• Nos relations avec les animaux ont depuis toujours donné lieu à des points de vue passionnés et passionnants. C'est que la question animale n'est pas une question comme les autres car elle nous oblige à prendre du recul par rapport à ce qui constitue le propre de l'homme. De plus, c'est l'une des plus anciennes questions qui préoccupe l'humanité en tant qu'elle est très présente dans l'Ancien et le Nouveau Testament à travers tous les récits fondateurs du judaïsme tout comme du christianisme.
    Cet ouvrage démontre que le christianisme apporte un regard entièrement nouveau sur l'animal. Une telle révolution culturelle se trouve précisément au coeur de la vie et de la pensée de celui qui incarne comme personne cette transformation historique : François d'Assise.
    Or, force est de constater qu'aucun ouvrage de langue française n'avait été consacré jusqu'à présent à une présentation d'ensemble des grands moments de la vie de François d'Assise dans ses liens avec les animaux. Ce livre vient combler ce manque en offrant une explication approfondie de ce que son auteur nomme la pensée franciscaine de l'animalité afin de montrer en quoi celle-ci apparaît bien dans sa beauté même comme à l'origine de l'éthique animale contemporaine. Il annonce aussi ce que pourraient être de nouvelles relations avec les animaux, c'est à dire avec ceux que François d'Assise nomme explicitement nos frères.

    Ce n'est donc à rien de moins qu'à une révolution éthique que nous introduit cette pensée franciscaine de l'animalité présentée dans ce livre de référence novateur et inédit.

  • "Il existe trois grandes méthodes pour penser l'éthique. Le conséquentialisme, dont la version la plus célèbre est l'utilitarisme, pose que nous devons fonder nos normes morales sur des valeurs que nous souhaitons promouvoir, et que pour évaluer moralement nos actes nous devons tenter d'en analyser simplement les conséquences sur la promotion du bien. La déontologie, dont l'exemple le plus célèbre est la morale kantienne, défend de son côté la thèse selon laquelle nous ne devons surtout pas raisonner de façon conséquentialiste en morale, mais toujours en nous référant à des règles prescrivant de façon absolue des devoirs que nous devons honorer. L'éthique des vertus, largement représentée dans la philosophie antique, notamment par la morale d'Aristote, soutient, elle, que ce qui compte c'est la construction de l'agent moral comme être vertueux.
    Cet ouvrage a pour but d'introduire le lecteur dans les argumentations philosophiques défendant chacune de ces trois méthodes. Il entend donner les clés des nombreux débats actuels sur les questions d'éthique en fournissant les données fondamentales de la discipline et en expliquant les apports de la philosophie contemporaine en la matière." Jean-Cassien Billier est professeur agrégé de philosophie dans l'UFR de Philosophie et de Sociologie de l'Université de Paris IV-Sorbonne, où il enseigne la philosophie morale. Ses recherches portent sur la philosophie morale contemporaine, la métaéthique et l'éthique appliquée.

  • Cette recherche épingle, avec Jean-Paul II à l'instar de Paul VI, l'épicentre de la «question sociale» actuelle qu'est le developpement intégral de tout homme et de tout l'homme et se pose la question majeure de domaines ou lieux permanents d'interpellation et corollaires de la vertu de la solidarité pour une culture de la rencontre et un vrai développement de tous les hommes et de toutes les sociétés. C'est un partage de l'actualité de l'Enseignement Social des Pontifes Romains, de Jean-Paul II spécialement. L'objet du livre est la portée du concept, principe et valeur de la solidarité.

    La solidarité comme «vertu» est une valeur permanente pour les hommes et leurs sociétés autant que sont permanents les domaines ou lieux de son interpellation, notamment les relations interhumaines, interpersonnelles,intersociétaires, internationales, intercontinentales. Jean-Paul II n'enseigne pas seulement la vertu de la solidarité, - clef réelle du developpementintégral -, comme théorie , mais il l'indique comme un devoir à mettre en pratique en en étant lui-même le premier témoin. La contribution pontificale est effective à la quête de la réalisation d'un vrai dévéloppement de tous les hommes et de toutes les sociétés surtout des plus faibles et des pauvres invités et aidés à participer activement, eux aussi, au concert de la marche solidaire vers l'épanouissement conséquent de la civilisation de l'amour pour tous au sein d'une «culture de la Rencontre» souhaitée.

  • La Revue d'Éthique et de Théologie Morale (RETM) est une revue oecuménique qui publie des articles et des dossiers scientifiques sur les débats et les questionnements éthiques contemporains. Seule revue francophone spécialisée en éthique théologique, elle se veut ouverte aux interrogations venant de diverses disciplines : théologie, philosophie, sociologie, histoire, sciences humaines.
    Elle édite des articles varia et des dossiers thématiques sur des sujets divers (bioéthique, éthique fondamentale, éthique sociale, questions politiques, familiales, environnementales...) dans une perspective chrétienne attentive aux questionnements du monde présent. L'animation intellectuelle de la revue est assurée par l'Association de Théologiens pour l'Étude de la Morale (ATEM), association oecuménique internationale francophone (www.ethique-atem.org).
    La revue livre quatre numéros par an et un numéro hors-série qui reprend les actes du colloque annuel de l'ATEM.
    Chaque numéro, sauf exception, présente un dossier thématique, des articles varia, des comptes-rendus critiques, et des résumés en français et en anglais.
    Les articles proposés à la rédaction sont soumis de manière anonyme à un examen par deux réviseurs spécialistes de la question.

  • Dans cet ouvrage faisant depuis longtemps figure de classique de la philosophie morale anglo-saxonne, le philosophe Jonathan Glover aborde une série de questions éthiques ayant pour enjeu commun la vie et la mort des hommes : l'avortement, l'infanticide, le suicide, l'euthanasie, la peine de mort et la guerre. A quelles conditions peut-il être légitime de donner (ou de se donner) la mort ? Sommes-nous en mesure, face à ces problèmes, d'offrir des réponses cohérentes ?

    Cet ouvrage offre l'un des meilleurs exemples de ce que peut être la philosophie morale appliquée lorsqu'elle tente de se frayer une voie hors des deux écueils que sont le relativisme et le dogmatisme.

  • La Revue d'Éthique et de Théologie Morale (RETM) est une revue oecuménique qui publie des articles et des dossiers scientifiques sur les débats et les questionnements éthiques contemporains. Seule revue francophone spécialisée en éthique théologique, elle se veut ouverte aux interrogations venant de diverses disciplines : théologie, philosophie, sociologie, histoire, sciences humaines.
    Elle édite des articles varia et des dossiers thématiques sur des sujets divers (bioéthique, éthique fondamentale, éthique sociale, questions politiques, familiales, environnementales...) dans une perspective chrétienne attentive aux questionnements du monde présent. L'animation intellectuelle de la revue est assurée par l'Association de Théologiens pour l'Étude de la Morale (ATEM), association oecuménique internationale francophone (www.ethique-atem.org).
    La revue livre quatre numéros par an et un numéro hors-série qui reprend les actes du colloque annuel de l'ATEM.
    Chaque numéro, sauf exception, présente un dossier thématique, des articles varia, des comptes-rendus critiques, et des résumés en français et en anglais.
    Les articles proposés à la rédaction sont soumis de manière anonyme à un examen par deux réviseurs spécialistes de la question.

  • " Tout est donné, tout est à faire ", voilà le paradoxe au centre de la réflexion chrétienne en matière d'éthique.
    Dès ses débuts, le christianisme a affirmé la priorité de la promesse et du don de Dieu sur les oeuvres humaines tout en défendant avec force l'exigence de la responsabilité morale. Dans ce livre, Eric Fuchs analyse ce paradoxe et les formes qu'il a prises dans les écrits du Nouveau Testament, de la Réforme protestante et aujourd'hui dans notre société sécularisée. Puis il propose une réflexion originale sur les trois modes de l'intervention théologique en matière de morale : prophétique, sapiential et sacerdotal.

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  • Les personnes en situation de handicap rencontrent, aujourd'hui encore, bien des difficultés, des barrières, des discriminations et des exclusions. Des progrès considérables ont permis, au cours des dernières décennies, de transformer leur quotidien mais de nombreux défis demeurent. Cet ouvrage, fruit d'un colloque international, évoque un certain nombre d'enjeux éthiques: autour du langage, des questions d'inclusion, de reconnaissance, de solidarité; les défis autour de la gouvernance, de l'engagement associatif, la possibilité de mener une « vie ordinaire », de travailler, de fonder une famille.

  • Voilà plus de 30 ans que l'on congèle sperme, ovocytes, embryons humains.
    Des CECOS (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme humain) ont été créés pour cela. Leur mise en place, leurs questionnements éthiques, les valeurs qu'ils veulent ou non promouvoir (gratuité, anonymat), illustrent le fort impact de la médicalisation de notre société. Les gamètes détachés du corps permettent d'espérer une paternité/maternité ultérieure, et en cas de cancer un tel espoir peut contribuer à la volonté de guérir, mais suscitent également des fantasmes de maîtrise, voire d'immortalité.
    L'ouvrage donne la parole aux acteurs de la première génération de CECOS et prend acte des grands défis issus de ces mutations de la société au contact des biotechnologies.

  • Donner, recevoir un organe. Quoi de plus simple a priori! Quoi de plus beau, mais quel challenge! La transplantation relève d'une révolution thérapeutique qui continue d'évoluer à grands pas. Elle peut permettre de vrais «miracles». En même temps, ces gestes ne manquent pas de complexité. L'organe, objet du don, n'est pas une pièce mécanique qu'il suffirait de prendre et de reposer ailleurs, bien que certains préfèrent le penser ainsi. Le prélèvement touche à l'intégrité du corps, que le donneur soit décédé ou vivant. Quant à la greffe, elle passe par une intrusion dans les profondeurs du corps humain, réveillant le plus archaïque du développement, quand se joue la structuration de l'identité de la personne. Donner, recevoir un organe, n'est donc pas anodin et requiert des précautions certes médicales, mais également éthiques. Les auteurs du présent ouvrage explorent non seulement les progrès récents du don et de l'accueil d'organes humains, mais aussi ses enjeux psychologiques, anthropologiques, sociologiques, économiques, religieux... Se trouvent ici réunis aussi bien des témoins, des membres d'associations, que des médecins et des experts de nombreuses disciplines- examinant non seulement les résultats positifs mais aussi les inconvénients, les aléas et les dérives. Mais autour de la «transmission de vie», selon l'expression de Jean-Luc Nancy, il faut oser une parole résolument juste.

  • D'où vient cette réalité historique particulière qu'est la morale protestante ? C'est pour répondre à cette question que les deux premières parties de ce livre sont consacrées à une présentation des sources de l'éthique protestante, celles de la Réforme du 16e siècle (Luther et Calvin), et celles du puritanisme anglais.
    On découvrira à ce propos le lien étroit du protestantisme et de la modernité, pour le meilleur (démocratie) et pour le pire (utilistarisme). Dès lors, la question de l'avenir d'un tel lien se pose et deux enjeux prioritaires sont ici mis en évidence : comment, dans une société sécularisée, faire valoir l'importance et la valeur d'une morale de conviction théologique ? Comment, face à des phénomènes de retour régressif d'une religiosité irrationnelle, maintenir l'exigence d'une relation positive entre foi et raison, sagesse éthique et intelligences ? Comment rester à la fois solidaire et critique de notre culture ? Enfin l'auteur propose trois engagements spécifiques par quoi le protestantisme pourra prendre utilement sa part au débat contemporain sur la morale nécessaire à notre société actuelle.

  • L'homme repecte

    Eric Fuchs

  • Marie-Jo Thiel, médecin, théologienne et moraliste, a étudié et suivi de près les dernières évolutions de la recherche médicale et de la médecine qui ne se propose plus seulement de diagnostiquer, soulager, remédier, mais aussi de réparer, régénérer, voire de transformer, d'augmenter l'être humain. La médecine est bouleversée par l'évolution des sciences (biotechnologies, robotique, nanotechnologies) et celle des sciences de l'information, en passe de transformer l'humain...
    Une santé qui concernerait ainsi le tout humain ne revêt-elle pas une dimension « totalitaire » ? Est-ce une promesse réaliste ? réalisable ? souhaitable ? Ce livre passionnant apporte des réponses ouvertes à ces interrogations majeures. Il interroge notre désir d'hypermaîtrise du corps, notre angoisse de la vulnérabilité, nos ressources symboliques et religieuses, notre rapport à la souffrance, etc.
    Et s'interroge : comment accompagner ces développements extraordinaires des sciences médicales et protéger la notion de personne humaine ?

  • L'être humain est, dit-on, un être pour la mort et, tout autant, un être contre la mort. Les rites qui accompagnent décès et enterrements sont là à la fois pour symboliser cette contradiction ambiguë devant l'irruption du mystère de la mort, mais aussi pour contenir par des paroles et des pratiques l'inquiétude qui envahit le témoin de la disparition d'un parent, d'un proche ou d'une personne connue.

    De ce fait, le culte des morts, comme l'art funéraire sont des phénomènes de tous les temps et de tous les groupes humains - ils sont le propre de l'homme. L'histoire nous offre des témoignages multiples et fort différents les uns des autres.

    On trouvera ici consignés les plus marquants de notre temps et de nos sensibilités présentes. Les rites d'aujourd'hui s'appuient certes sur une tradition liée aux grands monothéismes, mais de nouvelles expressions et pratiques s'y ajoutent ou les transforment. La crémation, par exemple, prend une place grandissante dans nos sociétés modernes et y soulève des questions inédites à la fois d'ordre éthique autant que juridiques, cultuelles ou culturelles.

  • Généralement le déclin. Grâce aux progrès biomédicaux, à une meilleure nutrition, à l'aménagement des conditions de travail et d'autres facteurs encore, on assiste aujourd'hui à un allongement de l'espérance de vie et à une nouvelle configuration démographique.
    Celui qui quitte son travail pour partir à la retraite est aujourd'hui, le plus souvent, en bonne santé. Ce constat ne saurait cependant masquer ni les nombreuses inégalités entre les catégories socioprofessionnelles ou les lieux de résidence, ni les disparités à l'intérieur même du groupe des retraités, ni l'augmentation croissante du nombre des personnes âgées en situation de " perte d'autonomie ", ni les questions redoutables autour de la prise en charge, de la discrimination fondée sur l'âge, de la dignité...
    /> Les études ici réunies relèvent ces défis et invitent à une réflexion commune dont un des enjeux majeurs est la vie en société

  • Dans nos sociétés médicalisées, la maladie est traitée - avec succès - comme un problème scientifique, indépendamment des interpré­tations religieuses que l'individu pourrait en donner. Et pourtant, force est de constater qu'un lien entre religion et soins demeure, qui se donne parfois à voir dans certaines motivations conduisant à l'engagement médical, ou encore dans la vie même de la personne malade. Aujourd'hui, la dimension « spirituelle » est davantage prise en compte dans les soins prodigués, comme d'ailleurs le rôle éventuel des médecins, des soignants et des aumôniers dans ce domaine. C'est dans ce contexte que le présent volume, fruit d'un colloque universitaire réunissant médecins, personnels soignant, philosophes, sociologues, théologiens et aumôniers, se propose d'examiner - de manière interdisciplinaire - quatre champs de réflexion relevant de la question des soins tout autant que de celle de la spiritualité : la relation du patient à sa maladie et aux médecins, le commencement de la vie (à travers notamment les enjeux du dépistage prénatal et de l'interruption médicale de grossesse), la notion très discutée de « guérison spirituelle » et, enfin, la question du vieillir et du mourir. Cet ouvrage entend ainsi apporter une contribution protestante à l'éthique des soins.

  • Les partages traditionnels entre hommes et femmes sont aujourd'hui profondément remis en cause, en dépit des inégalités persistantes qui affectent leur traitement respectif. Au coeur de ces bouleversements se trouve le principe de non discrimination qui gouverne l'ordre politique de nos sociétés : comme si écarter la référence aux sexes passait par leur indifférenciation. Les incertitudes qui en résultent sont notre lot, celui d'une condition sexuée qui n'est pas plus réductible à l'état civil qu'elle ne se déduit d'une nature ou d'un destin. Se mettre en devoir de penser cette " condition " amène à s'interroger sur le rôle déterminant qu'a joué dans sa mise en place le christianisme, au cours de l'histoire occidentale. L'affirmation de ce rôle peut sembler paradoxale, vu la méfiance que les chrétiens sont réputés avoir entretenue par rapport au sexe et à la sexualité. Se décident là pourtant des processus d'intériorisation et de subjectivation, avec l'investigation de l'intime; la distinction publique des ordres civil et religieux, avec le choix des états de vie ; voire, une fois le mariage propulsé au centre de la vie sociale, le voeu qu'amour et plaisir se conjoignent. L'enjeu de ces remaniements, opérés sur la longue distance, n'est pas mince : nos repères ne sont plus le besoin, la mesure, l'équilibre, ni le plaisir tempéré ou la rivalité amicale entre pairs. Nous nous voyons comme des êtres de désir, l'altérité est notre orient et l'amour notre justification. Nous demandons l'impossible.

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