• Journal de l'humilité

    Benoît Standaert

    • Salvator
    • 28 Septembre 2017

    Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge.
    À partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité.
    C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Évangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres !
    Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.

  • L'apôtre Paul est en milieu chrétien le premier maître à penser. De tous les penseurs du Nouveau Testament, c'est son témoignage qui a le plus de profondeur et le plus d'ampleur. Sa pensée est dialectique et tout chrétien doit se frotter aux récits de l'Apôtre.
    Sa rencontre avec Jésus sur le chemin de Damas a provoqué en lui une remise en question absolue :
    Tout était à repenser, à revoir, à refaire. Grand disciple et homme de prière, ses lettres respirent un climat de prière. Il exhorte à rendre grâces.
    Tout le travail d'apôtre de Paul est une action liturgique. Dès le début de sa vie missionnaire, il vit une urgence. Il a une haute conscience de vivre l'heure de la Fin. Il est amené à parcourir des distances considérables pour fonder une communauté après l'autre.
    Au départ de tout l'enseignement de Paul sur l'amour du prochain, il y a une expérience. Il lui a été donné de découvrir qu'il était aimé divinement et la grandeur de toute sa vie est qu'il s'est laissé aimer par le Christ.
    Ses lettres contiennent plusieurs catéchèses qui visent la vie pratique, l'art de s'entendre ou comment chercher l'unité dans la diversité des dons et des services. Au coeur de l'exhortation, il y a « recherchez l'unité ».

  • Tout moine se doit d'écrire une fois son commentaire sur le Cantique des Cantiques. Celui de Benoît Standaert a été composé en deux fois : d'abord comme un journal, lors d'un séjour en ermite près du lac de Garde ; ensuite comme un essai, né dans l'ambiance pascale, car ce chant est par excellence le rouleau de fête pour la Pâque, tant juive que chrétienne. Le moine pratique sa lectio divina - ou lecture du coeur - en ouvrant chaque matin son désir pour rejoindre celui qu'habite le texte. « Le Désir de Dieu est Bonté », selon Levinas. Cette quête menée par l'auteur débouche sur le rayonnement d'un « Visage sans trait » qui, disait saint Bernard, « transforme ».

  • Commenter la Règle de saint Benoît est un acte de tradition, de transmission.
    Celui qui ouvre le texte se trouve en présence de la plus grande synthèse de l'histoire monastique ancienne qui déterminera aussi son déploiement occidental. S'appuyant sur ce contexte, le commentaire du père Benoît Standaert reconnaît l'art du maître et l'admire, tout en gardant régulièrement l'oeil ouvert sur le contexte nouveau qu'est le nôtre, avec de nouveaux défis et d'autres faiblesses culturelles.
    Ainsi, lecteurs et lectrices sont invités à être autocritiques et à devenir créatifs dans la fidélité à la sagesse qui régit ce document exemplaire. L'écoute-obéissance à la Parole ouvre un chemin, une manière de vivre, qui engage toute la personne. Alors, grâce à la protection de Dieu, celui qui se hâte vers la patrie céleste ne pourra qu'aboutir.

  • Les trois colonnes du monde fait référence à la parole d'un maître juif du Talmud selon laquelle « le monde repose sur trois colonnes : l'étude de la Torah, les actes de prière, et les oeuvres de miséricorde ».
    Pour Benoît Standaert, ce n'est pas le judaïsme, ni même le christianisme qui repose sur ces trois colonnes (que sont donc l'étude, la prière et la charité) : c'est bien, comme le dit la citation, « le monde » lui-même. Il y a donc une dimension anthropologique et universelle à ces trois activités humaines.
    Étudiant une à une ces trois « colonnes », l'auteur nous accompagne à travers la tradition (et l'interprétation de tableaux reproduits dans un cahier photos) pour nous offrir en condensé à la fois un manuel de lecture de la Bible, un guide de prière, et une réflexion sur l'amour.

  • Le texte de Marc, longtemps négligé, est aujourd'hui reconnu comme le premier et le modèle des trois autres évangiles.
    Il semble même qu'il existe une sorte de connivence particulière entre cet évangile et notre génération, et l'on peut se demander s'il n'y a pas une similitude de situation et de sensibilité.
    En replaçant Marc dans son contexte historique et littéraire et en étudiant pas à pas son évangile, ce commentaire nous fait découvrir la force et l'unité profonde du texte et nous permet d'esquisser un portrait de l'homme, Marc.

  • Un bonheur, en lien avec le Seigneur, voilà le fruit de cette étrange «crainte», recommandée par toute la tradition, tant biblique que patristique ou monastique, et pourtant si difficile à proposer aujourd'hui.

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