• Prier 15 jours avec Pierre Joseph Triest (1760-1836) était un homme de Dieu qui a consacré toute sa vie au soin des pauvres et des malades. Saint Vincent de Paul a été son exemple.Servir avec respect et amour était l'adage de sa vie. A cette fin, il a fondé quatre congrégations axées sur la santé. Pour le père Triest, la charité est une triade d'amour, de compassion et d'engagement concret, complétée par le professionalisme. En Belgique, il a également été un pionnier dans l'approche humaine et professionnelle de la prise en charge des malades mentaux.
    Ses conférences et ses sermons sont l'opportunité de rencontrer une personne habitée, saisie par l'amour de Dieu et dont la vie avait pour but de répondre à cet amour par une vie de prière intense et de rayonner cet amour par la charité envers les plus nécessiteux.

  • Emporté dans une discussion regrettable d'accepter ou non l'euthanasie chez les patients psychiatriques qui sont soi-disant à bout de traitement, cela m'a incité à réfléchir plus profondément sur les éléments fondamentaux sur lesquels nos réflexions et actions éthiques devraient être basées et à pénétrer plus profondément dans les fondements ultimes sur lesquels notre vision de la vie et le respect pour la vie devraient être construits et en même temps à découvrir pourquoi il est aujourd'hui devenu si difficile d'arriver à une position claire et à ne pas nous perdre dans des sentiments qui remplacent les arguments ou même les catégorisent comme impitoyables. Bien sûr, je l'ai fait en tant que chrétien et je me suis basé sur ce que l'Eglise catholique me donne comme direction.

    Pendant cette navigation à contre-courant, j'ai rencontré le Prof. Jérôme Lejeune, le généticien français qui a fait un travail révolutionnaire dans la recherche sur le syndrome de Down, et qui, par cette recherche, est devenu de plus en plus convaincu de la protection absolue de la vie. Je voudrais donc lui dédier cet ouvrage à titre posthume et l'offrir hardiment à tous ceux qui, en ces temps controversés, continuent à défendre courageusement la vie : la vie nous est chère, parce que nous continuons à considérer la vie comme un cadeau de Dieu et que nous voulons alors aussi la chérir et bien la gérer depuis le moment où elle commence, jusqu'au moment où elle atteint sa fin naturelle.

  • Avec la loi dépénalisant l'avortement, le couvercle de la boite de Pandore fut soulevé. Pourrait-on la refermer un jour ? La voie fut ouverte à la dépénalisation de l'euthanasie qui, en Belgique, a été étendue aux mineurs et est en débat à propos des personnes démentes. « Chaque compromis en serait un de trop parce que sapant l'enceinte de la dignité et de la raison d'être absolue de toute forme de vie humaine, de la conception à la mort naturelle. » Le Frère René Stockman stigmatise la volonté absolue d'auto-détermination de l'homme qui prime désormais sur celle, plus fondamentale, de protéger la vie, et ce au nom d'une reformulation de la dignité humaine. A partir, notamment, de la vision biblique de l'être humain, ces pages élargissent la question : comment puis-je, dans mes actions, promouvoir la bonne vie, pour moi-même et pour mon semblable, et ainsi pour l'humanité ? Un livre engagé, un plaidoyer pour une infinie dignité de l'homme, notamment par les soins palliatifs.

  • Où pouvons-nous trouver l'inspiration pour devenir aujourd'hui des êtres de miséricorde? Lorsqu'il s'agit de compassion envers ceux qui souffrent, les quatorze oeuvres de miséricorde restent des pistes toujours actuelles qui peuvent nous orienter.
    Si l'amour est la racine, et la compassion, la tige, les oeuvres de miséricorde sont alors les magnifiques fleurs multicolores qui rempliront le vase de la miséricorde. Bien que le commandement de l'amour reste pour nous tous une invitation bouleversante, surtout quand on nous demande d'aller jusqu'à aimer même notre ennemi, ce sont les oeuvres de miséricorde qui donnent un canevas, une direction à l'incommensurable et le rendent plus accessible et réalisable. Les oeuvres de miséricorde deviennent alors des tremplins pour suivre la voie du commandement de l'amour.
    C 'est cette invitation qui continuera à vibrer en nous : « Sois miséricordieux, comme l'est mon Père. » Nous y aspirons : que nous puissions également laisser un soupçon de cette grande miséricorde grandir dans notre propre vie en espérant que par ce biais, le monde connaisse un peu plus de miséricorde. Car c'est ce dont nous avons tant besoin aujourd'hui : la compassion pour guérir les blessures et le pardon vers le chemin de la réconciliation.

empty