• Martin Luther

    Matthieu Arnold

    • Fayard
    • 8 Mars 2017

    Le combat de Martin Luther (1483-1546) contre les dérives de l'Église de son temps a été à l'origine d'un renouveau de la piété, mais aussi de la fracture de la chrétienté occidentale qui perdure jusqu'à aujourd'hui.
    À l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme, Matthieu Arnold suit Luther à travers l'ensemble de sa vie et de son oeuvre : ses grands traités, sa traduction de la Bible, sa correspondance, ses catéchismes, ses cantiques, ses prédications ou encore ses Propos de table. Il nous fait découvrir ainsi un personnage plus riche et plus complexe que le pourfendeur de la papauté ou l'adversaire d'Érasme : le porte-parole d'un message réconfortant et le génial inventeur de la langue allemande ; un mari facétieux, promoteur de l'instruction des femmes ; un homme d'une intense sensibilité religieuse, qui fut appelé à s'exprimer aussi dans le domaine de l'éducation, de l'économie et de la politique. Grâce à l'étude des écrits de ses contemporains, Matthieu Arnold resitue Luther dans son époque pour mieux en mesurer l'influence, dans tous les milieux sociaux.
      Professeur à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg, membre honoraire de l'Institut universitaire de France, Matthieu Arnold est le premier historien à avoir consacré une étude systématique à l'immense corpus des lettres de Luther. Il a notamment édité Martin Luther, Les Quatre-vingt-quinze thèses (Olivétan, 2014), et il co-dirige l'édition des Oeuvres de Luther dans la Bibliothèque de la Pléiade (t. I, 1999 ; t. II sous presse). 

  • Par le témoignage de vie de Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), on découvre une figure engagée face à Hitler , qui lui coûta la vie. Dietrich Bonhoeffer, pasteur et théologien, n'a jamais opposé prière et action. Pasteur de paroisse, puis chargé de la formation des jeunes pasteurs de l'Église confessante (opposée aux nazis), il n'a cessé de composer des prières (en prose ou en vers) témoignant d'une profonde spiritualité. Nombre d'entre elles sont d'autant plus émouvantes qu'elles ont été rédigées en cellule, durant les deux années de captivité de Bonhoeffer.
    En outre, l'actualité des prières de Bonhoeffer tient au fait que, dès les années quarante, il a anticipé la sécularisation actuelle : un monde qui pense pouvoir se passer de Dieu. Pour Bonhoeffer, dans ce contexte, le croyant ne renoncera pas à témoigner de Dieu ni à le prier, mais il le fera avec des termes qui parlent au croyant comme au non-croyant.

  • Martin LUTHER (1483-1546) est à l'origine de la Réforme.
    Moine augustin, docteur en théologie, il se fait connaître du grand public en 1517 par ses 95 thèses dirigées contre les indulgences. Le débat s'élargit rapidement à la question de l'autorité dans l'Église. En 1521, Luther est excommunié et se voit conduit avec ses partisans, à son corps défendant, vers une Église séparée de Rome. En soulignant que Dieu sauve par sa seule grâce et en insistant sur l'Écriture sainte, norme de l'Église, il a exercé, jusqu'à nos jours, une influence considérable. Depuis le milieu du XX e siècle, l'Église catholique elle-même a commencé à reconsidérer son rôle et sa pensée.

  • Albert Schweitzer (1875-1965) est un personnage hors norme.
    Penseur profond, théologien et pasteur, il est aussi un inlassable homme de conviction et d'action, un musicien talentueux et un chrétien qui sans cesse cherche à conjuguer la foi et la raison.
    A l'âge de trente ans, alors qu'il a déjà devant lui une carrière toute tracée, il entreprend des études de médecine pour pouvoir partir en Afrique y soigner les populations du Congo. Il crée l'hôpital de Lambaréné, auquel il se consacre durant de longues années avec son épouse Hélène Breslau, tout en recherchant des soutiens en Europe pour financer son oeuvre. Cet engagement humanitaire lui vaut de recevoir le prix Nobel de la paix en 1953.
    Mais Schweitzer ne s'arrête pas en si bon chemin, il continue de militer contre les souffrances infligées aux animaux et s'engage contre l'arme nucléaire qui menace l'humanité. Homme libre et joyeux, Schweitzer veut nous redonner prise sur nos existences en nous exhortant à penser et à agir, à aimer et à espérer.

  • Les trois années que Calvin a passé à Strasbourg sont souvent considérées comme une simple parenthèse entre ses deux séjours à Genève (1536-1538 et 1541-1564). Pourtant, cette période s'est révélée extrêmement féconde pour Calvin, sur les plans tant littéraire que théologique et pastoral, sans oublier son mariage avec Idelette de Bure : c'est à Strasbourg que Calvin a publié la deuxième édition latine, fortement augmentée, de son Institution, et qu'il a écrit la première version française de cette somme de la théologie réformée, véritable monument littéraire ; c'est là qu'il a professé son cours sur les Romains, répliqué au cardinal Sadolet et rédigé son Petit traité de la sainte cène, destiné à réconcilier les protestants ; c'est là qu'il s'est familiarisé avec la pratique catéchétique de Martin Bucer et avec les chants des paroisses strasbourgeoises, qui ont inspiré ses Aucuns psaumes et cantiques mis en chant ; c'est grâce aux Strasbourgeois, enfin, qu'il a pu participer aux négociations politico-religieuses entre les protestants et avec les partisans de la foi traditionnelle, gagnant l'amitié de Philippe Melanchthon et l'estime des autres Réformateurs.

  • Sur la base de la correspondance de Luther avec des femmes ou portant sur elles, cette étude présente sa conception du couple, ses relations avec son épouse, ses lettres aux femmes de la noblesse, aux nonnes et aux veuves, ainsi que ses avis relatifs aux possédées, aux sorcières et aux prostituées.

  • Célèbre pour son oeuvre humanitaire à Lambaréné (Gabon), Albert Schweitzer (1875-1965) est moins connu pour sa spiritualité. Pourtant, l'action de ce médecin-théologien s'enracine dans une profonde méditation de la Bible et dans une relation étroite à Jésus-Christ. Matthieu Arnold se fonde sur ses écrits autobiographiques et théologiques, sur ses sermons et sur ses lettres pour nous présenter ses prières et ses réflexions sur la prière ; il nous convie ainsi à porter un regard neuf sur le « grand docteur de Lambaréné ».
    Qu'il ait prié avec le Notre Père, qu'il ait réagi à la maladie et à la souffrance, qu'il ait prôné la fraternité entre les hommes ou qu'il ait appelé au respect de toute créature, à chaque fois Schweitzer fut en avance sur son temps ; c'est en suivant Jésus, son Maître, qu'il devint le défenseur des droits des Africains, le protecteur des animaux et le promoteur de la paix.

  • Etudiée intensément pour la période qui va du XIIe au XVe siècle, la prédication est plus délaissée pour l'époque moderne.
    Indifférence paradoxale : les grands réformateurs, tels que Luther ou Calvin, ont été non seulement des auteurs lus, mais aussi des prédicateurs écoutés ; fille de l'imprimerie, la Réformation l'est tout autant de la prédication. Moyen privilégié pour exprimer les idées nouvelles, l'éloquence de la chaire devint rapidement - et durablement - l'un des principaux vecteurs des controverses religieuses.
    Dans une perspective interdisciplinaire et interconfessionnelle, ce volume collectif explore, du XVe au XVIIe siècle, les permanences et les mutations de la prédication dans quatre des principaux domaines du champ d'étude de l'homilétique : les sources, les formes, les thèmes et la réception.

  • Connu surtout pour son engagement face à hitler, qui lui coûta la vie, dietrich bonhoeffer (1906-1945), pasteur et théologien, n'a jamais opposé prière et action.
    Pasteur de paroisse, puis chargé de la formation des jeunes pasteurs de l'eglise confessante (opposée aux nazis), il n'a cessé de composer des prières (en prose ou en vers) témoignant d'une profonde spiritualité. nombre d'entre elles sont d'autant plus émouvantes qu'elles ont été rédigées en cellule, durant les deux années de captivité de bonhoeffer (dans une telle situation, pour quoi prier, et que signifie être exaucé ?) ; aujourd'hui encore, plusieurs de ces textes sont lus régulièrement lors des offices religieux.
    En outre, l'actualité des prières de bonhoeffer tient au fait que, dès les années quarante, il a anticipé la sécularisation actuelle : un monde qui pense pouvoir se passer de dieu. pour bonhoeffer, dans ce contexte, le croyant ne renoncera pas à témoigner de dieu ni à le prier, mais il le fera avec des termes qui parlent au croyant comme au non-croyant.

  • De septembre 1538 à septembre 1541, Jean Calvin (1509-1564) a passé, à Strasbourg, les années les plus sereines, et, sans doute, les plus fécondes de son existence : pasteur de l'Église des réfugiés français, professeur à la Haute École dirigée par Jean Sturm, il a collaboré de manière fructueuse avec Martin Bucer et les autres Réformateurs strasbourgeois. C'est à Strasbourg qu'il a trouvé, en Idelette de Bure, « l'inégalable compagne de [ses] jours ». C'est là, surtout, qu'il a rédigé la version française de sa célèbre Institution de la religion chrétienne (1541), premier véritable traité théologique en langue française.
    Les quelques 130 pièces exposées à l'occasion du 500e anniversaire de sa naissance proviennent presque toutes du riche patrimoine littéraire et iconographique strasbourgeois (Bibliothèque nationale et universitaire, Archives de la Ville et de la Communauté urbaine, Médiathèque protestante) ; de précieux manuscrits y côtoient des impressions du 16e siècle rarissimes, voire uniques.
    Ces documents témoignent des multiples facettes de l'activité de Calvin à Strasbourg : l'auteur de l'Institution... ; le pasteur, à la fois prédicateur, catéchète, auteur d'une liturgie française et compositeur de cantiques ; le professeur, brillant commentateur de la Bible ; le Réformateur marqué par la division de la chrétienté, s'illustrant tour à tour dans des écrits de conciliation et dans des traités polémiques. L'exposition présente aussi la riche historiographie strasbourgeoise relative à Calvin, aux 19e et 20e siècles (d'Édouard Reuss à Jean Rott), ainsi que le « fonds Sarrau » : quinze lettres autographes reçues par Calvin entre 1541 et 1563, données récemment à la Faculté de Théologie protestante par le comte Gérald de Sarrau et mises en dépôt à la Bibliothèque nationale et universitaire.
    Le présent ouvrage et l'exposition qu'il accompagne n'approfondissent pas seulement notre connaissance de Calvin durant les années où Strasbourg lui accorda l'hospitalité ; ils visent aussi à frayer l'accès à la pensée du Réformateur, puisée aux sources originales du 16e siècle et éclairée par ses interprètes les plus avertis.

  • « Ce à quoi tu te tiens, ce sur quoi tu t'appuies, c'est là véritablement ton Dieu. ».

    1505, Saint Empire Romain germanique. Sur le chemin pour Erfurt en Allemagne, Martin Luther est surpris par un terrible orage. Alors qu'il pense vivre ses derniers instants, il implore Dieu et ses saints et en réchappe. Persuadé que le Seigneur lui a laissé la vie sauve, il décide de lui vouer son existence. En se faisant moine, il espère aussi échapper à l'enfer et au purgatoire au jour de son trépas. Il entre dans une confrérie de moines augustins, où il impressionne ses supérieurs par sa ferveur et son zèle. Envoyé en mission à Rome, il découvre avec stupeur à quel point la ville sainte a été dévoyée et les clercs corrompus par les richesses. Surtout, il réalise que les hommes doivent revenir aux textes originels s'ils veulent trouver le salut et changer leur vision de Dieu. À une époque où la religion fait et défait des royaumes, où les idées circulent plus vite que jamais grâce à l'imprimerie nouvellement créée, la vision de Luther est sur le point de changer le monde...

  • De saint Augustin à Martin Luther King, des anciens aux modernes, des plus illustres aux moins connus, des méditations les plus élevées aux réflexions plus concrètes, voici vingt-cinq textes, vingt-cinq regards sur Noël et la Nativité, qui cherchent, chacun à leur façon, à nous faire partager le mystère et la joie.
    Matthieu Arnold a invité des théologiens, des littéraires, des historiens et des philosophes, à choisir, à traduire et à présenter ces textes, et il en a introduit lui-même certains ; Camille Claus, dont c'est le dernier livre, a réalisé les émouvantes aquarelles qui illustrent ces pensées. Voici un calendrier de l'Avent en forme de livre, pour préparer Noël.

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