• « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

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  • Les ultra-religions, minoritaires mais très actives, sont devenues expertes dans la déstabilisation culturelle des démocraties.
    L'immense majorité des nations craint que leur mode de vie ne soit en cours de disparition. Alors que les religions historiques sont marginalisées par les mouvements ultrareligieux (salafisme, takfirisme, églises évangéliques, judaïsme ultra-orthodoxe...), un nouveau puritanisme cherche à imposer une autorité morale supérieure à celle de la République. Le corps des femmes est redevenu le champ de bataille d'un projet religieux pour la société. La stratégie des ultra-religions est de faire imploser la nation à partir du foyer et de l'intimité de chacun. La vie privée soumise désormais au jugement collectif, ce puritanisme identitaire oeuvre à diviser les nations sur la base de critères archaïques de pureté et d'impureté. Les démocraties, affaiblies par les principes fondamentaux qui les animent, seront-elles capables de résister à la pression qu'exercent les ultra-religions sur leurs valeurs ? Vont-elles renoncer petit à petit à leurs principes fondateurs ? Quelle peut-être leur stratégie pour neutraliser les mouvements ultra-religieux sans pour autant se trahir ?

  • De Philippe le Bel à De Gaulle, en passant par Louis XIV, Robespierre et Napoléon Ier, des Légistes médiévaux aux Constitutionnalistes contemporains en passant par les Politiques renaissants, de la destruction des templiers à l'expulsion des congrégations en passant par les dragonnades, et de la confrérie du Saint-Sacrement au Grand Orient en passant par Port-Royal, c'est l'histoire oubliée de la religion française qu'exhume cet essai iconoclaste.
    Pas plus que la France, la laïcité n'a commencé en 1905 ou débuté en 1789. Elle est l'autre nom de la singularité qui, depuis les débuts, a constitué un invariant de notre histoire, un constituant de notre pays, l'essence de notre politique. Elle a porté à son terme la relation exclusive, mimétique et critique, traversant monarchie et république, envers l'icône du pouvoir suprême, la Rome des Césars et des Pontifes. Elle est l'aboutissement, sur un millénaire, du rapport unique tissé entre religion et nation, hérité de l'Israël biblique, afin de lutter contre les féodalités et les empires. Au contraire des illusions sur la neutralité laïque ou le pacte laïc, l'État n'aura ainsi cessé d'imposer aux Églises la neutralisation de leurs ambitions et la domination de ses règles. Les Églises y auront gagné l'émancipation de leurs théologies.
    De guerre lasse, voulons-nous aujourd'hui enterrer notre culte commun, celui de l'indépendance et de la liberté ?

  • Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités.
    Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • Nous avons tous en tête des « affaires » traitées autant par les médias qu'utilisées par le personnel politique, dans lesquelles la « laïcité » tient le mauvais rôle. La loi qui a instauré la séparation des Églises et de l'État semblait donner une ligne de conduite claire. Mais la morale laïque se heurte à des obstacles nouveaux, nés souvent du brouillage entre le public et le privé, de la prééminence de l'individu sur le citoyen.Chacun garde en mémoire les faits de société qui semblent remettre en cause son principe, comme s'il s'opposait, par des glissements continus, aux convictions personnelles : la cantine scolaire doit-elle proposer différents types de repas ? le caricaturiste peut-il faire preuve d'irrévérence sans être sous le coup d'une condamnation ? peut-on autoriser le travail pendant le « jour du seigneur » ? dans quels lieux célébrer les funérailles présidentielles ? est-il acceptable qu'une femme préfère être examinée par une doctoresse plutôt que par un docteur ?
    À toutes ces questions qui se transforment en casse-tête pour la vie collective, Régis Debray et Didier Leschi répondent en rappelant ce que dit la loi de 1905 sur l'exercice de la laïcité, plus prévoyante qu'on ne le croit, et font également appel au bon sens et à la volonté de vivre selon, comme ils l'écrivent, un « régime de cohabitation civilisée ».
    38 cas pratiques, depuis A comme Aumônerie jusqu'à Z comme Zèle (en passant par Cloches et Muezzin, Foulard, Dimanche, Non-mixité, Vues de l'étranger), soumis à l'examen impartial et informé de Régis Debray et de Didier Leschi.

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  • De la Terreur à Daech, le livre-monument qui révèle la face obscure des Lumières.
    Sommes-nous sortis du religieux ? Connaissons-nous un choc des civilisations ? Serions-nous aveuglés par les Lumières, leur part obscure et les illusions de la Raison ?
    Terroristes de l'An II, nihilistes russes de 1905, djihadistes de 2001. Messianismes athées nazi et communiste. Réforme de l'islam en islamisme. Démission de l'Europe et abdication de la France laïque. Entre le zéro mort des interventions humanitaires et le tous morts des attentats suicides, ce livre dévoile la face cachée des trois derniers siècles en déroulant le fil rouge du sacré et du sacrifice.
    Une somme saluée par la presse, qui éclaire la généalogie secrète du nihilisme.

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  • Du Mayflower aux Twin Towers, de George Washington à Donald Trump, des Puritains aux télévangélistes en passant par la Bible, Israël, les Lumières, l'empire, le messianisme, le millénarisme, et l'islam... Voici un voyage aussi inédit que crucial au coeur des États-Unis, de leur genèse et de leur histoire. Ainsi que de leur présent, qui annonce des lendemains plus crépusculaires peut-être qu'il n'y paraît.
    Un ouvrage indispensable pour comprendre l'Amérique.

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  • « La laïcité, ça repose Dieu. Les raisons qui fondent cette affirmation me sautent aux yeux de la raison et du coeur. Le double sujet - celui de la laïcité, et celui de Dieu - est trop grave : il touche notre capacité de faire de notre société devenue plurielle une nation. La laïcité fait toujours l'objet d'opinions, de débats, de passions, de prises de positions, de postures aussi, tout azimut, de la part de croyants, de non-croyants, de tous bords, de toutes confessions.
    Il en ressort un sentiment de confusion tel que la tentation est de tomber dans une perception binaire de l'enjeu : il y aurait d'un côté des croyants dont le prosélytisme toujours prêt à se déployer heurterait la laïcité dont ils ne s'accommoderaient donc que de plus ou moins bonne grâce ; et de l'autre côté, en face, les partisans d'une laïcité qui expulserait les croyants et leurs croyances hors de l'espace public pour cette raison même et parce qu'ils considèreraient que les religions sont néfastes au bien vivre ensemble.
    Il est urgent de déposer les armes. Pour cela, il faut sortir du brouhaha et entendre le silence de ce ou celui qu'on appelle si facilement Dieu. Et si ce silence était proportionnel au raffut indigne que tant de croyants prétendent faire au nom de Dieu ? Et s'il était la réponse respectueuse faite à ceux qui ne croient pas ? » Cet essai invite à une réflexion libre, dépassionnée et ouvre des chemins à la fois en société et dans l'Eglise.

  • Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viré à droite, voire à l'extrême droite ? La question se pose depuis le « débat sur la laïcité » de l'UMP, les effets de manche de la droite populaire et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l'État. De nombreuses personnalités dénoncent cette dérive sans véritablement réussir à la réfuter. Protester contre la « stigmatisation » des musulmans - souvent le vrai motif de cette nouvelle posture « laïque » - est bien sûr nécessaire. Mais en rester là se révèle totalement insuffisant, car cette nouvelle laïcité de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l'égalité des sexes et la liberté d'expression. Il est donc urgent d'analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on fait dire aussi facilement à la loi de séparation de 1905 le contraire de ce qu'elle a réellement dit.
    C'est ce que fait Jean Baubérot dans cet essai, où il démonte les mécanismes de la nouvelle laïcité et montre que, pour la promouvoir, il faut oser mettre en cause les structures dominantes de la société ellemême. Dans deux chapitres conclusifs passionnants, il propose un « programme républicain pour refonder la laïcité » et une libération des cléricalismes d'aujourd'hui, grâce à la recherche d'un art de vivre : la « laïcité intérieure ».

  • Sécularisation, baisse des pratiques, apparition de cultes " nouveaux " (islam, bouddhisme, hindouisme), nouvelles formes de religiosité notre paysage religieux a été ces dernières années profondément bouleversé.
    La loi de séparation des Eglises et de l'Etat, vaillante centenaire, continue de régir les relations Eglises-Etat sur la majeure partie du territoire national. Elle a su s'adapter aux changements de notre société : elle reste pourtant mal connue. Ce petit livre est destiné à toutes celles et ceux qui veulent en savoir un peu plus, connaître le domaine d'application de la loi et ses limites, dans la perspective du monde de demain.
    On trouvera en outre quelques informations pratiques (créer une association cultuelle, quid des édifices du culte...) et en annexe le texte de la loi en vigueur aujourd'hui, ainsi que la reproduction d'un texte du président de la Fédération protestante de France " Un siècle plus tard, améliorons la loi ", rendu public au début de l'année 2005.

  • Quiconque s'intéresse à l'actualité peut faire ce simple constat : la laïcité ne cesse de défrayer la chronique.
    En mars 2013, une crèche privée pouvait-elle licencier une salariée en raison de son refus d'enlever son voile au travail ? L'affaire « Baby Loup » est lancée. Le 8 avril, lors de l'installation d'un Observatoire de la laïcité présidé par Jean-Louis Bianco, François Hollande lui-même demande à cette nouvelle structure de formuler des propositions relatives à « la question de la définition et de l'encadrement de la laïcité ». A la rentrée scolaire suivante, la Charte de la laïcité à l'École élaborée à l'intention des personnels, des élèves et de l'ensemble de la communauté éducative est présentée par le ministre de l'éducation nationale. Elle fait débat durant quelques jours pour tomber ensuite' dans l'oubli.
    Oubli ? Loin de là. Janvier 2014, dans le cadre des enseignements en maternelle de « la » théorie du gender ' mise au singulier par ses détracteurs pour la dénaturer ', des parents sur fond de convictions religieuses et effrayés par des rumeurs diffusées sur la toile retirent leurs enfants de l'école. Le ministre répond en arguant « l'obligation scolaire »' Mais pourquoi donc la laïcité fait-elle toujours débat ? Quels en sont précisément les principes ? Connaît-on vraiment ses origines ? Pourquoi est-ce l'islam et l'école, parfois les deux conjugués, qui déclenchent si souvent la polémique ? Mais finalement, peut-on définir la laïcité ?
    Qui mieux qu'Emile Poulat pouvait donner de meilleures réponses à ces questions, qui ne finiront pas de nous tarauder tant que nous ne prendrons pas le temps de s'y arrêter ?
    Dans cet ouvrage de maturité, le savant s'intéresse aux conflits entre culture religieuse et culture moderne dans l'histoire de la France contemporaine. A ce titre, la laïcité y joue le premier rôle. Sociologue, historien et juriste, il nous répond en refusant l'enfermement des catégories grâce à sa curiosité interdisciplinaire et en dehors des modes de l'instant. Il sait au fil des entretiens nous faire partager les fruits de son considérable et incessant travail, attestant d'une sagacité intemporelle sur' la laïcité.

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