• Banquiers, maîtres de Florence, papes, humanistes et mécènes, les Médicis ont incarné la Renaissance italienne. Du XIVe au XVIIIe siècle, ils ont été des acteurs majeurs de l'échiquier politique européen.
    De Cosme l'Ancien à Laurent le Magnifique et Cosme Ier, premier grand-duc de Toscane, l'ascension des Médicis a été exceptionnelle : ils ont marié leurs filles à des rois, ont prêté de l'argent aux monarques, sont devenus papes et ont été au coeur des grands courants sociaux, culturels et politiques de leur temps. Rois sans couronne, ils ont été les maîtres de la République de Florence.
    Encourageant et subventionnant les génies naissants, la Renaissance toscane a rayonné grâce à eux du plus magnifique éclat.
    De la Florence de Dante à la veille de la Révolution française, Marcel Brion fait revivre les passionnants destins de cette captivante lignée.

  • Il paraît presque impossible d'embrasser du même regard tous les aspects d'une personnalité aussi prodigieusement complexe que celle de Léonard de Vinci (1452-1519). N'a-t-il pas exploré toutes les branches de la science, tous les domaines de l'art ? Et pourtant, on ne connaît véritablement Vinci que si on le saisit, justement, dans l'unité de son génie, unité qui s'exprime sous les formes les plus diverses et à travers les techniques les plus variées.
    Comme artiste et comme savant, Vinci rassemble tous les éléments d'une connaissance universelle du monde. C'est cet extraordinaire effort de communion avec le cosmos, à la fois par la connaissance scientifique et par l'intuition artistique, que Marcel Brion a mis en lumière dans ce livre.
    Examinant comme une totalité les différentes manifestations de cette géniale activité, il renouvelle les études vinciennes par des interprétations par lesquelles nous découvrons, dans ces oeuvres que nous supposions familières, des arrière-plans infiniment vastes, qui atteignent les régions secrètes de la vie spirituelle du peintre de La Joconde.

  • Les borgia

    Marcel Brion

    La critique a eu beau, depuis des décennies, faire la part du mélodrame de la vérité historique, le seul nom des Borgia évoque encore l'inceste, l'orgie, le trafic d'indulgences, le poignard et le poison et tout ce qu'ils ont pu posséder de qualités (la hauteur de vues et l'habileté politique d'Alexandre, l'énergie et le courage de César, le charme et le raffinement de Lucrèce) a été comme occulté.
    Connaisseur sans pareil à la fois des choses de l'Italie et de celles de la Renaissance, Marcel Brion s'est attaché à replacer l'histoire de cette famille dans son temps : à moins de s'acharner à la juger à l'aune de notre morale du XXe siècle, elle ne mérite pas de rester éternellement dans "l'enfer" des historiens. Il nous procure un rare plaisir de lecture dans la pure tradition d'Henri Troyat ou de Stefan Zweig.

  • Michel-ange

    Marcel Brion

    « Pareil à l´éclair, je flambe au moindre feu que je rencontre », lit-on dans un sonnet adressé par Michel-Ange (1475-1564) à Tommaso Cavalieri. Ailleurs encore : « La substance de ma vie est ce qui me brûle et me consume, et en moi ce dont je vis est ce dont les autres périssent. » Ce feu intérieur, lorsque Michel-Ange taille la pierre ou peint, habite les corps : feu du dynamisme de l´action, feu de la passion, feu spirituel de la foi chrétienne forgée dans l´ascèse savonarolienne puis éclairée par les doctrines des « illuminés » du cercle des amis de Vittoria Colonna. Comme tous les grands Toscans alternativement ou même simultanément violents et tendres, comme Dante, Michel-Ange contient dans son être le plus secret cette braise du feu sacré qui, des grands sensuels aux grands mystiques, est feu d´amour.
    Cette figure du génial titan, qu´il a souhaité apparenter à l´Empédocle de Hölderlin, Marcel Brion l´a fait revivre dans ce livre passionné - et passionnant.

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