• Dans la collection Traditions spirituelles, un live précieux pour prier un mois avec Marie.
    Grâce à des textes écrits et choisis par le pape François, ce livre permet un vrai chemin intérieur et offre l'opportunité d'un "pèlerinage" personnel dans la prière quotidienne. Il est enrichi de grandes prières mariales de la tradition catholique : saint louis Marie Grignon de Montfort, sainte Thérèse de Lisieux...

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  • Comment comprendre le livre d'Ézéchiel ? Que signifient sa vision du char de Dieu tiré par le Tétramorphe, et celle des ossements desséchés ? Il fallait Nicolas Cabasilas, théologien byzantin laïc du 14e siècle, nourri des Pères grecs, pour nous faire entrer dans l'un des récits les plus surprenants de l'Ancien Testament. À travers trois courts écrits d'exégèse, il pose les jalons de sa réflexion christocentrique : tout, dès l'origine, annonce le Christ, Dieu fait homme, Verbe fait chair, non seulement les Écritures, mais aussi tous les êtres et tous les événements. Il voit ainsi dans les visions d'Ézéchiel une proclamation de la venue du Sauveur et livre une méditation toute personnelle sur la dimension mystique de la fonction prophétique.
    /> Une formidable catéchèse sur l'histoire du salut.

  • De la louange à la supplication, du cri d'angoisse à la jubilation, de la confiance paisible au rappel triomphant des hauts faits du Seigneur, le livre des Psaumes reflète tous les secrets de l'âme qui s'adresse à son Dieu. Dès les premiers siècles, les Pères de l'Église relisent, à la lumière de la Révélation, cette prière des enfants d'Israël. À travers les homélies, commentaires et citations d'Origène, Eusèbe de Césarée, Athanase d'Alexandrie, Diodore de Tarse et Épiphane de Salamine en Orient ; et d'Hippolyte de Rome et Hilaire de Poitiers en Occident, s'établit un pont entre l'Ancien et le Nouveau Testament, pour renouer avec une foi incarnée, et avec la prière que récitait Jésus lui-même. Formidable garde-fou contre toute lecture fondamentaliste des Écritures, la pluralité d'interprétations de ces textes nous ouvrent à la richesse infinie du Psautier.

    Introduction de Gilles Dorival.
    Traductions de Agnès Aliau-Milhaud, Jean-Marie Auwers, Guillaume Bady, Anne-Catherine Baudoin, Florence Bouet de Quatrebarbes, Fr. Jimm y-Yannick Buzaré, Matthieu Cassin, Patrick Descourtieux, Gilles Dorival, Hélène Grelier-Deneux, Sebastien Morlet, Pierre Nautin.
    Guide de lecture de Jacky Marsaux.

  • Geneviève, au début du Ve siècle, choisit de consacrer sa vie à Dieu : encouragée par l'évêque Germain d'Auxerre, elle mène une vie de prière et de charité au moment où les rois francs prennent le pouvoir en Gaule du Nord. Geneviève s'intéresse à tout ce qui touche ses contemporains : les angoisses de la guerre, les difficultés du ravitaillement, les raids hunniques, mais aussi les fièvres du nourrisson et la pluie qui gêne la moisson ; elle soulage tous les maux d'autrui par sa puissante intercession. La vie de cette femme paraît à ceux qui l'ont connue un tel modèle de foi et d'ascèse qu'un premier biographe la met par écrit dans les vingt ans qui suivent sa mort : Geneviève a désormais une Vie qui proclame sa sainteté, puis une deuxième, destinée aux cercles aristocratiques francs (VIe s. ?), puis une troisième, pour rappeler aux temps carolingiens qui fut la sainte mérovingienne... Chaque nouvelle Vie de Geneviève est à la fois un témoignage sur une croyante et une source sur la société médiévale qui raconte son histoire.

  • Afrique du Nord, fin IIIe - début IVe siècle. À l'aube de la persécution de Dioclétien, une purge vise les chrétiens dans l'armée. Cinq soldats sont ainsi amenés à se déclarer chrétiens après avoir, au nom de leur foi, refusé d'exécuter des ordres : Maximilien de Théveste, jeune recrue ; le centurion Marcel de Tingis ; Cassien de Tingis, greffier au procès de Marcel ; le vétéran Typasius de Tigava, devenu moine ; enfin, Fabius de Césarée de Maurétanie, jeune porte-enseigne. Tous seront jugés, condamnés à mort, puis exécutés.
    S'inscrivant dans la tradition plus ancienne du traité Sur la couronne (De corona) de Tertullien, les Actes et Passions de ces cinq martyrs les campent en héros, selon les codes hagiographiques et littéraires, tout en relatant de manière assez fiable la procédure judiciaire, les faits et les propos. Reflétant la vie et la spiritualité des chrétiens d'Afrique à cette époque, ils sont significatifs aussi des rapports entre l'État et la religion : à cet égard, ils constituent une première théorisation d'une forme de neutralité religieuse de la sphère politique, entre le domaine du citoyen (ou du soldat) et celui du croyant. Le conflit naît, pour le soldat chrétien, de la rivalité entre religion citoyenne (ou impériale) et religion personnelle, entre culte de l'empereur et culte de Dieu, entre appartenance à l'armée et appartenance à la communauté chrétienne.

  • Les Homélies, rédigées entre 386 et 394, comptent parmi les pages les plus sublimes de la littérature patristique. Précédées d'un Prologue, les quinze sermons, prononcés en assemblée avant d'être retravaillés par écrit, commentent presque chaque mot du Cantique jusqu'au chapitre 6, verset 9, dans une lecture spirituelle d'une richesse extraordinaire.

  • "La personnalité si singulière de l'Auvergne fait d'elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux.
    À l'automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche.
    Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l'enchantement au contact d'une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d'eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d'où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d'une langue lyrique, il s'élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue.
    À travers la sensibilité de l'auteur, l'Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l'envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif."

  • Les lettres de Grégoire le Grand rassemblées dans les livres XII à XIV - les derniers de sa correspondance - retracent la fin de son pontificat, de septembre 601 au 12 mars 604, date de sa mort. Relations avec les souverains, successions épiscopales, enquête sur des violences physiques, cohabitations suspectes, conflits entre évêques, usurpation de siège, discipline dans les monastères, rapports avec les collaborateurs... On peut suivre ici, comme par une immersion dans les réalités de l'époque, l'activité du pape qui, bien que malade et inquiet de la présence lombarde, s'attache à remplir ses obligations.
    Dans ces lettres, émanant de la chancellerie pontificale, l'empreinte de Grégoire est presque toujours perceptible et, à travers ces ultimes écrits du pape, se dessine un tableau au plus près de la vie des Églises au tournant des vie et viie siècles, à la charnière de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen Âge, par l'un des acteurs mêmes de cette histoire.
    Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520).

  • Discours ascétiques

    Isaac Le Syrien

    • Cerf
    • 28 Novembre 2019

    Ermite du VIIe siècle, Isaac priait pour le salut des démons. Sa mystique enflammée a nourri l'Orient et l'Occident. Voici la première traduction de ses Traités syriaques. Un guide pour l'expérience du divin ici et maintenant.

    Voici publiés pour la première fois, à partir de la version originelle syriaque, les Discours ascétiques d'Isaac le Syrien, une des oeuvres majeures de la tradition spirituelle de l'Orient chrétien. Très largement diffusés dans les milieux monastiques syrien, byzantin et slave, ces discours présentent une incroyable finesse d'analyse, tirée de l'expérience d'un Père de l'Église. Isaac y déploie notamment tout un cheminement vers la contemplation de Dieu par les étapes corporelles, psychique et spirituelle - en s'appuyant toujours sur l'espérance.
    Le livre essentiel d'un mystique et d'un saint, pour comprendre la mentalité chrétienne orientale, mais aussi pour vivre l'intériorité et la prière aujourd'hui.
    Une mine de réflexions pour nourrir sa propre vie spirituelle.

    Introduction, traduction française et notes du père Placide Deseille d'après le texte critique grec publié par le monastère d'Iviron en 2012.
    Avant-propos, révision des textes et des notes par Marcel Pirard.

  • Stromates III

    Clément d' Alexandrie

    • Cerf
    • 20 Août 2020

    Ce livre est, par son ampleur et sa diversité, une source capitale pour la connaissance des doctrines multiples sur le mariage qui se sont affrontées au IIe siècle chez les chrétiens et de l'émergence d'une orthopraxie. Aux interprétations contrastées de l'enseignement de Paul et des évangiles, viennent s'associer des pratiques et des théories portées par des paroles et des textes, auxquels Clément donne accès, qui relèvent de traditions qu'on appelle aujourd'hui apocryphes. Un tel document n'a pas manqué, dans les décennies récentes, de susciter l'intérêt non seulement des historiens du christianisme et des théologiens, mais aussi des anthropologues et des philosophes, en particulier Michel Foucault dans le récent volume posthume, Les Aveux de la chair.
    Tout en étant en accord avec les philosophes grecs, platoniciens, aristotéliciens et surtout stoïciens, Clément s'efforce de tout faire remonter aux prescriptions du Logos, qu'elles s'énoncent dans la nature, la raison humaine ou la parole de Dieu, et donne à l'enseignement sur le mariage une portée théologique : la procréation humaine, pour autant qu'elle aura été accomplie selon la loi, est « à la ressemblance » de la Création divine. Rejetant les deux excès (licence ou rejet pur et simple) et soucieux de définir une voie moyenne en promouvant une continence vraiment chrétienne, l'Alexandrin apporte ici la première réflexion approfondie sur les développements du Nouveau Testament et une nouveauté par rapport aux précédents philosophiques : les considérations sur les plaisirs de l'amour et les réflexions sur le mariage, séparées jusque-là, sont réunies dans l'examen des relations entre époux, lequel devient un objet « relativement autonome ».

  • Au début du carême, sans doute vers 389, l'évêque de Milan prêche sur fond d'une crise économique et sociale dont il est un analyste très perspicace. De sa prédication, il tire ce petit traité en trompe-l'oeil : Élie, mentionné dans la lecture du jour, semble très vite « congédié » par l'orateur au profit d'un sujet plus directement pastoral, le jeûne. Dans ce texte d'architecture soignée, tout en crescendo, Ambroise développe une apologie du jeûne, pour mieux l'opposer à son antithèse, l'ebrietas, dont il brosse un tableau haut en couleurs. Le traité culmine dans une présentation du jeûne comme préparation à la vie céleste, propre à mener les catéchumènes au baptême lors de la fête de Pâques.

    Ce texte, ici donné dans une édition critique nouvelle, est un document de grande valeur pour la connaissance des pratiques ascétiques et de l'histoire sociale. Mais il intéressera aussi, par ses qualités littéraires, et notamment ses descriptions de la vie à Milan dans les milieux privilégiés, tout lecteur désireux de goûter la verve d'un écrivain de talent.

  • Jérusalem, la ville des villes, a un rôle important, en particulier à partir du IV° siècle, non seulement pour sa liturgie, mais aussi pour ceux qui y ont joué un rôle important : Cyrille de Jérusalem, avec ses célèbres catéchèses baptismales et mystagogiques et pour sa place centrale dans les pèlerinages qui se sont mis en place. Elle a aussi une dimension symbolique qui sera prise en compte dans ce numéro, sans oublier la Jérusalem céleste, la cité de Dieu.

  • Pour annoncer la nouveauté du christianisme dans le monde gréco-romain, les Pères de l'Église ont mis en évidence la réalité de la Résurrection. Ils en ont recherché les modalités et précisé le sens et ce, dès Justin, Irénée... dans leurs traités et dans leur prédication pour Pâques. Ils ont expliqué comment la Résurrection du Christ et la pierre d'angle de notre résurrection, ce qui les a amenés à développer une théologie du martyre... Nous reprendrons, dans ce numéro, leur apport, en étudiant non seulement Justin, Irénée, mais aussi les Cappadociens, Augustin...

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  • Né vers 300, Athanase est ordonné diacre par Alexandre d'Alexandrie, qu'il accompagne au concile de Nicée en 325 et auquel il succède comme évêque en 328. Suit un épiscopat marqué par 5 exils, que lui valent sa défense acharnée de la foi de Nicée : l'affirmation qu'en Dieu le Fils est « consubstantiel » au Père rencontre en effet l'opposition non seulement des ariens qui nient la divinité du Fils, mais aussi du pouvoir impérial et de la majorité des évêques. Il meurt en 373.
    Les trois Traités contre les ariens d'Athanase sont non seulement la plus grande oeuvre théologique que l'Alexandrin a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. De plus en plus isolé en Orient, et comprenant que les alliances et les luttes politiques ne régleront rien à long terme, il décide de s'expliquer longuement sur le fond du débat, c'est-à-dire sur son combat théologique et ecclésial pour la foi de Nicée, en répondant point par point aux arguments ariens. Il rédige, probablement en deux moments (entre 339 et 362), ces trois Traités où, à la fois polémiste et catéchète, il déploie sa pensée trinitaire.

    Dans ce second volume se trouvent les deux derniers Traités (II et III). Le Traité II continue l'effort du I pour réinterpréter le dossier biblique arien. Le traité III approfondit la notion d'incarnation du Verbe, puis dispute pied à pied la thèse arienne du Fils issu, non de la substance du Père, mais de sa volonté.

  • Les Chapitres sur la prière, au nombre de 153, comme les poissons de la pêche miraculeuse, représentent la fine pointe de l'enseignement d'Évagre, exprimé dans une langue ciselée et selon sa forme littéraire préférée. Après Clément d'Alexandrie et Origène, Évagre y aborde à son tour la prière, qu'il présente de manière épurée comme un colloque intime entre l'intellect et Dieu. Alors que dans d'autres traités il avait surtout analysé les passions et les pensées de l'âme, il explore ici l'intellect humain, dont il reconnaît à la fois la prééminence et les faiblesses, et s'em- ploie à déjouer les pièges empêchant celui-ci d'atteindre la prière « en esprit et en vérité ». Il s'agit notamment de se débarrasser de toute forme de représentation et de mul- tiplicité : car, au rebours de maintes pratiques modernes de méditation, cette contemplation exclut tout usage de l'imagination.
    Le traité a joui d'une grande popularité à la période byzantine, comme le montrent le nombre élevé des manuscrits et l'abondante tradition indirecte. L'authenticité évagrienne du traité, transmis pendant des siècles sous le nom de Nil d'Ancyre, est un point désormais acquis. Cette édition critique, complétée par plusieurs appendices, entend restituer ainsi sa teneur originelle.

  • Voici le tout premier guide touristique sur la Terre Sainte.
    C'est au IVe siècle qu'Eusèbe de Césarée, évêque de la province impériale de Palestine, a rédigé cet incroyable traité, Sur les noms de lieux dans la divine Écriture - qu'on appelle plus couramment l'Onomasticon. D'une érudition sans égale, l'ancêtre des archéologues parvient à recenser 985 noms de lieux rattachés à un événement et un personnage bibliques. Il décrit leur situation géographique, leur appartenance à une province ou une région : Judée, Galilée, Samarie, Arabie, Mésopotamie, Phénicie, Idumée. Il ajoute des données sur leur histoire (gouvernants, personnages, monuments, guerres) et sur ce qu'il peut encore y voir.
    L'originalité de sa démarche séduisit tant saint Jérôme que ce dernier décida d'enrichir ce guide et de le compléter : on trouvera ainsi dans le présent ouvrage ses ajouts et ses corrections.
    Un pèlerinage intemporel, à travers les éternels lieux saints.

  • L'anaphore est cette partie de la prière euchaistique, où le prêtre présente (en grec phora) vers le haut (en grec ana) l'offrande à Dieu, en mémoire de l'offrande du Christ.
    Depuis la Didachè, il y a eu ue grande diversité d'anaphores qui sont présentées par des spécialistes : Nicolas Egender, Mgr Job Getcha, Philippe Molac, Ugo Zanetti et qui témoignent de la création de prières liturgiques au cours des premiers siècles.

  • L'échelle sainte

    Jean Climaque

    • Cerf
    • 31 Juillet 2019

    Ermite, puis supérieur du monastère du Sinaï au viie siècle, Jean Climaque nous a légué un chef-d'oeuvre qui peut être considéré comme la charte du monachisme byzantin. Hors du monde orthodoxe, son rayonnement fut également considérable : qu'on pense à l'influence qu'il exerça notamment en France sur l'abbé de Rancé.
    L'Échelle sainte n'est ni une règle ni un traité systématique ; autour de chaque grand thème de la vie spirituelle, l'auteur regroupe des aphorismes, des sentences, parfois des récits plus ou moins étendus, où se révèlent à la fois sa connaissance de toute la tradition antérieure, sa profonde expérience personnelle de l'ascèse et de la vie de prière en toutes ses étapes, et une longue pratique de la paternité spirituelle. La densité de la doctrine théologique et anthropologique sous-jacente à l'exposé, la poésie des images, l'émotion de certaines confidences voilées confèrent à l'ouvrage une variété, un charme et une force qui, aujourd'hui encore, gardent tout leur attrait et leur efficacité.

  • À travers les huit textes ici réunis, c'est un Grégoire de Nysse non pas seulement théologien ou polémiste qui se révèle, mais avant tout le pasteur d'une petite cité de Cappadoce. Le propos qui est le sien dans ces lettres et ces homélies est, en effet, celui d'un législateur rappelant les règles de la pénitence et la manière de les appliquer, celui d'un pédagogue et d'un exégète répondant aux questions posées sur certains passages de la Bible, celui d'un évêque qui, dans ses prédications de carême, invite les catéchu- mènes à ne pas retarder leur baptême, celui d'un moraliste et d'un spirituel exhortant tous ses fidèles à se conduire avec chasteté, celui d'un prédicateur demandant à ses fidèles d'accepter son autorité bienveillante même lors- qu'il leur adresse des reproches. C'est encore lui qui les engage à pratiquer la bienfaisance et l'amour du prochain, en particulier envers les pauvres et les lépreux.
    Ainsi sortis de leur relatif isolement - certains d'entre eux n'ont jamais reçu de traduction française jusqu'ici -, ces textes, datés pour la plupart autour de l'année 380, permettent de mieux découvrir la dimension concrète de la pensée du Cappadocien.

  • Né vers 300, Athanase est ordonné diacre par Alexandre d'Alexandrie, qu'il accompagne au concile de Nicée en 325 et auquel il succède comme évêque en 328. Suit un épiscopat marqué par 5 exils, que lui valent sa défense acharnée de la foi de Nicée : l'affirmation qu'en Dieu le Fils est « consubstantiel » au Père rencontre en effet l'opposition non seulement des ariens qui nient la divinité du Fils, mais aussi du pouvoir impérial et de la majorité des évêques. Il meurt en 373.
    Les trois Traités contre les ariens d'Athanase sont non seulement la plus grande oeuvre théologique que l'Alexandrin a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. De plus en plus isolé en Orient, et comprenant que les alliances et les luttes politiques ne régleront rien à long terme, il décide de s'expliquer longuement sur le fond du débat, c'est-à-dire sur son combat théologique et ecclésial pour la foi de Nicée, en répondant point par point aux arguments ariens. Il rédige, probablement en deux moments (entre 339 et 362), ces trois Traités où, à la fois polémiste et catéchète, il déploie sa pensée trinitaire.

  • Écrit par Libératus, diacre de Carthage, ce Breviarium traite en 24 chapitres des controverses christologiques en Orient, depuis la prédication de Nestorius jusqu'à la promulgation du 1er édit de Justinien contre les Trois Chapitres (428-544). Condensé original d'informations ecclésiastiques d'une richesse rare, ce récit, composé en latin sans doute peu avant 566, forme un objet historiographique plutôt insolite. Libératus ne semble pas toujours tenir la concision de l'« abrégé » pour une exigence première. Mieux, il paraît s'inspirer du modèle des Histoires ecclésiastiques, jusqu'à citer in extenso des documents majeurs, pour mieux saper, avec discrétion, les fondements de la politique impériale visant à condamner Théodore de Mopsueste et certains écrits de Théodoret de Cyr ou Ibas d'Édesse. Car l'oeuvre est partiale et même partisane : Libératus, lui-même impliqué directement dans la phase ultime du conflit, entend rendre justice à la conception strictement chalcédonienne des deux natures du Christ, en proposant une lecture alternative de l'héritage de Cyrille d'Alexandrie. Il témoigne ainsi d'une vision originale de l'Église qui ne se réduit pas à celle de Rome ou d'Alexandrie.
    Ici traduit pour la première fois en français, l' Abrégé constitue une source majeure et une clé nouvelle pour comprendre cette période mouvementée du christianisme ancien.

  • Le phénomène de la conversion est complexe, il est à la fois individuel, psychologique, existentiel et collectif : social et politique. S'il a déjà fait l'objet de recherches, celles-ci sont souvent d'ordre analytique, alors que ce numéro vise à en donner une présentation synthétique.
    Partant de la conversion d'Augustin, qui a un rôle paradigmatique, dans la mesure où elle est à la epistrophè et metanoia, nous rechercherons ce qu'il en est de la conversion d'autres auteurs. Nous envisagerons également la manière dont ils parlent de la conversion et préciserons s'ils en font ou non un principe herméneutique de leur oeuvre.

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