• C'est André Wénin, Docteur en sciences bibliques de l'Institut biblique pontifical de Rome et Professeur émérite d'Ancien Testament à l'université catholique de Louvain, qui se fait ici votre guide pour découvrir le livre des Juges.
    Identification de l'auteur ou des auteurs, contexte scripturaire, historique, culturel et rédactionnel, analyse littéraire, structure et résumé, examen détaillé des grands thèmes, étude de la réception, de l'influence et de l'actualité, lexiques des lieux et des personnes, chronologie, cartes géographiques, bibliographie : les plus grands spécialistes de l'Écriture se font votre tuteur. « Mon ABC de la Bible », ou la boîte à outils d'une lecture informée et vivante du Livre des Livres.

  • A partir de grandes figures bibliques et d'événements relatés par les Ecritures, l'auteur s'intéresse à ce qui fait la paternité et aux grandes étapes qui « font » un père. En parcourant le chemin qui fait devenir « père », il étudie aussi les voies de traverse qui défigurent l'homme-père : l'absence, la violence, etc. Le père est aussi le signe d'une lignée, d'un héritage qui peut être poids ou grâce. Pour l'homme biblique, la descendance comme l'ascendance est importante et permet l'appartenance à un peuple. De nombreuses indications pour vivre aujourd'hui une juste paternité.

  • Les «dix Paroles» trônent au coeur de la loi biblique. Elles composent la charte de l'alliance entre un Dieu qui s'y présente d'emblée comme celui qui donne liberté et vie et un peuple qu'il invite à entrer dans une dynamique permettant de cultiver ces dons

  • Bien des lectures de la Bible semblent accepter comme évidentes des images de Dieu et de l'être humain qui, au début de la Genèse, sont pourtant avancées par le serpent d'une part, Dieu est supérieur à l'homme et entend le rester bien qu'il condescende à faire alliance avec lui en vue de son salut ; d'autre part, l'être humain a nécessairement besoin de Dieu pour s'en sortir, à condition qu'il lui soit obéissant.
    Entre eux deux, une forme de concurrence, qui peut certes être dépassée dans une alliance, mais au prix de la soumission de l'homme, dont on croit qu'elle est l'unique chemin vers la liberté. Démontant ces présupposés, ce livre entend proposer une autre lecture de ce que le premier Testament dit de l'alliance entre Dieu et l'être humain, ainsi que d'un agir qui soit cohérent avec cette alliance de liberté.
    La lecture de quelques " grands textes " permet d'esquisser une image d'être humain créé libre et appelé à faire place à toute altérité en vue de son propre épanouissement. S'il reçoit comme un don la vie et les biens, la reconnaissance lui apprendra à s'ouvrir à la justice et à la solidarité et à se détourner des violences qui font le malheur des bourreaux aussi bien que celui des victimes.

  • on aborde souvent les premiers chapitres de la genèse en " pièces détachées " privilégiant les pages célèbres : adam et eve, caïn et abel, le déluge, la tour de babel...
    ici, andré wénin prend en compte genèse 1,1 - 12,4 comme un ensemble littéraire unifié et en donne une lecture narrative, articulée avec une interprétation théologique et anthropologique soucieuse d'expliciter le lien étroit avec la suite immédiate : l'appel d'abraham. lecture exigeante de construction du sens, d'une vérité qui est à la fois celle du texte et celle du lecteur. l'auteur prend au sérieux le caractère mythique de ce récit : une histoire se raconte, celle des premiers pas des humains entre eux et avec dieu, histoire complexe où sont visitées tour à tour les grandes questions de la vie que le texte biblique évoque avec force : la relation homme-femme, la violence, la mort, la vie en société, le rapport à la transcendance...
    ce début du livre de la genèse raconte avec beaucoup de rigueur et de précision comment des choix malheureux posés par les humains mettent en péril le projet divin d'un monde d'alliance où l'harmonie permet l'épanouissement de toute vie grâce à la bénédiction du créateur. mais dans les impasses, dieu se tient à côté d'eux pour leur rouvrir un chemin de vie, sans violer leur liberté ni les priver de leur responsabilité.

  • Dieu, casse leurs dents dans leur gueule !
    Dieu des vengeances, montre-toi !
    Dieu, si tu voulais tuer le méchant !
    Ces prières sont-elles celles d'un terroriste convaincu qui veut attirer Dieu dans sa rage assassine ?
    Ces cris sont pourtant tirés des Psaumes de la Bible. Des imprécations d'une telle violence que l'Église les a expurgées du Psautier des fidèles. A-t-elle bien fait ? Pour André Wénin une telle censure n'est guère opportune.
    Mais alors, que penser de ces textes ? S'il faut les lire, voire les prier, dans quel esprit le faire ?
    En contextualisant ces psaumes, en dégageant leur cohérence interne et en cernant au mieux les traits du psalmiste qui prie de la sorte, l'auteur fait découvrir et apprécier ceux qui ont rédigé ces textes ainsi que la force et la vérité profondément humaine de ceux-ci. Ils apparaissent alors comme des fenêtres ouvertes sur le monde accablé par le mal, sur l'être humain qui s'y trouve en proie à l'injustice et à la souffrance, sur la foi en un Dieu qui, parce qu'il est vie et liberté, ne peut souffrir que le mal l'emporte.

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  • Ce-104. le livre de ruth

    André Wénin

    • Cerf
    • 22 Juin 1998

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  • Qu'est-ce qui, fondamentalement, donne sa force à l'histoire d'Abraham ? Quel en est le fil rouge ? Où trouver l'unité dans les épisodes disparates du récit de la vie du Père des croyants ? Comment Dieu, par sa pédagogie, façonne-t-il progressivement celui qu'il a élu ?
    À partir d'une lecture suivie du texte de la Genèse, André Wénin nous conduit au coeur de cette relation édifiante, au sens propre du terme, que Dieu tisse patiemment avec le patriarche et à qui il ne fait pas que promettre une terre et une descendance. Cent années, de Kharan à Beér-Shèva, au cours desquelles Abraham acquiert, conformément au projet divin, une consistance humaine et spirituelle ; cent années pour apprendre à vivre avec lui-même, Sarah, Ismaël, Isaac et les autres.
    Voici le portrait d'une figure biblique fondatrice par l'un des meilleurs spécialistes de l'Ancien Testament.

  • Le livre des Juges n'est guère connu. Il est pourtant, au plan littéraire, un des plus beaux de la Bible hébraïque. Si la tradition chrétienne ne le valorise guère, c'est sans doute en raison des nombreuses histoires de violence qu'il contient et d'une théologie à l'apparence simpliste. Cet ouvrage, qui privilégie l'approche narrative, a l'ambition de fournir des clés pour aborder ce livre biblique. À partir du prologue des Juges (1,1 -3,6) et d'une lecture de l'ensemble du livre, André Wénin invite à y lire le récit de la pédagogie patiente du Dieu de l'alliance vis-à-vis d'un peuple auquel il cherche à se faire connaître, mais dont la résistance finira par le mettre en échec. Il propose ensuite sa lecture de quatre épisodes relatant des faits violents. L'analyse montre que l'essentiel tient à la façon de raconter qui «programme» la réaction émotionnelle du lecteur et l'amène ainsi à se positionner face à ce qu'il lit. La force de ces récits réside dans leur capacité à «racheter» l'inhumain de la violence au moyen de l'art et de sa faculté d'éduquer à la réflexion et aux choix éthiques.

  • L'histoire de Joseph, qui clôt le livre de la Genèse (chapitres 37 à 50), est de celles qui gagnent à être lues de près.
    Serrant la dramatique narrative du récit, la lecture d'André Wénin met en évidence l'anthropologie des relations familiales qui la sous- tend. La saga de Joseph et de ses frères - de Jacob et de ses fils - nous permet de poser un regard à la fois lucide et optimiste sur les conflits. Au fil des péripéties, le narrateur nous fait entrevoir la possibilité de traverser les crises en déjouant les pièges du mensonge et de la violence.
    Le récit de Joseph devient ainsi comme un miroir qui renvoie le lecteur à une question personnelle et universelle : qu'est-ce qu'être frère ? Comment inventer des chemins de fraternité au coeur même des déchirements qui semblent mener à l'impasse ?

  • Le récit du passage de la mer Rouge au chapitre 14 de l'Exode reste bien connu. Peut-être l'est-il, d'ailleurs, parce qu'il est un des très rares textes bibliques mettant en scène une violence divine, qui a trouvé grâce aux yeux des censeurs liturgiques, contraints sans doute par la centralité irremplaçable de ce texte dans la Bible, mais aussi dans la symbolique de la résurrection. Car c'est bien un passage de la mort à la vie que cette page raconte. Ce moment où Yhwh brise les chaînes de son peuple, en le libérant non seulement de l'esclavage d'Égypte, mais aussi de sa complicité intérieure avec ses oppresseurs.

    Préfiguration de la résurrection de Jésus, mais aussi du baptême qui associe le croyant à la mort de son Seigneur pour qu'il participe à sa résurrection et soit une créature nouvelle, ce passage d'Exode a d'abord servi de matrice à la majorité des textes bibliques évoquant le salut offert par Dieu à son peuple.

  • Pourquoi une telle violence dans la bible, tant d'êtres brutaux au fil de ses pages? pourquoi souvent son dieu ne cède-t-il en rien aux hommes sur ce plan? la présence massive de la violence, en particulier dans le premier testament, dérange en effet.
    A cause d'elle, d'aucuns voudraient que les croyants renvoient ce livre aux oubliettes de l'histoire, comme un sombre témoignage du potentiel destructeur que constitue toute religion. et des chrétiens préfèrent ignorer des pans entiers de ce livre, pourtant au centre de leur foi, indispensable pour saisir le message du nouveau testament. bibliste de renom, andré wénin répond à cette critique: tout le paradoxe de la sagesse de la bible est justement d'indiquer à l'humanité des impasses à éviter, en premier lieu la violence.
    Pour cela, il lui faut cultiver la justice et, lorsque celle-ci connaît des dérives, aller plus loin, vers la fraternité, la sagesse véritable. car le dieu de la bible ne veut pas le malheur de l'homme, mais sa vie et son épanouissement.

  • André Wénin présente une lecture exégétique des grands récits bibliques de la royauté en Israël, et des études vivantes des grands personnages de cet ensemble. Période fondatrice depuis la conquête de la terre jusqu'à l'exil du dernier roi de Juda.
    Il adopte une lecture narrative des textes (livres de Samuel et des Rois) qui s'attache ainsi à mettre en évidence la construction littéraire de cette saga tragique. Le peuple veut ressembler aux autres nations et empires guerriers, il réclame alors un roi. C'est Samuel, le prophète, qui malgré ses propres doutes sera chargé de « reconnaître » et d'oindre le premier roi d'Israël, Saül. Suivront David et Salomon. La femme, Bethsabée ou les « nombreuses femmes » de Salomon, est bien présente dans cette histoire qui se déploie comme une véritable tragédie shakespearienne du pouvoir, du désir et des ambitions.
    André Wénin décrypte également les signes de la royauté, ceux-là mêmes qui construiront la royauté messianique dans la chrétienté, et l'institution royale de l'Occident.

  • Comment distinguer l'oeuvre de Dieu et la part du diable ? Qu'Il soit buisson ardent, voix ou souffle parfois aux confins du silence : dans sa révélation, Dieu demeure insaisissable. Pour tenter de le connaître, de le rencontrer, l'homme doit se frayer un chemin, discerner Celui qui est dans la toute-puissance qu'il manifeste. Quitte à Le confondre avec ce qu'il n'est pas, voire avec le diable.
    Dans la Bible, l'adversaire travestit la vérité pour mieux conduire qui il égare à sa perte. Le démasquer revient alors à dévoiler le mensonge. Est-ce à dire que connaître les contours de la vérité divine résiderait d'abord dans la connaissance de son contraire ? Ce contraire est l'idole, ce faux-semblant dans lequel l'homme s'enferme quand il se fait un dieu à l'image de ses désirs et de ses peurs. Croyant trouver le divin, il ne fait que s'aliéner, en devenant l'otage de ce qui l'habite et le hante. Or, l'image inaugurale de l'idole, c'est le serpent de l'Éden dans lequel l'Apocalypse verra le diable, cet ange déchu. En rendant manifeste ce que l'histoire du salut et l'odyssée de la conscience ont d'intriqué, André Wénin donne ici une leçon non seulement d'exégèse, mais encore de spiritualité.

  • La ligature d'Isaac au chapitre XXII de la Genèse constitue sans doute le sommet de l'histoire d'Abraham.
    Lu superficiellement, l'ordre initial de Dieu apparaît scandaleux, incohérent, inhumain. Mais est-ce bien la mort d'Isaac que Dieu réclame pour tester Abraham ? Et si la première épreuve d'Abraham consistait à devoir interpréter une parole ambiguë, et à dévoiler ainsi la vraie nature de sa relation à Dieu et à son fils ? L'approche narrative de cette page difficile et sublime permet d'apprécier à sa juste valeur l'art de la mise en scène dont font preuve les narrateurs bibliques.
    Elle donne aussi d'entrer plus profondément dans l'épaisseur de la vérité du texte, une vérité qui se fait jour quand le lecteur se risque à lire lui-même, à l'aide d'une méthode à la fois souple et rigoureuse.

  • Au moment où Marcel Gauchet publie le troisième volume de sa somme sur "L'avènement de la démocratie", et poursuit sa réflexion sur cette doctrine et ce mode d'organisation politiques en termes de sortie de l'ordre religieux, il peut paraître provocateur de revisiter les conceptions bibliques du pouvoir et leurs sources.
    Cela se révèle toutefois instructif. De manière assez étonnante - et alors que la Bible a souvent été instrumentalisée au service du pouvoir et à la justification d'un ordre établi -, la question du pouvoir dans la Bible a été assez peu abordée pour elle-même par les exégètes. Pourtant rares sont les pages de l'Écriture qui ne mettent en scène l'une ou l'autre forme et manifestation, légitime ou illégitime, de pouvoir : pouvoir du Dieu créateur et rédempteur, pouvoir des rois qui dominent sur les nations et se font appeler par elles bienfaiteurs (Lc 22, 25) ; pouvoirs des prêtres et des élites intellectuelles sur le peuple ; pouvoir des riches sur les pauvres, des hommes sur les femmes, des aînés sur les cadets, des maîtres sur les esclaves, des forts sur les faibles ; contestation de tous ces pouvoirs par les prophètes, Jésus y compris, et parfois, renversement inattendu de ces rapports de domination (1 Co 1, 25-29) ; force de la Loi ; etc.
    L'ambition de ce livre est de proposer - en douze contributions - un parcours biblique (du Lévitique à l'Apocalypse) qui permette d'entrevoir quelles figures du pouvoir (humain et divin, civil et religieux, spirituel et temporel) l'Ancien et le Nouveau Testament mettent en scène et, surtout, quels discours ils tiennent sur la manière de l'exercer.

  • Après avoir campé un cadre théorique concernant les liens profonds entre supplication et louange dans le Psautier, André Wénin commente quelques psaumes pour tenter de montrer les articulations théologiques principales du Livre des Louanges.
    Les psaumes apparaissent ainsi comme la prière d'un être en marche. Du cri de révolte à l'action de grâces, ils témoignent largement des sentiments humains, dont aucun n'est indigne de Dieu et de la prière : chagrin, déréliction, révolte, culpabilité, vengeance, mais aussi confiance, allégresse et amour.

  • Un psychanalyste, Jean-Pierre Lebrun, et un bibliste, André Wénin, se risquent au dialogue. Le premier parce qu'il est intéressé par la capacité des textes fondateurs de notre culture à dire la spécificité de l'humus humain, le second parce qu'il est convaincu que la psychanalyse développe une approche de l'être humain qui n'est pas étrangère aux textes qu'il travaille.

  • Ce livre paraît au moment précis où la redécouverte des saveurs de la narration biblique prend son essor. Il cherche à donner le goût de ces nouvelles façons de « goûter la Bible ». Il montre la fécondité de nouvelles techniques d'étude et de lecture.
    Aux lecteurs fatigués de lectures convenues, ce livre ouvre les portes d'un questionnement original de la Bible. Il appelle à mieux prendre en compte la place du lecteur et montre en quoi le récit biblique est un texte qui lui est adressé.
    Parmi les grands textes étudiés : les quatre Évangiles, la Genèse, l'histoire de David et Nathan... Parmi les grandes questions abordées : l'art de l'intrigue, la diversité des points de vue, la construction des personnages, l'ironie biblique...

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