• Né dans un bidonville de la banlieue de Douala au Cameroun, Petit Wat est un adolescent haut en couleurs qui fait les quatre cents coups avec ses copains. Mais, sans avenir chez lui, il prend la douloureuse décision de partir pour accomplir son rêve : faire un boza, passer en Europe. Avec un sac à dos troué et une immense foi en lui-même, Petit Wat découvre de nombreux dangers. Abandonné par un passeur aux portes du Niger, il doit affronter ghettos et déserts. Arrivé au Maroc, il rejoint des centaines de jeunes déshérités qui s'organisent pour affronter le « Monstre-à-Trois-Têtes » : des barrières massives séparant l'Afrique de l'Europe. Pourront-ils vraiment passer de l'autre côté ? Dans Boza !, Ulrich Cabrel et Étienne Longueville proposent un regard inédit sur les réalités migratoires. La verve des personnages et l'humour du narrateur contrastent avec les enfers qu'ils traversent, offrant à ce roman d'aventures une tonalité et un rythme captivants.

  • « Ton père est mort. » « Maman ne reviendra plus. » Et leur enfance chavire.

    Treize personnalités racontent leur parcours d'orphelin de père ou de mère : le choc du décès, le manque prégnant, le regard des autres qui change - et une construction personnelle inévitablement différente... Comment transformer cette vulnérabilité en force ? Comment continuer à faire vivre le parent disparu ? Quelle relation bâtir avec le parent restant ?
    Devenues écrivain, artiste, avocat, sportif ou personnalité politique, elles ont accepté de dévoiler cette part intime et méconnue de leur vie pour lancer un message d'espoir et de solidarité à tous les orphelins, dont la situation est encore souvent ignorée, voire taboue.

  • Une mère témoigne de la maladie de sa fille. Thaïs a 2 ans lorsque les médecins découvrent qu'elle est atteinte d'une maladie génétique orpheline : la leucodystrophie. Ce récit rend compte de leur vie quotidienne, des visites chez le médecin, des moments de joie, ainsi que de l'aventure de l'Association européenne contre les leucodystrophies.

    Ajouter au panier
    En stock
  • « Il peut arriver que les patients attendent 10 à 12 heures ! Vous imaginez le stress, pour eux et pour nous ? Alors quand il y a des enfants, c'est terrible. On les laisse parfois au milieu de patients alcoolisés ou déments. Quand ils sont pris en charge pour arriver en chirurgie, il faut traverser la salle de transit, puis un couloir plein de brancards, avec des patients parfois dénudés qu'on tente de couvrir au mieux, des patients trachéotomisés et tout ce qu'on peut voir dans un service d'urgences. Spectacle traumatisant pour un enfant. » Scène de guerre dans un lointain pays ? Non, situation quotidienne d'un service d'urgences dans un hôpital en France. Ce témoignage est l'un des nombreux récits recueillis par Nora Sahara, elle-même infirmière depuis près de 15 ans.
    Une quinzaine d'années d'exercice de la profession d'infirmière, dans le public comme dans le privé, en hôpital, en clinique, en soins à domicile, aux urgences, en psychiatrie, etc. Une quinzaine d'années d'observation et de rencontres qui ont donné lieu à des témoignages poignants, parfois déstabilisants mais toujours liés à des expériences réelles qui révèlent l'envers du décor, cette facette de notre système de soins que le grand public ne voit pas, et que le monde médical ne veut pas ou plus voir.
    La crise sanitaire que nous avons connue aura eu une vertu pour toutes ces infirmières : libérer la parole. Récit franc, direct, brut, parfois brutal, chacune de leurs histoires surprend, questionne, interpelle. Si les gens savaient...

  • Cure de campagne Nouv.

    À quoi ressemble la vie d'un curé de campagne ? À l'heure de la désertification et des crises de conscience, celui-ci a-t-il encore un rôle à jouer ? Le père Christophe Bazin en est convaincu. En charge d'une soixantaine de villages et d'une cinquantaine d'églises, il s'est mis au service des fidèles, notamment des plus fragiles, et parcourt chaque jour des kilomètres pour leur apporter son soutien. Loin du repli sur soi, il cherche la rencontre de tous, dans le cadre de missions originales. Sans négliger ses temps de prière, il doit organiser, avec son équipe (prêtres, diacre, paroissiens...), les messes et cérémonies dans son doyenné et faire face à toutes sortes de questions relatives au patrimoine, aux relations humaines, aux finances... Homme d'Église résolument moderne, il a à coeur d'évoluer avec son temps et ne craint pas d'utiliser tous les outils propres à faciliter sa tâche.
    Dans ce témoignage, l'auteur partage les joies et les doutes, les initiatives et les difficultés qui parsèment son quotidien de curé de campagne.

  • Lorsqu'elle met pour la première fois les pieds à la ferme, Camille n'imagine pas que son quotidien sera bientôt rythmé par les cris des cochons, les allées et venues des tracteurs, et le cycle des moissons. En tombant amoureuse d'Augustin, elle découvre une nouvelle vie, en pleine campagne, et troque sa tenue de citadine contre un bleu de travail.
    Elle doit alors se familiariser avec les exigences et la rudesse du monde agricole, jusqu'à devenir une agricultrice engagée, résolue à faire tourner l'exploitation malgré le spectre permanent de la faillite, de l'épuisement, et la difficulté à se faire une place dans ce monde d'hommes. Ce récit de la vie paysanne est écrit par Camille Beaurain qui a déjà témoigné de la mort de son époux et alerté l'opinion sur le suicide paysan.

  • Pour se ressourcer et faire le point sur sa vie, Stéphane Allix entame une retraite en forêt. Il ignore qu'il va se confronter à l'impensable.
    Lors d'une méditation, une vision s'impose à lui : un soldat de la Seconde Guerre mondiale meurt, touché à la gorge. Le nom de cet homme et d'autres informations lui parviennent également en pensée. L'expérience est extrêmement troublante. Pourquoi ressent-il une telle intimité avec ce personnage ?
    Obnubilé par la puissance de cette vision, il se lance dans une enquête minutieuse et découvre avec stupeur que ce soldat a réellement existé. Commence alors une aventure bouleversante durant laquelle des dizaines de questions existentielles qui se bousculent en lui depuis toujours vont enfin trouver une explication.
    />

  • « À tout' ! » lui dit son fils en la quittant. Dans la nuit, il meurt dans un accident de voiture. « Depuis cette date, je perds mon fils chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Le perdre est mon présent. Pour toujours. ».

    Psychologue-psychanalyste, Catherine Audibert nous fait partager sa douloureuse expérience de mère dans ce récit étonnamment limpide, qui soulève toutes les questions du deuil : le choc d'abord, puis l'obsession qui s'installe, les réminiscences de l'enfant qu'il fut. Entre la culpabilité, les regrets, la mélancolie et la folie tant la douleur submerge, peu à peu, l'écriture libère et accompagne le deuil, un deuil sans fin mais au cours duquel les vivants reprennent peu à peu leur place à côté du mort.

    En déployant l'histoire de vie et de mort qui la lie à son fils, le récit de Catherine Audibert va bien au-delà du témoignage singulier et s'adresser à tous les parents et à leurs proches. Un livre fort, qui chemine jusqu'à la certitude retrouvée de l'amour - et la possibilité d'une vie après.

  • En fauteuil à deux Nouv.

    Tandis que Julie rêve d'indépendance après une adolescence mouvementée, Hamou écume les boîtes de nuit en attendant de trouver sa voie. Ils ont à peine vingt ans, et ne se connaissent pas encore.
    Et puis Julie et Hamou sont fauchés en plein vol. Chacun de leur côté, un accident de voiture les laisse paraplégiques. Après leur réveil dans une chambre d'hôpital commence le long parcours de soins et de rééducation, qui les mènera vers une autre vie. Leurs jambes ne les portent plus, mais un fauteuil les aidera à parcourir le reste de la route.
    Dans ce double témoignage résolument optimiste, ils se livrent sur leurs destins croisés et leur décision de fonder une famille. Dorénavant, plus rien n'entravera leur bonheur : ni le regard des autres ni les difficultés pratiques pour élever ensemble leurs quatre enfants.

  • «Tout en toi pue la France. Plus d'une fois, mon visage a essuyé la violence de ce crachat. On m'a traitée en paria sous les injures et les coups. Si j'ai décidé de devenir française, c'est par amour pour la France, ses valeurs, ses traditions, sa culture, son passé, et c'est précisément ce qu'on me reproche. En faisant ce choix, je suis devenue Claire, le prénom de la honte.».
    Fille d'immigrés turcs, Çigdem Koç, devenue Claire Koç en 2008, va vivre un enfer. Famille, amis, collègues, tous l'accusent d'avoir trahi ses origines. À travers ce témoignage sidérant et unique, l'auteur dénonce l'échec de l'assimilation à la française.
    Une plongée au coeur du rejet du modèle républicain.

  • La première fois, j'avais six ans...

    ... Je prenais mon bain, mon père s'est déshabillé et est entré dans la baignoire. Ça a duré jusqu'à mes 14 ans, lorsque j'ai eu la force de fuir, de parler. Tous les jours des enfants sont attaqués dans leur propre maison, dans leur propre chambre.?Par ceux qui sont censés le plus les protéger. Tant que ça durera, je n'aurai pas de repos.
    Isabelle Aubry ;

    Dans ce témoignage bouleversant, Isabelle Aubry raconte le calvaire de son enfance piétinée et nous parle du combat qu'elle mène avec son association Face à l'inceste.
    En fin d'ouvrage, elle formule vingt-neuf propositions pour que l'inceste soit reconnu comme un crime spécifique et imprescriptible, et en finir avec cette loi du silence qui, chaque année, brise des milliers de vies.

    6,7 millions de français, soit 10 % de la population, déclarent avoir été victimes d'inceste. (Ipsos, novembre 2020).

  • «Ma vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire "je t'aime"».
    Tim est une «mauvaise graine». Abandonné par sa mère et battu à mort par son père, il devient à 5 ans un enfant de l'Assistance. De familles d'accueil en maisons de correction, de brutalités en humiliations, il apprend la violence et la haine. Pourtant, son immense soif de liberté et d'amour l'entraînera dans les rues de Paris, au hasard des rencontres, à la recherche d'une humanité perdue et d'un accès au bonheur... Poignant témoignage d'une enfance dévastée, cet ouvrage est aussi un magnifique éloge de l'amour, du pardon et de la vie.

    Ajouter au panier
    En stock
  • En 2015, la guerre en Syrie entre dans sa quatrième année.
    Face à la montée des périls en Orient, de jeunes volontaires ont répondu à l'appel : porter secours là où les chrétiens sont en danger. Alexandre Goodarzy est l'un d'entre eux. En 2014, ce jeune professeur d'histoire-géographie rejoint l'association SOS Chrétiens d'Orient.
    D'une révolution contre la dictature, la guerre en Syrie s'est transformée très vite en guerre religieuse où les chrétiens sont en première ligne, pris en tenaille entre un régime qui se durcit et des groupes islamistes de plus en plus sanguinaires.
    De Damas à Alep, des villes chrétiennes de Mhardeh aux portes de Palmyre, du krak des Chevaliers au Kurdistan, Alexandre Goodarzy va découvrir une autre Syrie. Une Syrie qui refuse la mainmise de Daech et d'Al-Nosra, qui se bat contre les Frères musulmans et leurs bailleurs de fonds, la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite.
    Avec son équipe, Alexandre Goodarzy va multiplier les projets de développement sur place avant d'élargir leur mission à d'autres pays : Éthiopie, Pakistan, Irak, Arménie, Jordanie...
    Partout où les chrétiens sont en danger.
    Jusqu'à ce jour de janvier 2020, où Alexandre Goodarzy et trois de ses collègues sont enlevés à Bagdad...

  • Ça a commencé, un jour de juillet, par des picotements au bout des doigts, un violent mal de tête, la perte de réflexes... Rapidement, l'état d'Angèle s'aggrave et les médecins décident de la plonger dans un coma artificiel. Le temps passe et Angèle reste dans le noir. Un noir profond où, consciente, elle crie sa douleur et sa peur, mais où personne ne peut l'entendre. Alors elle pleure à l'intérieur. Et soudain, une larme coule le long de sa joue. Une larme qui la ramène vers le monde des vivants...

    Ajouter au panier
    En stock
  • Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Elle qui n'est pas issue du milieu agricole s'installe avec lui à la ferme, où il élève des porcs. Trois ans plus tard, ils se marient.
    Mais la vie au sein de l'exploitation familiale s'avère tout sauf paisible. Pris entre le travail aux champs, les soins quotidiens apportés aux bêtes, les imprévus sanitaires ou mécaniques, un contexte économique difficile, le couple est étranglé. Très vite, il croule sous les dettes.
    Après une première tentative, Augustin, âgé de 31 ans, se donne la mort. La fin abrupte d'un quotidien qui devenait insupportable.
    Comment cet agriculteur, passionné, investi et aimant, a-t-il pu en arriver là ? Y a-t-il des coupables qui l'ont poussé au suicide ?
    Camille, veuve à 24 ans, témoigne ici avec sincérité de cette misère qui s'est emparée des campagnes au point d'en tuer ses fils.

  • Pour son troisième ouvrage, Tony Moggio a choisi de revenir sur son parcours depuis ce jour de février 2010 où il s'est retrouvé tétraplégique suite à un accident de rugby. Étape par étape, avec ce franc-parler et cet humour qui le caractérisent, il nous retrace son cheminement vers le bonheur. De la confusion des premiers jours au retour de la combativité en passant par le choc du diagnostic, il se confie sans pudeur et raconte son évolution tant physique que psychologique.
    Plus qu'une leçon de vie, il s'agit d'une immersion au coeur des pensées d'un homme qui, à vingt-quatre ans à peine, s'est retrouvé contraint de tirer un trait sur son existence pour en reconstruire une nouvelle. Un message d'espoir et d'accompagnement pour toutes les personnes malmenées par la vie, mais pas seulement, auquel fait écho le titre du livre issu d'une citation de Martin Luther,

  • Vieillir nous fait peur. Pourtant, il est possible de vivre la vieillesse dans une pleine harmonie. Sans éluder les questions posées par l'usure des corps, la maladie et la solitude, l'auteur nous enseigne un véritable « art de vieillir ». Pour écrire ce livre, elle a fait appel à son expérience de psychologue clinicienne et à ses rencontres avec des « vieillards magnifiques » comme son amie soeur Emmanuelle. Vieillir s'apprend et Marie de Hennezel se révèle un guide sûr.

    Un livre pour découvrir les clés qui permettent d'être en paix avec soi, de découvrir la joie intérieure et de donner naissance à un regard bienveillant sur le monde.

  • "On est capable de parler de vieillesse que si toute jeunesse n'est pas morte en soi".
    Elle a soixante-treize ans. Cet été-là, Isabelle de Courtivron se rend compte qu'elle a perdu en souplesse et qu'elle s'essouffle plus vite. Son ophtalmo lui a prescrit une opération de la cataracte. Son corps est usé. Elle a pris sa retraite, a du mal à adopter Instagram ou Twitter. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu'elle. Ce qui lui arrive ? L'âge. Elle est devenue vieille.
    Avec une sincérité rare teintée d'humour, Isabelle de Courtivron raconte ce basculement qu'elle n'a pas vu venir. Elle a toujours vécu en femme libre, tournant le dos à la vie conventionnelle qui l'attendait. Indépendante, voyageuse, nourrie par les féministes des années 1970, elle est devenue professeure de lettres aux états-Unis. Soudain, pour la première fois, il lui arrive quelque chose qu'elle n'a pas choisi. Le regard des autres la renvoie à son âge. Elle-même constate les transformations à l'oeuvre dans sa chair et son esprit.
    Isabelle de Courtivron livre un récit intime, sans fard, qui parlera à des centaines de milliers de femmes. Elle interroge le vieillissement au féminin, dans une société où les inégalités entre hommes et femmes se jouent à tous les âges. Elle montre cette étape de l'existence sous un jour nouveau, et permet aux lecteurs de la vivre par anticipation.

  • Ce livre nous montre que l'on peut échapper à la peur viscérale de la mort, à l'angoisse de la fin, à l'anxiété du néant. Que l'on peut partir apaisé. À condition de ne plus escamoter « la fin de vie » comme on l'appelle aujourd'hui, mais au contraire, de la préparer et même de la vivre intensément, aux côtés de ses proches et avec l'aide du personnel soignant.
    Le docteur Sylvie Cafardy accompagne au quotidien les patients, leurs familles et ses collègues soignants avec, chevillée au corps, l'idée que la mort n'est pas la fin brutale que l'on imagine. Cette conviction, elle l'a puisée dans les EMI, ces Expériences de Mort Imminente vécues par des patients. Des témoignages bouleversants, finement analysés, dont elle tire des enseignements pragmatiques à la fois pour les personnes en fin de vie ou porteurs d'une maladie chronique à pronostic défavorable, pour leurs familles et pour le personnel médical ou paramédical (infirmiers, aides-soignants...).
    Nourri d'expériences vécues, de connaissances scientifiques et de références philosophiques, ce livre s'inscrit dans la lignée des Ars Moriendi, ces Traités de la Bonne mort que l'on lisait il y a encore quelques siècles.
    Surtout, en questionnant notre façon de mourir, l'auteur nous interroge sur le sens de notre vie et les leçon

  • Vous tenez entre vos mains le moyen d'entrer dans un univers totalement à part : une maison d'arrêt. Derrière ses hauts murs, dans son vacarme incessant de bruits de clés, la Vie se fraie un passage, fragile et silencieuse.
    Témoin privilégié du cheminement intérieur des détenus, Virginie Toulouse retranscrit ici quelques-unes de ses rencontres hebdomadaires avec ces hommes en quête de liberté, de bonheur et de renouveau, devenus pour elle des frères.
    Miracles, conversions, pardons émaillent ces récits bouleversants dont le lecteur ne peut ressortir que transformé.

  • 26 août 1942. Pour répondre aux exigences des nazis, le gouvernement de Vichy ordonne la rafle des juifs étrangers dans la région de Lyon. Au petit matin, ils sont 1?016 à être arrêtés et rassemblés dans un camp de « triage » à Vénissieux.
    Nuit du 28 au 29 août 1942. Des membres d'oeuvres sociales présents dans l'enceinte réussissent à convaincre les parents d'abandonner leurs enfants et de les confier à une association, l'Amitié chrétienne, seule façon de les sauver de la déportation.
    Malgré les cris, les pleurs, les tentatives de suicide des mères, 108 enfants vont être séparés de leurs parents et exfiltrés du camp. de leur côté, 545 adultes sont conduits en autocar par les gendarmes à la gare de Saint-Priest, direction Drancy, puis Auschwitz où la grande majorité d'entre eux sera gazée.
    Dans les heures qui suivent, la police lance une chasse pour retrouver ces enfants cachés dans un ancien couvent. Mais dans des tracts, la résistance prévient :
    « Vous n'aurez pas les enfants. » L'histoire inédite du plus grand sauvetage d'enfants juifs entrepris en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Une incroyable chaîne de solidarité d'hommes et de femmes qui, sous la protection du cardinal Gerlier, primat des Gaules, avaient compris que ces enfants étaient promis à la mort.

  • J'ai pardonné

    Fouad Hassoun

    • Mame
    • 23 Octobre 2020

    A 17 ans, Fouad Hassoun est victime d'un terrible attentat au Liban, au cours duquel il perd la vue. Pour ce jeune homme brillant, fierté de sa famille et promis au plus bel avenir, c'est le noir complet, le désespoir, la colère. Pendant des années, il se reconstruit, soutenu par l'amour de sa famille, mais garde dans le coeur un désir profond de vengeance. C'est alors que l'impensable se produit : confronté au poseur de la bombe qui a bouleversé sa vie, sa rage disparaît. Il pardonne. Commence alors pour Fouad Hassoun un chemin de conversion et de grâces, dont il témoignera à de nombreuses reprises. Dans ce livre, il livre un témoignage inédit sur toutes ces années, sur la force et la grandeur du pardon, du plus impensable aux petits pardons de chaque jour, qui ne sont pas les plus faciles. Un récit magnifique, d'une profondeur spirituelle rare, qui nous pousse à nous interroger sur l'essentiel de notre vie, sur la vérité de nos rapports humains, sur la foi que nous avons en l'homme et en la réalité de la grâce de Dieu.

  • « Ce dialogue inattendu avec un homme musulman, tolérant, et pourtant père de djihadiste, représentait une extraordinaire opportunité de montrer qu'il nous était possible de parler. Si un tel échange avait lieu entre nous, alors nous pouvions abattre les murs de méfiance, d'incompréhension, et parfois de haine, qui divisent nos sociétés. » Georges Salines.
    « Aujourd'hui, c'est avant tout une histoire de confiance et d'amitié qui nous unit. Nous avons appris à nous apprécier, pour comprendre, ensemble, et prévenir. Nous avons remonté le temps, tissé le fil de nos vies et de celles de nos enfants. Pour qu'une telle horreur ne se répète jamais plus. » Azdyne Amimour.
    Georges Salines a perdu sa fille Lola dans l'attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan. Elle avait vingt-huit ans.
    De sa rencontre avec Azdyne Amimour, père de l'un des assaillants, a émergé un dialogue inédit. Georges Salines porte la mémoire de sa fille et de nombreuses autres victimes, tandis qu'Azdyne Amimour cherche à comprendre comment son fils a pu commettre des actes qu'il condamne sans appel. Poussés par une curiosité mutuelle, tous deux se racontent et déroulent le récit de « leur » 13-Novembre.
    Au fil de cette conversation, un profond respect est né entre ces deux pères que tout aurait pourtant dû opposer. Leur témoignage nourrit une réflexion apaisée sur la radicalisation, l'éducation et le deuil. Parce que s'il reste les mots, il reste aussi l'espoir.

  • J'ai profondément espéré ces entretiens avec Serge et Beate Klarsfeld. Je voulais les entendre raconter le coup d'éclat de Beate giflant le chancelier Kiesinger, les fameux procès de Cologne contre Lischka, Hagen et Heinrichsohn, ou leurs périples à haut risque en Amérique latine sur les traces de Klaus Barbie. Avant que, par leur action méthodique, toujours au péril de leur vie, la justice finisse par passer sur Papon et Touvier.

    Ce projet qui voit maintenant le jour permet de saisir au plus près les ressorts d'un engagement unique, mené par l'énergie et l'obstination d'un homme et d'une femme. Leurs voix se mêlent, chacune distincte, tendues vers un but commun. « C'est avec la même conscience professionnelle que je lave le linge sale de la famille et celui de l'Allemagne ! » a pu dire Beate.
    « Je ne suis pas seulement chasseur de nazis ; je suis surtout chercheur des âmes juives disparues dans la Shoah », tranche Serge en écho.

    Dans une époque où l'oubli avance au bras de l'indifférence, où les vérités historiques les plus établies sont impunément contestées, alors que les actes antisémites se multiplient, ces témoignages résonnent avec une infinie justesse et une actualité toujours brûlante.

    Éric Fottorino

empty