• Ceux de 14

    Maurice Genevoix

    1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n'a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d'infanterie comme sous-lieutenant... Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé : c'est la fin de la guerre pour le jeune homme.
    Entre ce mois d'août 1914 et les trois balles qui l'atteignent en avril 1915, Genevoix aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sous le feu des obus, il aura vécu le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, mais aussi, avec ses «camarades du 106», la solidarité et l'humanité partagée.
    Dès 1916 et jusqu'en 1923, Genevoix publie cinq récits de guerre, écrits dans une langue précise et humble, réunis en 1949 sous le titre Ceux de 14. C'est cette édition définitive retravaillée par l'auteur que nous donnons à lire. Plus qu'un grand classique sur 14-18, voici l'oeuvre d'un immense écrivain.

    1 autre édition :

  • L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941 par l'entrée des Panzers de l'Allemagne hitlérienne en Union soviétique, est une guerre d'idéologies : le nazisme et son armée donnent alors la pleine mesure de leur potentiel de destruction. En face, le bolchevisme stalinien radicalise sa violence : la guerre ne change pas le stalinisme, elle l'exalte. En 1941, Wehrmacht et Armée rouge sont, de loin, les deux plus gros instruments militaires de l'époque. Dix millions d'hommes s'affrontent et se détruisent lors d'opérations militaires aux proportions monstrueuses : les plus gros encerclements, les percées les plus spectaculaires, les retournements les plus improbables aussi.
    Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, femmes et enfants, soldats et civils.
    Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri brossent la fresque du plus terrible affrontement de la Seconde Guerre mondiale, passant du Kremlin au QG du Führer, des états-majors des Fronts à ceux des groupes d'armées, du NKVD aux Einsatzgruppen, des unités en marche aux usines et aux fosses d'exécution. Une somme unique et exceptionnelle.

  • Double jeu ; dessin-collages de Tomi Ungerer Nouv.

    Après le Kamasutra des grenouilles et Roulez les mécaniques, la collection du Cabinet de l'amateur propose à nouveau une rencontre avec l'univers décalé et ironique de Tomi Ungerer. On s'initie à l'art du dessin-collage, on laisse libre cours à son imagination et on découvre des associations surprenantes, parfois absurdes, toujours poétiques.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Si une part de l'oeuvre érotique de Tomi Ungerer est bien connue du grand public - on pense au Fornicon, à l'Erotoscope, à Totempole, ou encore aux dessins sur le vif des prostituées de Hambourg - celle-ci est souvent marquée par une volonté de dénoncer la mécanisation des corps ou les rapports de force sociaux. Ce Kamasutra des grenouilles est l'occasion de faire connaître en France un érotisme plus léger et rabelaisien, s'éloignant de l'érotisme noir et interprétant joyeusement les positions du Kamasutra indien.
    Impertinent, ironique et drôle, ce bestiaire érotique sait amuser et émoustiller avec grivoiserie et gaité.

  • Les histoires nationales d'antan étaient trop étroites : on aurait dit qu'un seul pays, France ou Allemagne, représentait le centre du monde. Les auteurs ont donc souhaité une nouvelle perspective, non moins sérieuse et fiable, mais un peu plus vibrante, et tissée de beaux textes et de documents captivants. Dans cette perspective, le duc d'Arenberg a conçu le projet d'un beau livre, de pair avec le Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. L'entreprise est menée en étroite collaboration avec l'Institut historique allemand de Paris. Les contributions s'attachent chacune à un beau document, et à l'un des événements, à l'un des personnages réels ou fictifs, à l'une des institutions, qui donnent du relief à quatre siècles d'histoire franco-allemande. Parmi ces documents, certains sont neufs, d'autres méconnus. Les contributions s'efforcent d'allier beauté et justesse, et elles se gardent du vocabulaire pédantesque. En évoquant précisément et passionnément les racines de notre Europe, elles parleront par là-même aussi de son avenir.

  • De l'histoire de la Résistance, on croit tout connaître et l'on se persuade que, les années passant, cette période s'est décantée de sa part d'ombre. Or, de nombreux récits demeurent encore méconnus. Découvrez dans cet ouvrage 16 destins extraordinaires, à travers toute la France :
    - Edmond Cardoze, artilleur et Résistant ;
    - André Jolit, capitaine FFI à 22 ans ;
    - Michel Slitinsky, juif et Résistant ;
    - Alain, Olivier et Francis Massart : trois frères Résistants de la France libre ;
    - François de Carrère, héros du corps-franc Pommiès ;
    - Le père Marie-Benoît, Juste et Résistant ;
    - Georges Guingouin, Résistant du Limousin ;
    - Maurice Bénézech et le maquis Bernard ;
    - Marie Skobtsov, la Juste de Ravensbruck ;
    - Laure Gatet, une femme libre dans la Résistance ;
    - Germaine Ribière, une Juste dans la Résistance ;
    - Jacques Nancy, le héros de Javerlhac... ;
    - les maquis bretons (FFI du Morbihan, FFI du Finistère, FFI d'Auray) ;
    - la poche de Saint-Nazaire (FFI Bretagne, FFI de Loire-Inférieure, 1er groupement mobile de reconnaissance à Châteaubriand) ;
    - le maquis des Vosges (groupement mobile d'Alsace, FFI d'Alsace) ;
    - les front des Alpes occidentales (bataillon de chasseurs alpins).

    Ajouter au panier
    En stock
  • L'ancienne RDA fascine, tant par son histoire méconnue que par son esthétique. Le nombre et l'ampleur des bâtiments à l'abandon en ex-Allemagne de l'Est frappent le promeneur. Combinats, cités d'habitation, Maisons de la culture... Trente ans après la chute du mur de Berlin, ce paysage fantôme est à lui seul digne d'intérêt tant il raconte d'histoires passées. Mais lorsqu'on pénètre à l'intérieur de ces lieux, c'est tout un monde disparu qui apparaît.
    L'historien Nicolas Offenstadt a pratiqué une véritable « exploration urbaine » - « URBEX » - en pénétrant plus de 250 lieux fermés, interdits ou délaissés. Il n'y a là aucun défi mais la volonté d'écrire une histoire de l'abandon : un parcours visuel et intellectuel dans l'histoire de la RDA telle qu'elle se donne à voir aujourd'hui.

    Chaque lieu présenté est éclairé par une analyse, appuyée sur des recherches de première main, des témoignages des anciens de l'Est et les travaux les plus à jour.

  • Simone Lagrange a 13 ans lorsqu'elle est arrêtée à Lyon, avec ses parents. L'homme qui la torture pour savoir où sont cachés ses frères et soeurs, c'est Klaus Barbie. Déportée à Auschwitz avec ses parents, elle sera seule à en revenir.

    Christine Szenberg est parquée avec sa famille, dans le ghetto de Varsovie, dès 1940. Peu de temps avant sa destruction, elle s'enfuit avec sa mère et sa petite soeur dans les égouts, où elles vivront cachées pendant trois mois.

    André Migdal est arrêté à 16 ans par la police française pour faits de résistance. Il tait ses origines juives. Après des séjours dans des camps français, il sera déporté en mai 1944 à Neuengamme, en Allemagne.
    />

  • Conjuguant la profondeur de l'historien et l'esprit de synthèse du journaliste, Jean Sévillia nous raconte avec talent et passion la grande Histoire de la France, des origines à aujourd'hui.
    À l'heure où certains semblent avoir honte de notre passé, il fait le choix d'insister sur ce qui nous honore et ce qui nous unit, même dans les pages difficiles de notre Histoire, afin de souligner le caractère exceptionnel de notre pays, si riche en événements et en figures de proue - convoquant Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Jeanne d'Arc, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Napoléon, Charles de Gaulle et jusqu'à nos présidents de la République.
    Oscillant de crises en révolutions, la France a toujours su surmonter ses divisions pour se réinventer et inspirer le monde, que ce soit par ses idées et ses sources - les racines chrétiennes, l'humanisme de la Renaissance, les Lumières, les intellectuels du XXe siècle - ou par ses modèles politiques successifs : la monarchie forte, l'Empire, les républiques parlementaire puis présidentielle.
    La richesse et la beauté des nombreuses illustrations forment l'écrin de ce grand récit, personnel, vivant et exhaustif, accessible à tous et qui comble une lacune.
    Le plaisir d'apprendre en élevant l'esprit insuffle la conviction de la permanence d'un destin français, et, partant, les raisons d'espérer.

  • Une année en Provence

    Peter Mayle

    • Nil
    • 1 Mai 1994

    "L'année commença par un déjeuner.
    A midi et demi, le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives : des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux ou trois heures à table, les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant, un homme qui, malgré sa corpulence, avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement, avait revêtu une tenue de circonstance : veste de smoking en velours et noeud papillon.
    Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne une rhapsodie : c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées.
    Pendant le déjeuner, ma femme et moi songions à de précédents jours de l'an, passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer Au 1er Janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo.
    Tout le monde pourtant nous le répétait : c'était absolument normal. Après tout, nous étions en Provence. ".

  • Avant les Mémoires de guerre, 1919-1945 ( « Texto », 2013) qui portent sur la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill a rédigé au début des années 1920 The World Crisis : de prodigieux mémoires sur la Grande Guerre. Churchill lui-même considérait que Les Mémoires de guerre étaient en quelque sorte la suite de La Crise mondiale, « une continuation de l'histoire de la Grande Guerre, telle que je l'ai exposée dans The World Crisis. Pris dans leur globalité, ils constituent la narration d'une nouvelle guerre de Trente Ans. » La Crise mondiale propose la même méthode : Churchill se fait le chroniqueur des événements qui ont bouleversé le monde pendant la Première Guerre mondiale. Il en est le témoin et l'un des acteurs principaux.
    Lorsque paraissent les deux premiers volumes de La Crise mondiale, au printemps et à l'automne 1923, l'écrivain Winston Churchill est bien plus populaire en Grande-Bretagne que le politicien. Ces Mémoires connaissent immédiatement un grand succès - la Grande Guerre est encore dans tous les esprits (elle n'est achevée que depuis 5 ans) - et traitent d'une période pendant laquelle Churchill est ministre. Ils donnent donc au lecteur un aperçu sans précédent des coulisses du conflit. En tant que Premier Lord de l'Amirauté, Churchill se trouve alors au coeur des affaires internationales, au plus près des leaders politiques et militaires du temps.
    Outre le style de Churchill, que l'on a toujours plaisir à redécouvrir et à lire, La Crise mondiale est un document irremplaçable : à l'appui d'une documentation considérable, Churchill livre sa vision de la Grande Guerre. On y retrouve des jugements bien tranchés sur les politiciens et les militaires de l'époque, une ampleur de vues stupéfiante, un ton épique, un style admirable et un humour omniprésent. Il se met aussi en scène, ce que résuma perfidement Arthur Balfour pour qui La Crise mondiale n'est autre que « la brillante autobiographie de Winston déguisée en histoire de l'univers ».

  • À partir d'une enquête semée d'embûches et de fausses pistes, Anne Wachsmann retrace le quotidien de sa famille pendant l'Occupation. Devenue prospère, cette famille juive d'origine allemande et polonaise s'imaginait faire partie de ces « excellents Français » chantés par Maurice Chevalier en 1939.
    À l'origine, une boîte. Retrouvée dans un tiroir familial, elle contient une centaine de cartes postales enfantines datées de la Seconde Guerre mondiale d'apparence guillerettes, mais qui laissent entrevoir pour le petit Jean-Paul et ses parents, Poldi et Lise, des déménagements, des séparations, la nourriture qui fait défaut, la peur, le bruit des armes.
    Cette recherche quasi-obsessionnelle porte Anne Wachsmann, avocate comme son père et son grand-père, héros de cette histoire, de Strasbourg à Agen, de la Suisse à l'Allier, en passant par Auschwitz, Marseille ou Grenoble. Elle convoque les écrits de nombreux historiens et les témoignages d'écrivains sur la vie des juifs sous l'Occupation (Georges Perec, Patrick Modiano, Anne Sinclair,...), compulse les archives.
    D'une écriture fluide, l'auteure fait revivre avec sa rigueur de juriste la vie quotidienne de sa famille durant ces années noires, une famille en état d'alerte permanent mais qui sera préservée du pire grâce au soutien de quelques héros anonymes et à l'amour sans faille qui l'unit.
    Publié avec le soutien de la Fondation d'entreprise La Poste

  • Avant les Mémoires de guerre, 1919-1945 ( « Texto », 2013) qui portent sur la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill a rédigé au début des années 1920 The World Crisis : de prodigieux mémoires sur la Grande Guerre. Churchill lui-même considérait que Les Mémoires de guerre étaient en quelque sorte la suite de La Crise mondiale, « une continuation de l'histoire de la Grande Guerre, telle que je l'ai exposée dans The World Crisis. Pris dans leur globalité, ils constituent la narration d'une nouvelle guerre de Trente Ans. » La Crise mondiale propose la même méthode : Churchill se fait le chroniqueur des événements qui ont bouleversé le monde pendant la Première Guerre mondiale. Il en est le témoin et l'un des acteurs principaux.
    Lorsque paraissent les deux premiers volumes de La Crise mondiale, au printemps et à l'automne 1923, l'écrivain Winston Churchill est bien plus populaire en Grande-Bretagne que le politicien. Ces Mémoires connaissent immédiatement un grand succès - la Grande Guerre est encore dans tous les esprits (elle n'est achevée que depuis 5 ans) - et traitent d'une période pendant laquelle Churchill est ministre. Ils donnent donc au lecteur un aperçu sans précédent des coulisses du conflit. En tant que Premier Lord de l'Amirauté, Churchill se trouve alors au coeur des affaires internationales, au plus près des leaders politiques et militaires du temps.
    Outre le style de Churchill, que l'on a toujours plaisir à redécouvrir et à lire, La Crise mondiale est un document irremplaçable : à l'appui d'une documentation considérable, Churchill livre sa vision de la Grande Guerre. On y retrouve des jugements bien tranchés sur les politiciens et les militaires de l'époque, une ampleur de vues stupéfiante, un ton épique, un style admirable et un humour omniprésent. Il se met aussi en scène, ce que résuma perfidement Arthur Balfour pour qui La Crise mondiale n'est autre que « la brillante autobiographie de Winston déguisée en histoire de l'univers ».

  • Italien d'origine, naturalisé anglais, Felice Beato (Venise, 1832 - Florence, 1909) est l'un des premiers photographes occidentaux à avoir travaillé au Japon et est considéré comme l'un des pionniers du photoreportage. Il a grandi à Corfou, à l'époque protectorat de l'Empire anglais, et commence très probablement à travailler en tant que photographe à Malte en 1850.
    Après avoir immortalisé les routes de Constantinople, Athènes, Malte, du Caire et de la Palestine, il documente, en tant que photographe plus ou moins officiel de l'armée du Royaume-Uni, la guerre de Crimée (1855), la révolte de Cipayes en Inde (1857), la guerre de l'Opium en Chine (1860) et plus tard la guerre du Soudan (1885). La période japonaise, ici proposée, représente une pause presque contemplative dans son activité de photoreporter " engagé ".
    Entre 1863 et 1877, Felice Beato installe son atelier à Yokohama et réalise, avec des collaborateurs occidentaux et japonais, une importante série de portraits ethnographiques. Il en résulte deux albums, de 50 clichés chacun, reliés sous une épaisse couverture en laque noire ; l'un est consacré aux femmes, l'autre aux hommes. Il photographie, selon des minutieuses mises en scène, les activités quotidiennes, comme la préparation des repas, la toilette, l'heure du thé, les moments de jeu, le repos.
    D'autres portraits décrivent l'art de la guerre, le rituel des tatouages, le sport du sumo. La plupart des photos, sur papier albuminé, est mise en couleur avec une palette de tons pastel et naturels, de laquelle se détachent des détails de couleur rouge vif. Les deux recueils sont non seulement des témoignages précieux sur les moeurs et coutumes de la classe aisée japonaise de l'époque, ils rappellent aussi que le travail de photographie documentaire relève d'emblée d'une approche artistique.
    On découvre par ailleurs un véritable " art des genres ", qui peint avec délicatesse les codes esthétiques d'une tradition millénaire.

  • À travers l'évocation de 206 résistantes, Jean-Paul Lefebvre-Filleau rappelle le rôle tenu par ces femmes d'un grand courage : cheffes de réseau, adjointes à un chef de réseau, agentes de liaison, agentes de renseignement, convoyeuses, opératrices radio, hébergeuses de résistants ou d'enfants juifs, boîtes à lettres, rédactrices de tracts ou de journaux clandestins, assistantes auprès des familles des fusillés et déportés, saboteuses, combattantes des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et des Forces françaises libres (FFL) ou des Forces alliées.
    L'histoire de la Seconde Guerre mondiale ne peut s'écrire sans évoquer la mémoire de ces femmes héroïques. L'une d'entre elles, Germaine Tillion, rappellera que « en 1940, il n'y avait plus d'hommes. C'étaient des femmes qui ont démarré la Résistance ». Pourtant, après la guerre et jusqu'à aujourd'hui, l'action des femmes résistantes n'a pas été suffisamment mise en exergue, alors qu'elles ont oeuvré à presque tous les postes essentiels.
    Par ce document, où se retrouvent des inconnues et d'autres devenues célèbres (Lucie Aubrac, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle...), l'auteur rend justice à celles qui ont péri sur le chemin de la liberté.

  • Traité du gouvernement civil <
    Il explique que les hommes naissent et doivent rester foncièrement égaux et libres ; il attaque l'esclavage comme un état contre nature ; il enferme le pouvoir paternel dans les strictes limites imposées au père par le devoir qu'il a de faire de son fils un homme, et un homme libre ; il démontre l'erreur de ceux qui confondent avec le pouvoir paternel, qui dérive d'un devoir naturel, le pouvoir civil, qui dérive d'un contrat volontaire ; il oppose à la situation que leur minorité fait aux enfants vis-à-vis des parents, la situation que leur commune majorité fait aux gouvernés vis-à-vis des gouvernants ; il établit enfin que, puisque les citoyens doivent être traités par les dépositaires du pouvoir non comme des mineurs mais comme des égaux, l'absolutisme monarchique est essentiellement illégitime.>>
    (Jean Fabre, Les Pères de la Révolution)

  • Imaginée conjointement par le musée du Temps et le musée Tomi Ungerer-Centre international de l'Illustration à Strasbourg, l'exposition Time is Tomi s'intéresse à la représentation du Temps chez le célèbre dessinateur d'origine strasbourgeoise.
    Lié à la mort et aux mécanismes, le thème se décline dans tous les aspects de son oeuvre, ses livres pour enfants, ses dessins satiriques et même ses projets publicitaires. Il provient de l'histoire familiale des Ungerer, constructeurs d'horloges astronomiques et d'édifices à Strasbourg depuis le XIXe siècle. Cette filiation, ainsi que certaines sources d'inspiration de Tomi Ungerer sont également mises en lumière. L'exposition présente environ 200 oeuvres empruntées à différents musées strasbourgeois : Musée Tomi Ungerer-Centre international de l'Illustration, Cabinet des Estampes et des Dessins, Musée Historique, Musée des arts décoratifs.

  • Trois Alsace.
    Trois guerres.
    Trois générations de Guillaume Pfaadt, décimées par les combats.
    Malgré-nous : Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht et la Waffen SS durant la Seconde Guerre mondiale.
    Alors que le patriarche se souvient des conflits armés de 1870, ses fils Henri et Charles s'affrontent dans les tranchées de 1914, de part et d'autre du même champ de bataille ; Guillaume, lui, se bat contre la Russie tsariste, et Eugène, le benjamin adoré, est sacrifié.
    La génération suivante subit la guerre de 1939-1945 et le nazisme, et voit le fils aîné de Guillaume enrôlé dans la Wehrmacht puis expédié sur le front russe. Pendant ce temps, dans la petite ville de Bischwiller, les femmes inquiètes observent le défilé des uniformes, doivent se plier aux restrictions allemandes et attendent en vain des nouvelles des leurs.
    Dans ce récit haletant, Laurent Pfaadt retrace la saga de sa famille où la petite histoire côtoie la grande.

  • Fantasmagorie

    Collectif

    L'exposition qui se tiendra au Musée alsacien de Strasbourg ainsi que le catalogue qui l'accompagne explorent le contexte historique de l'apparition des fantasmagories.
    Le phénomène des fantasmagories se trouve à la jonction de la physique, de l'engouement de la société pour l'occulte et d'un contexte politique mouvementé. Les schémas de fonctionnement du fantascope sont présents dans les manuels de physique optique, à la pointe de la technologie de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe mais également dans les brochures à destination des apprentis magiciens.
    Robertson, figure centrale de l'exposition est l'un des fantasmagores les plus célèbres. Il occupe une place de choix dans le propos grâce à ses mémoires publiés en deux volumes et son procès lors duquel, accusé de plagiat, il est obligé de dévoiler ses tours.
    D'une fabrication soignée, ce catalogue grand public fait la part belle aux illustrations et met en valeur le fonds de plaques de verre originales conservées au Musée alsacien et dans d'autres collections, publiques et privées, notamment celle de la Cinémathèque française.

  • À l'occasion du 250e anniversaire de l'arrivée de Goethe à Strasbourg, une exposition se propose de retracer le séjour strasbourgeois du jeune auteur, qui découvre alors une ville de culture, cosmopolite, frontière et passage entre la France et l'Allemagne.
    Entre avril 1770 et août 1771, le jeune Johann Wolfgang von Goethe, âgé de seulement 21 ans, séjourne à Strasbourg. Le projet de rejoindre la ville se dessine dès 1769, comme l'attestent des échanges avec son père. L'objectif que lui fixe ce dernier est alors de terminer ses études de droit, mais également de découvrir la vie à la française et d'apprendre le français. Ce séjour est également l'occasion pour le jeune intellectuel de forger son tempérament et son goût artistique. S'il dresse parfois le portrait d'une Alsace idéale, notamment dans Dichtung und Wahrheit, il développe en parallèle une analyse plus critique. Le projet de l'exposition a pour ambition de suivre les pas du jeune Goethe, en se fondant notamment sur son autobiographie ainsi que sur les traces laissées durant son séjour strasbourgeois.
    L'ouvrage qui accompagne l'exposition présentée au palais Rohan est l'occasion d'explorer les divers aspects du Strasbourg dans lequel le jeune Goethe évolue, que ce soit d'un point de vue artistique, architectural ou encore littéraire. Mais le livre s'attache également à mettre en lumière, outre les effets de la ville sur Goethe, les effets du séjour de l'illustre auteur sur la ville, des monuments aux publications constituant peu à peu une véritable mythologie.
    Tout porte à penser que le séjour strasbourgeois du jeune Goethe constitue un épisode capital, non seulement pour la vie et l'oeuvre de l'auteur, mais aussi pour l'histoire des lettres allemandes.
    Le catalogue propose un ensemble d'essais généreusement illustrés, avec les contributions de Raymond Heitz, Roland Recht, Florian Siffer, Christophe Didier, Viktoria von der Brüggen, Mathieu Schneider, Alexandre Kostka, Aude Therstappen et Bernadette Schnitzler.

  • Des milliers de jeunes filles d'Alsace et de Moselle, parce que leur région était annexée au IIIe Reich, furent incorporées de force dans l'effroyable machine de guerre nazie. La reconnaissance de leur statut fut un long combat.
    Après la défaite de 1940, Alsaciennes et Mosellanes ont dû, contre leur gré, servir dans le Reichsarbeitsdienst (RAD), dans le Kriegshilfsdienst (KHD), ou directement dans l'armée (Wehrmacht). Elles ont travaillé aussi bien dans une ferme que dans une usine de munitions, dans un service de communications ou comme bonne d'enfants chez des notables allemands.
    Plus de soixante-dix ans après, il leur reste à toutes les sentiments d'une jeunesse volée, d'une injustice non réparée. Dans ce livre de témoignages, elles racontent, avec pudeur, émotion et humour parfois, leurs destins de jeunes femmes d'Alsace et de Moselle au coeur de l'Europe en guerre.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Le récit passionnant du drame des Alsaciens, des Mosellans et de nombreux ressortissants de pays limitrophes de l'Allemagne, enrolés de force dans l'armée d'Hitler.

  • Novembre 1918 : la guerre s'achève, l'empire allemand s'effondre et la révolution éclate en Allemagne­ avec ses conseils ouvriers et de soldats, en écho aux soviets au pouvoir en Russie. En ­Alsace-Lorraine­, la France et l'Allemagne entendent organiser en bon ordre l'évacuation des troupes allemandes et l'arrivée des troupes françaises. Cependant, le vent de la révolution souffle en Alsace-Lorraine comme dans toute l'Allemagne. Les soldats arrachent leurs insignes aux officiers, des grèves éclatent, en particulier chez les cheminots.
    Le drapeau rouge flotte sur la cathédrale de Strasbourg. Les conseils d'ouvriers et de soldats s'emparent du pouvoir dans toutes les casernes comme dans les principales villes de la région. Ils organisent la vie quotidienne?: transports, finances, ravitaillement, mais se divisent profondément tant sur la question du socialisme que sur la question nationale. Affolé par le cours des évènements, le gouvernement français précipite, en accord avec les autorités allemandes, l'arrivée de ses troupes, ce qui signe la fin du mouvement révolutionnaire et les espoirs d'un monde meilleur. L'agitation sociale cependant perdure à un haut niveau d'intensité dans les deux années (1919-1920) qui suivent au-delà de l'accueil triomphal, mais non partagé par tous, réservé aux troupes françaises.
    Une révolution qui ne s'étend que sur une quinzaine de jours, mais constitue en France une expérience historique unique.
    Jean-Claude Richez nous propose avec cet ouvrage le récit détaillé de cet épisode méconnu de la fin de la Première guerre mondiale. Il discute notamment de la question nationale alsacienne et lorraine au prisme de ces évènements. Il revient sur le déroulement du mouvement et le destin de ses acteurs, soldats, ouvriers et élus.
    Un épisode méconnu de la fin de Première Guerre mondiale.

  • Oui, de Gaulle aime l'Est !
    Les provinces perdues, le Rhin, les cathédrales de Reims et de Strasbourg, le mémorial de Douaumont ou celui du Struthof, la ligne bleue des Vosges : l'Est incarne pour Charles de Gaulle une certaine idée de la France, une France où le souffle de l'Histoire a laissé de profondes cicatrices.
    Dans ce livre vivant, très documenté et très illustré, Frédérique Neau-Dufour nous emmène sur les pas de Charles de Gaulle dans ces régions frontalières qui recoupent à peu de chose près le Grand Est actuel : dans les terribles combats de Verdun, au coeur de sa vie familiale sur les terres de Champagne où il s'installe en 1934, à la tête des chars qu'il commande à Montigny-lès-Metz ou durant la Drôle de guerre à Wangenbourg. De Gaulle fait de la Libération de l'Alsace et de la Moselle une priorité nationale. Ralliés à la croix de Lorraine, les combattants de la France libre libèrent l'Est au prix de dures batailles.
    Il mène ensuite d'autres combats, institutionnels avec le discours d'Épinal, et politiques avec le RPF qu'il lance à Strasbourg en 1947. Son action de président de la République le mène souvent dans ces départements si chers à son coeur où il compte de forts soutiens et où, à Reims, il scelle la réconciliation franco-allemande. Et c'est à Colombey-les-Deux-Églises, dans son modeste village, qu'il se retire et choisit de reposer pour toujours.

empty