. En définitive, l'érotisme médiéval, riche et contrasté, ne cesse de nous surprendre et de nous interroger. C'est un grand et beau sujet dont l'histoire n'avait jamais été écrite.

  • Jamais une période de l'Histoire n'a été aussi contrastée et intrigante que le Moyen Âge. Croisades & Moyen-Âge est un ouvrage d'histoire remarquablement illustrée qui, à travers une impressionnante iconographie et des nombreuses cartes d'archives et de documents historiques, propose au lecteur une véritable découverte de cette époque fascinante. Durant près de 208 pages richement illustrées, cet ouvrage met en lumière 1000 ans d'Histoire profondément enfouis dans de lourdes traditions populaires et d'imposants mystères.
    - Ce récit alerte et captivant a été signé par des historiens spécialisés et relate les évènements, les drames, les batailles et les intrigues qui se sont déroulés du Vème au XVème siècle.
    - Des encadrés présentent au fil du texte les personnages, les édifices, les innovations, les lieux et les oeuvres culturelles qui ont marqué le Moyen-Âge.
    - Des doubles pages, richement illustrées, témoignent des loisirs, de la mode, des festins, des sciences, des livres, des animaux et autres aspects de la vie quotidienne.
    - Des chronologies récapitulent les faits marquants de chaque siècle et rythment l'Histoire des grandes villes médiévales, de Londres à Paris et de Damas à Constantinople.

  • Rome médiévale ? L'expression sonne presque comme un défi ou une provocation. Entre l'Antiquité et les splendeurs de la Renaissance et du Baroque, on a longtemps cru que s'était ouverte dans l'histoire de la Ville éternelle une parenthèse de près de mille ans, sur laquelle il n'y avait pas lieu de s'attarder, sinon pour déplorer qu'elle ait duré si longtemps. Or le Moyen Âge n'a pas seulement permis à Rome de survivre en tant que cité pendant les siècles obscurs et de devenir au xiiie siècle un des foyers les plus vivants de la civilisation italienne, il a fait d'elle l'instrument d'une unification de l'Europe occidentale sous l'égide de l'Église catholique.
    Voici les récits des siècles qui manquaient à l'histoire de Rome.

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  • Pourquoi cette nouvelle histoire du Moyen Age ? Premièrement, parce que plus nous nous éloignons de cette période, plus elle intrigue, et même fascine, car nous sentons confusément que là se trouvent les racines de nos aspirations et de nos drames actuels, des obscurantismes religieux aussi bien que des hautes spiritualités, de la violence aveugle comme de la quête de sens, de la peur du futur comme du rêve d'un retour à la nature.
    Deuxièmement, parce que l'image actuelle du monde médiéval est trop souvent falsifiée : évacué des programmes scolaires, réduit en miettes anecdotiques pour les médias, transformé en légende noire ou dorée, le Moyen Âge a perdu toute cohérence dans la mémoire collective du « grand public ». Pour le comprendre - donc pour nous comprendre -, il faut restituer les faits, les noms, les dates, dans leur enchaînement logique et chronologique. C'est ce que ce livre tente de faire.
    Troisièmement, parce qu'aujourd'hui plus que jamais il est nécessaire d'élargir notre vue en replaçant « notre » Moyen Âge européen dans le contexte de ses relations avec ses voisins. L'histoire médiévale occidentale est indissociable de celle du Proche-Orient, à la fois ennemi et Terre promise. C'est un drame en trois actes, plein de bruit et de fureur, de splendeurs et de misères, rythmé à la fois par les avancées propres du génie européen et par son affrontement avec l'Orient : du Ve au Xe siècle, c'est l'âge des grandes illusions, pendant lequel l'Orient byzantin puis musulman domine un Occident encore barbare ; du XIe au XIIIe siècle, l'Occident chrétien manifeste son dynamisme et atteint son âge de raison, en accord avec une foi plus éclairée, avant de connaître des fléaux apocalyptiques aux XIVe et XVe siècles, dans un âge de transition vers un monde moderne.

  • "Fascinant ... [un] livre très impressionnant, vivant, original et formidablement documenté." - The New York Times Book Review "Brillant et édifiant... Ce récit exceptionnel éclaire d'un jour nouveau l'histoire du monde, qu'il rend plus vibrante que jamais." - Publishers Weekly "Sensationnel... une enquête brillante et d'envergure sur le Moyen Âge mondial, qui prête à réflexion et fait particulièrement écho à notre époque." - The Sunday Times "Comme le montre Valerie Hansen dans ce livre passionnant, une grande partie du monde habité était déjà dotée de systèmes complexes d'échanges et de commerce à longue distance il y a plus d'un millénaire." - The Telegraph "Ce livre instructif et accessible à tous est bien davantage qu'une histoire des débuts de la mondialisation : il est surtout le récit passionnant de l'histoire mondiale du Moyen Âge." - Die Weltwoche "Remarquable... ce livre captivant révèle en détail et de façon saisissante comment le commerce a enrichi le monde." - The Times Quand la mondialisation a-t-elle commencé ? Avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492 ? Bien avant, en réalité. S'appuyant sur un large éventail de sources inédites et sur une archéologie de pointe, Valerie Hansen démontre qu'un objet, une idée ou un culte pouvait faire le tour du monde dès l'an 1000. À cette époque, des caravanes sillonnaient déjà les déserts sans fin de la route de la soie pour relier l'Europe et l'Asie ; des navires vikings descendaient les fleuves jusqu'à la Mer noire et Constantinople tandis que d'autres, partis vers l'ouest, bravaient l'Atlantique pour accoster à Terre-Neuve. En l'an 1000, le commerce d'épices, d'or, d'encens et d'esclaves battait son plein sur les marchés du Caire, de Bagdad et de Quanzhou, les principaux centres du commerce international d'alors. C'est à la découverte de cette période vivante et colorée que Valerie Hansen nous invite, ce moment unique de l'Histoire humaine où explorateurs, marchands et guerriers ont connecté le monde pour lui donner le visage qui est le sien aujourd'hui.

  • Que sait-on aujourd'hui de Louis VIII, roi de France pendant seulement trois ans, qui manqua de devenir à la fois roi de France, d'Angleterre et de Castille ? Louis le fils de Philippe Auguste, attendant patiemment dans l'ombre de son père que vienne son heure. Louis le Lion, qui étendit le pouvoir royal jusqu'à La Rochelle et rattacha le Languedoc à la couronne. Louis le guerrier, à la reconquête du Poitou, triomphant du roi d'Angleterre à la Roche-aux-Moines, sans qui la fameuse victoire de Bouvines n'aurait pas été possible... Louis le Capétien, revenu de l'ivresse de la conquête, qui reprit à son compte la politique patiente de ses ancêtres et poursuivit l'expansion du domaine royal à l'intérieur des frontières du royaume. Mais aussi Louis l'époux de Blanche de Castille, qui assura ensuite la Régence jusqu'à l'avènement de son fils, le célèbre Saint Louis.
    Le témoignage d'un destin téméraire : celui d'un souverain à la fois sage et brave, foudroyé au zénith de son règne. Un roi lettré, cultivé, injustement tombé dans l'oubli, protecteur des arts et des lettres, à rebours des clichés médiévaux.
    Un récit enlevé et un travail précieux, qui vient éclairer un pan jusque-là méconnu de notre récit national.

  • Jeanne d'Arc

    Valérie Toureille

    • Perrin
    • 10 Septembre 2020

    Un siècle a passé depuis la canonisation de Jeanne d'Arc par l'Église. Un siècle durant lequel fleurirent en France comme à l'étranger nombre d'ouvrages sur cette grande figure féminine, plus ou moins fantaisistes. Et pourtant il restait à offrir un nouvel éclairage historique de Jeanne d'Arc, tant de fois convoquée par des écrivains, des juristes ou des essayistes. Tour à tour catholiques, républicains, socialistes ou monarchistes. Aujourd'hui, c'est une véritable biographie qui, faisant fi des légendes, revient à l'histoire et replace Jeanne dans son contexte, en partant des sources. Un travail d'autant plus nécessaire que, contrairement à une idée reçue, nous ne savions pas tout d'elle. Car de sa famille, de ses proches et des hommes de guerre qui l'ont accompagnée, tout n'a pas été dit, loin de là. Médiéviste de grande renommée, Valérie Toureille convoque au tribunal de l'Histoire ceux qui l'ont connue, femmes et hommes, amis ou ennemis, plus de cent cinquante témoins. Elle leur donne la parole, détaille les faits, éclaire l'action comme l'extraordinaire parcours de la « bergère » de Domrémy par les circonstances du moment et laisse au lecteur le choix de son opinion sur la geste johannique. L'auteur livre ici un ouvrage de référence qui renouvellera l'historiographie de la « Pucelle ». Condamnée à être brûlée vive en 1431 - elle n'a alors que dix-neuf ans -, innocentée et réhabilitée en 1456, proclamée par le pape Pie XI patronne secondaire de la France en 1922 - et par André Malraux « patronne du temps où les hommes ont vécu selon leurs rêves et selon leur coeur » -, Jeanne n'en a assurément pas fini de nous surprendre et de nous émerveiller.Il existe plusieurs façons d'aborder l'extraordinaire parcours de la "pauvre fille" de Domrémy, et autant de façons de l'interpréter. Valérie Toureille ne prétend pas trancher. Elle convoque au tribunal de l'Histoire ceux qui l'ont connue, femmes et hommes, amis ou ennemis, plus de 150 témoins. Elle leur laisse la parole, détaille les faits, éclaire son action par les circonstances du moment et laisse au lecteur le choix de son opinion, livrant là un ouvrage de référence qui renouvelera assurément l'historiographie de la "Pucelle", condamnée à être brûlée vive en 1431 - elle a alors dix-neuf ans -, innocentée et réhabilitée en 1456, béatifiée en 1909 et enfin élevée au rang des autels en 1920.
    Un "must" dont le plaisir de lecture se conjugue avec la rigueur historique.

  • François d'Assise mourut le 3 octobre 1226 dans sa ville natale.
    Il ne vit jamais la grande basilique qui lui fut consacrée : un cycle de fresques y retrace les épisodes de sa vie. Entrepris dès 1260, cet immense chef-d'oeuvre de l'art médiéval a été réalisé grâce à la contribution des plus grands peintres italiens de l'époque : Cimabue, Giotto, et les Siennois Simone Martini et Pietro Lorenzetti.
    Témoignage de foi, dont la haute signification spirituelle est liée à la vie et à l'enseignement du saint patron de l'Italie, la basilique d'Assise est le réceptacle d'un trésor pictural à l'origine d'un renouvellement profond de l'art occidental à l'aube de la Renaissance. Dans ce nouveau livre monumental, somme d'une vie entière de recherche, Chiara Frugoni analyse l'ensemble du patrimoine artistique de cette basilique d'Assise. Cet ouvrage, très abondamment illustré (reproductions partielles des fresques, agrandissements de détails qui passent inaperçus à l'oeil nu), révèle des aspects souvent inédits des vastes cycles picturaux de la basilique. Au fil de la lecture, à travers l'analyse minutieuse de chaque scène, nous découvrons les éléments d'une syntaxe et d'un lexique figuratifs. Chiara Frugoni déchiffre magistralement ce code iconographique et la propagande qui le soustend comme on reconstitue un puzzle, pièce par pièce. Un discours d'autant plus complexe qu'il devait, aux yeux de ses premiers spectateurs, résoudre en images les énigmes et les contradictions de l'Ordre franciscain.

  • Cette synthèse sur le Moyen Age, de l'an mil à 1492, examine la mise en place de la féodalité et les différents thèmes qui structurent la société médiévale : son rapport au temps, à l'espace et au statut de la famille.

  • Sans Mahomet, Charlemagne n'aurait jamais été empereur. De quand date vraiment la chute de Rome ? Pourquoi passe-t-on de l'Antiquité au Moyen Âge ? À ce vieux débat, Henri Pirenne apporte une réponse révolutionnaire.
    Au VIIe siècle, la disparition du monde romain n'est pas le fait des invasions germaniques, mais de l'incursion de l'islam en Méditerranée, un nouveau pouvoir qui interrompt les échanges pluriséculaires entre Orient et Occident. Isolés, la papauté et le monde franc ont été contraints de se recomposer en chrétienté autonome.
    Adulée ou contestée, cette étude fondatrice, devenue un classique, alimente aujourd'hui plus que jamais le débat.

  • De Crécy à Azincourt, du Prince Noir à Jeanne d'Arc, la première guerre européenne (1337-1453) fut aussi une guerre totale, qui a bouleversé les sociétés anglaise et française, favorisé l'émergence des deux nations et profondément marqué les mentalités.

  • Donjons aux mille visages, ils émaillent l?ensemble du territoire français actuel. De terre, de bois ou de pierre, mottes castrales ou nids d?aigle, ils sont à la fois des symboles du pouvoir seigneurial, des machines de guerre et des résidences aristocratiques. Ils sont le reflet de l'évolution des techniques de sièges et du développement de l?artillerie dont les bastions aux murs épais sont les éléments les plus visibles. Ils témoignent aussi de la recherche incessante, par la noblesse, de luxe et de confort : pas de forteresse sans latrines !

  • Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un village médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones.
    À partir de l'exemple du village anglais d'Elton, vers 1300 de notre ère, Frances et Joseph Gies racontent l'histoire de l'origine, du développement et du déclin du village européen.
    Avec une grande richesse d'anecdotes et de détails, ils dressent un portrait saisissant de ce qu'était le quotidien de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le village.
    Les Gies ont le don de rendre à la vie ces hommes et ces femmes qui vivaient dans et autour du village. Nous découvrons comment les champs étaient cultivés, comment seigneurs et serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs occupations et leurs loisirs, et quels curieux traitements ils inventaient pour se soigner. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'église dans le maintien de l'ordre social et comment le système juridique et le code de conduite, étonnamment avancés, du village médiéval posèrent les fondations de la civilisation occidentale.
    Aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un village médiéval est l'ouvrage idéal pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette période fascinante.

  • Dans ce livre magistral, Arthur Koestler s'interroge sur la double origine du peuple juif et s'attaque à l'histoire extraordinaire du peuple khazar.
    En historien novateur, Arthur Koestler retrace l'épopée des Khazars, de leurs origines à leur déclin. S'attardant sur la composition de la mosaïque ethnique de ce peuple guerrier et sur ses mythes, l'auteur dépeint un monde méconnu qui contribua à façonner la destinée de l'Europe médiévale. Aux confins des mondes occidentaux et orientaux, l'autorité khazare est le seul exemple concret d'un État juif avant la fondation de l'Israël contemporain.

  • Dans cet essai, Jacques Le Goff veut expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l'économie, la vie et la mentalité médiévales ; et, dans cette société dominée par la religion, comment l'Eglise a considéré et enseigné l'attitude que le chrétien doit observer face à l'argent et l'usage qu'il peut en faire. Il fait voir aussi que si l'argent a joué un rôle important dans l'essor des villes et du commerce et dans la constitution des Etats, le Moyen Age, faute d'un véritable marché global, n'a pas connu ne fût-ce qu'un précapitalisme, même à la fin. C'est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit de quelques réussites remarquables. Au Moyen Age, donner de l'argent est aussi important que d'en gagner. La vraie richesse n'est pas encore celle de ce monde, même si la place de l'argent s'accroît dans les faits et dans les esprits. Une telle mise au point, conçue pour le plus large public, n'existait pas sous cette forme. Elle redresse bien des idées reçues. "Jacques Le Goff est internationalement reconnu comme l'un de nos plus grands médiévistes. Depuis son premier livre publié en 1956," Marchands et Banquiers du Moyen Age, "il n'a cessé d'explorer les mentalités médiévales et en a profondément renouvelé l'histoire. La liste de ses ouvrages, et des distinctions qu'il a reçues, est impressionnante, et son enthousiasme demeure intact."

  • Enfin en poche une histoire du Japon médiéval par le meilleur spécialiste du Japon en France.

    A travers l'ascension des samouraïs et la naissance d'une société guerrière qu'on a pu qualifier de féodale, ce livre nous plonge dans les temps troubles du Moyen Age japonais (XIIe-XVIe siècle). Pierre-François Souyri montre l'importance des conflits sociaux qui déchirèrent le pays, la poussée des classes populaires, les diversités régionales, l'émergence, enfin, de nouvelles formes culturelles à l'origine du Japon « traditionnel ». Chemin faisant, il éclaire la dynamique d'une société fondamentalement instable que les chroniqueurs contemporains désignaient comme « un monde à l'envers ».

  • Méprisés pendant des siècles, encensés par les romantiques, ces mille ans d'histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l'ignorance. « Godiche » ne vient-il pas de « gothique » ? « Féodal » ne désigne-t-il pas l'obscurantisme le plus indécrottable ? « Moyenâgeux » les vieilleries poussiéreuses ?
    Grâce à ce livre décapant, mille ans d'histoire émergent enfin. Le Moyen Âge est mort. Vive le Moyen Âge !

  • Jeanne d'Arc est-elle apparue en son temps comme l'incarnation de la résistance contre l'envahisseur ? A-t-elle été la stratège militaire que la chronique a retenue ? Est-elle morte telle l'image de la sainteté que l'Église a fini par consacrer ? Comment ses contemporains, le roi Charles VII et sa cour qui peinent à la suivre, Henri VI et ses troupes qui la combattent, l'évêque Cauchon qui instruit son procès en hérésie, l'ont-ils perçue ? Comme une folle illuminée, une prophétesse inspirée, une guerrière héroïque ou une figure providentielle ?
    Philippe Contamine revient ici sur l'édification de la légende de la Pucelle d'Orléans. Exhumant archives oubliées et documents inédits, il départage la vérité du mythe et inscrit Jeanne dans son temps, entre les chaos et les fracas de la guerre de Cent ans. Il la restitue à l'univers chevaleresque qui anime l'Europe d'alors. Il en fait la clé d'une fresque culturelle sur la période la plus pré-moderne du Moyen Âge.
    Un tableau vivant, indispensable pour déchiffrer et comprendre l'imaginaire français. Un antidote aux instrumentalisations.

  • J'ai toujours été fasciné par le personnage de saint François d'Assise, l'un des plus impressionnants en son temps et jusqu'aujourd'hui de l'histoire médiévale. D'abord par le personnage historique qui, au coeur du tournant décisif du XIIe au XIIIe siècle, où naît un Moyen Âge moderne et dynamique, fait bouger la religion, la civilisation et la société. [...] Mais l'homme aussi m'a fasciné, alliant simplicité et prestige, humilité et ascendant, ouverture et refus, physique ordinaire et rayonnement exceptionnel, se présentant dans une authenticité accueillante qui permet d'imaginer une approche à la fois familière et distanciée. François a été très tôt celui qui, plus que tout autre, m'a inspiré le désir d'en faire un objet d'histoire totale, exemplaire pour le passé et le présent. Ce qui m'a retenu d'écrire cette vie, c'est que j'étais absorbé par une réflexion et des travaux d'historien d'un caractère plus général et qu'en outre il existait d'excellentes biographies de François.
    Ne me satisfaisant pas, aujourd'hui, d'avoir investi l'essentiel de mon entreprise biographique dans un Saint Louis très différent par son héros et par la dimension monumentale de ma tentative, je me suis résolu à publier l'ensemble des textes que j'ai consacrés à saint François.
    Jacques Le Goff.

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  • Les conflits actuels invitent à se remémorer l'histoire des croisades. De 1099 à la fondation du royaume latin de Jérusalem, Cécile Morrisson rappelle le déroulement des expéditions en Orient, leur organisation et leurs conséquences sur la formation de la chrétienté occidentale et ses relations avec Byzance, les chrétiens d'Orient et le monde musulman.

  • Les histoires nationales d'antan étaient trop étroites : on aurait dit qu'un seul pays, France ou Allemagne, représentait le centre du monde. Les auteurs ont donc souhaité une nouvelle perspective, non moins sérieuse et fiable, mais un peu plus vibrante, et tissée de beaux textes et de documents captivants. Dans cette perspective, le duc d'Arenberg a conçu le projet d'un beau livre, de pair avec le Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. L'entreprise est menée en étroite collaboration avec l'Institut historique allemand de Paris. Les contributions s'attachent chacune à un beau document, et à l'un des événements, à l'un des personnages réels ou fictifs, à l'une des institutions, qui donnent du relief à quatre siècles d'histoire franco-allemande. Parmi ces documents, certains sont neufs, d'autres méconnus. Les contributions s'efforcent d'allier beauté et justesse, et elles se gardent du vocabulaire pédantesque. En évoquant précisément et passionnément les racines de notre Europe, elles parleront par là-même aussi de son avenir.

  • Le culte des saints et des reliques est au c?ur de la religion médiévale : il déplace des foules entières, monopolise des prêtres, et fait s?élever des églises toujours plus majestueuses.
    Jusqu?au XIe siècle, la désignation des saints est laissée à l?initiative populaire, vox populi, vox Dei ; la canonisation se fait par un culte spontané rendu au saint, honoré le jour de sa mort. Cependant, à partir du VIIIe siècle, le rôle des prélats devient plus important avec la mise en place d?une enquête préalable à la canonisation (authentification des reliques grâce aux témoignages oraux ou écrits).
    La relique est un objet complexe qui participe du matériel en tant que corps ou fragment de corps comme du spirituel. La foi, la croyance et le respect ne sont pas les seuls sentiments suscités par les reliques, elles attirent aussi la convoitise et la volonté de s?en emparer à des fins sociales et politiques, depuis la quête éperdue de la protection sacrée jusqu?à la volonté de puissance ou de gloire.

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