Sciences humaines & sociales

  • Aujourd'hui, le climat social, marqué par l'inquiétude, les violences, le sentiment de perte de liberté, marque tous les Français. Ce court ouvrage interroge : qu'aurait dit Martin Luther King, lui qui a oeuvré, par la non-violence, à conquérir les droits civiques du peuple noir, victime de ségrégation, de violence, de dévalorisation ? On ne sait pas bien sûr, ce qu'il aurait dit, mais son époque résonne par bien des aspects avec ce que nous connaissons aujourd'hui, et ses mots, écrits lors de rencontres, de manifestations, éclairent d'une lumière étonnante et salutaire, les réalités que nous vivons. MLK en appelle à la défense des dignités et des droits, sans concession, mais sans non plus se départir d'une volonté que les peuples restent unis et avancent ensemble. Un petit ouvrage qui touche, impressionne et réchauffe !

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  • Le terme de Réforme est, d'ordinaire, réservé aux protestants du XVI siècle. Le phénomène semble en effet présupposer deux conditions sans lesquelles la rupture avec l'ancienne Église n'aurait pas été possible : l'humanisme et l'imprimerie. Or, le hussitisme - du nom de son « fondateur » Jan Hus et dont la capitale est Prague - est né trop tôt pour remplir ces critères. Ce double décalage a incité les historiens à ranger le hussitisme parmi les hérésies médiévales. Le mouvement tchèque n'a pourtant rien d'un groupe minoritaire déviant de la foi commune, puisqu'il a réussi, en Bohême et en Moravie, à conquérir la majorité des âmes et à se faire reconnaître une légalité publique.
    Le hussitisme appartient en réalité au nouveau modèle cultuel et social de la Réforme, et il oblige à en repenser la genèse. La synthèse proposée ici embrasse donc toute la destinée du hussitisme, depuis ses balbutiements dans les années 1400 jusqu'à sa disparation brutale. Des « martyrs » condamnés au bucher à la véritable guerre menée par un génie (pourtant aveugle) de la guerre médiévale, Jan Zizka, en passant par la politique des princes de la Renaissance et des papes ou la puissance des querelles théologiques, c'est un tableau passionnant et pourtant méconnu de l'histoire de l'Europe que dresse ainsi Olivier Marin.

  • Au XVIe siècle, de profondes transformations vont bouleverser le christianisme occidental : avec les Réformes protestantes, un monde religieux unifié sous la houlette de la papauté laisse place à une chrétienté éclatée, bientôt meurtrie par les guerres de Religion. Au monde médiéval succède la modernité.
    C'est cette histoire que retrace Pierre-Olivier Léchot plus de cinq cents ans après l'affichage (supposé), le 31 octobre 1517, des 95 thèses de Luther. En présentant les conditions d'émergence des Réformes protestantes et leurs destins à travers l'Europe, en insistant sur leur diversité et en s'arrêtant sur les grandes figures du mouvement réformateur (Luther, Zwingli, Calvin), il ne raconte rien de moins que des changements culturels et intellectuels qui ont durablement modifié le visage de l'Occident.

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  • Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants.
    Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision.
    Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de «révoquer la Révocation» en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable «culture de la Révocation» qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIXe siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.

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  • Cent quatre-vingt-deux kilomètres séparent Walincourt de Drancy.

    Chez les Cattelain, et sur deux siècles, beaucoup plus que cela : la défense de convictions religieuses, plusieurs révolutions industrielles, l'exil voulu d'une famille, deux guerres mondiales, l'amitié interrompue de deux frères et bien sûr quelques secrets jalousement gardés.

    En vingt-et-un récits, Charles Vincent propose un voyage dans l'histoire d'une famille de tisserands huguenots à travers cinq générations successives.

    Il s'appuie sur une scrupuleuse recherche documentaire, la visite des principaux lieux de vie de sa famille et le recueil de témoignages locaux et familiaux.

    Bien plus qu'un travail de mémoire, cet ouvrage scrute la manière dont la solidarité familiale se tisse, se transmet et se délite au fil du temps.

    À l'heure de la tyrannie des réseaux sociaux, cet ouvrage met en valeur une histoire familiale et régionale et le rôle moteur de l'entraide.

  • Comment les protestants ont-ils traduit leur réintégration progressive dans la communauté nationale à partir de 1789 en participant à la vie politique française?? Quelle a été leur attitude lors de grands moments qui ont marqué l'histoire de notre pays?? Telle est la question générale à laquelle cet ouvrage s'attache à répondre.
    La Révolution française, qui affirme l'égalité entre les hommes quelle que soit leur religion, marque pour les protestants une date capitale, après l'édit de 1787 qui - tout en mettant fin à une longue période de persécutions - se contentait de leur accorder un état civil laïc. De fait, les protestants n'ont aucune raison de regretter la «?monarchie chrétienne?» de Louis XIV et de ses descendants, au contraire. Si bien que, tant que le clivage entre la gauche et la droite a été l'acceptation profonde, ou le refus déterminé, des Principes de 1789, la grande majorité des protestants se sont retrouvés à gauche de l'échiquier politique.
    De 1789 à nos jours, en passant par le bref gouvernement dirigé par William Waddington en 1879 et composé pour moitié de ministres protestants ou le gouvernement de Pierre Mauroy en 1981, qui comprenait cinq ministres et trois secrétaires d'État protestants, André Encrevé éclaire minutieusement les choix faits par ces hommes ou ces femmes, lors de périodes et d'événements décisifs?: Révolution française, Premier Empire, monarchie de Juillet, Second Empire, Commune de Paris, affaire Dreyfus, séparation des Églises et de l'État, Seconde Guerre mondiale, Guerre d'Algérie...
    Il propose ainsi une histoire saisissante des protestants français en politique sur plus de deux siècles.

  • En avril 1598, Henri IV ratifie le célèbre édit de Nantes qui met fin à plus de trente ans de guerres civiles. Ce texte fondateur règle pour près d'un siècle les rapports entre catholiques et protestants, jusqu'à sa révocation par Louis XIV en 1685.
    Il serait pourtant anachronique de voir dans l'édit de Nantes la charte du protestantisme français, car « tolérance », alors, n'a pas le même sens qu'aujourd'hui. Il s'agit bien plutôt d'un compromis inégal, qui vise au « vivre ensemble » en permettant sur un même territoire la coexistence officielle de deux Eglises opposées, mais aussi de deux cultures. A l'heure où les religions sont redevenues des marqueurs d'identité, la lecture de ce texte, qui prêche la fin des conflits religieux, est particulièrement salutaire.

     

  • Sait-on bien que les baptistes sont aujourd'hui plus nombreux aux Etats-Unis que les catholiques en Espagne et en Italie ? Que les assemblées pentecôtistes, sur les cinq continents, réunissent chaque année des millions de personnes ? Depuis près de cinq siècles, la Réforme protestante, en choisissant de s'adresser à tous les hommes de toutes conditions dans leur propre langue, a contribué à l'émergence des sociétés modernes et à l'affirmation des nations. Bernard Cottret restitue fidèlement cette histoire en interrogeant l'oeuvre et l'influence de l'Allemand Martin Luther (1483-1546), du français jean Calvin (1509-1564) et de l'Anglais John Wesley (1703-1791). De Wittenberg à Genève, de l'Angleterre au Nouveau monde, la Réforme protestante s'est ainsi affirmée comme un mouvement original et puissant dont la trajectoire se poursuit sous nos yeux. "Membre honoraire senior de l'Institut universitaire de France, Bernard Cottret enseigne à l'université de Versailles-Saint-Quentin et à l'Ircom (Paris-Sorbonne). Auteur de biographies de Calvin, Henri VIII, Elizabeth Ier, Jean-Jacques Rousseau (avec Monique Cottret), il a également publié chez Perrin 1598," l'Edit de Nantes "(1998)."

  • Témoignant du basculement de la France et de l'Europe vers un nouveau monde, la guerre des camisards et la guerre de Vendée encadrent le XVIIIe siècle. La première est une révolte face à la volonté d'absolutisme de Louis XIV et deviendra a posteriori le symbole d'une lutte pour la liberté de conscience;la seconde est une révolte qui symbolise à la fois la Contre-Révolution et la marche forcée vers l'État-nation. Des protestants luttant pour garder leur liberté de culte sans contester la légitimité du pouvoir royal;des catholiques se battant pour préserver leur manière de pratiquer,en contestant le bien-fondé d'un nouveau régime qui les instrumentalise. Deux rapports à l'État mais la même incapacité de l'État d'appréhender la diversité.
    La mémoire de ces deux guerres est demeurée très vivace,non seulement dans les régions concernées,les Cévennes et la Vendée, mais également à l'échelle nationale voir internationale. Ce sont des récits fidèlement transmis, de génération en génération. Mais ce sont aussi deux mémoires façonnées par le temps et dont la perception a pu changer, parfois de manière radicale.
    À travers le récit des révoltes, ce livre à deux voix est une réflexion originale et limpide qui questionne le rapport à l'histoire et à sa mémoire, écrite, orale et picturale.

  • Pasteur de l'église réformée d'Alsace, ayant exercé à Mulhouse et Strasbourg, élu municipal (Mulhouse, Munster) conseiller régional, conseiller auprès du président de la Région Alsace, la carrière de Jean-Louis Hoffet conjugue le engagements pastoraux et politiques.
    La première partie du livre retrace sa vie, celle de ses ancêtres dont beaucoup ont comme lui été pasteurs. Il revient sur ses multiples engagements professionnels et personnels et sur ses parents : Frédéric Hoffet, avocat et auteur prolixe notamment de la célèbre « Psychanalyse de l'Alsace » et Marieleine Hoffet, l'une des premières femmes pasteure en France, capitaine dans l'armée française, féministe engagée.
    La seconde partie du livre évoque les douze événements qu'il a créés en Alsace et qui continuent à exister chaque année.

  • Martin Luther

    Matthieu Arnold

    • Fayard
    • 8 Mars 2017

    Le combat de Martin Luther (1483-1546) contre les dérives de l'Église de son temps a été à l'origine d'un renouveau de la piété, mais aussi de la fracture de la chrétienté occidentale qui perdure jusqu'à aujourd'hui.
    À l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme, Matthieu Arnold suit Luther à travers l'ensemble de sa vie et de son oeuvre : ses grands traités, sa traduction de la Bible, sa correspondance, ses catéchismes, ses cantiques, ses prédications ou encore ses Propos de table. Il nous fait découvrir ainsi un personnage plus riche et plus complexe que le pourfendeur de la papauté ou l'adversaire d'Érasme : le porte-parole d'un message réconfortant et le génial inventeur de la langue allemande ; un mari facétieux, promoteur de l'instruction des femmes ; un homme d'une intense sensibilité religieuse, qui fut appelé à s'exprimer aussi dans le domaine de l'éducation, de l'économie et de la politique. Grâce à l'étude des écrits de ses contemporains, Matthieu Arnold resitue Luther dans son époque pour mieux en mesurer l'influence, dans tous les milieux sociaux.
      Professeur à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg, membre honoraire de l'Institut universitaire de France, Matthieu Arnold est le premier historien à avoir consacré une étude systématique à l'immense corpus des lettres de Luther. Il a notamment édité Martin Luther, Les Quatre-vingt-quinze thèses (Olivétan, 2014), et il co-dirige l'édition des Oeuvres de Luther dans la Bibliothèque de la Pléiade (t. I, 1999 ; t. II sous presse). 

  • Perché à 1000 mètres d'altitude, non loin du bourg du Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire le Coteau Fleuri était avant-guerre une vaste maison de villégiature. Mais en mai 1942, la Cimade, jeune association protestante d'aide aux réfugiés, loue ces trois bâtiments à une toute autre fin : il s'agit d'accueillir des hommes, femmes et enfants sortis, légalement, des camps d'internement de Vichy. Quelques Espagnols et surtout des juifs allemands quittent Gurs, Rivesaltes, Le Récébédou, Les Milles, pour le refuge sur la montagne.
    Patrick Cabanel fait partager le quotidien de ces quelque 180 reclus qui réapprennent à vivre, libres mais menacés, et dont beaucoup seront ensuite exfilrés. Il raconte les espoirs, les défaites, les peurs et les rencontres. Une histoire d'héroïsme tranquille et de résistance spirituelle qui n'est pas exempte d'ambiguïtés voire de frictions entre des personnalités et des croyances diverses, mais que le Coteau fleuri va unir à jamais.

  • Le 24 juillet 1702, l'abbé du Chaila, archiprêtre et persécuteur infatigable des protestants cévenols, est assassiné au Pont-de-Montvert. C'est le détonateur de la guerre des camisards. Quelles sont les grandes phases de cette révolte ? Dans quel contexte international se déroule-t-elle ? Pourquoi en Cévennes ? Qui sont les prédicants ? Qu'est-ce que le prophétisme ? Huguenots, camisards, qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Quels sont leurs chefs ? Quelles troupes envoie Louis XIV ? Qu'appelle-t-on le Désert ? Y a-t-il des camisardes ? Dans quel climat religieux vivent les camisards ? Que revendiquent-ils ? En 40 réponses, Jean-Paul Chabrol apporte un éclairage original sur cette révolte pour la liberté de conscience qui marqua de son empreinte les Cévennes et, bien au delà, l'Europe.

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  • Dans l'Allemagne nazie. L'Europe occupée, la France de Vichy, les principaux lieux et médias d'une expression publique libre ont été supprimés, contrôlés ou pervertis. C'est dans ce contexte qu'une parole courageuse est portée par nombre de pasteurs en France. A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la déclaration de l'Église réformée de France, invitant, en 1942, à secourir les juifs persécutés, Patrick Cabanel nous propose de (re)découvrir 9 prédications de résistance prononcées dès 1940. Au-delà du discours religieux et de son vocabulaire, inhérent à la nature de ces textes, ces voix revêtent une force, une audace et un courage qui, inscrits dans la durée, font oeuvre de Résistance active tout autant que spirituelle. A Lyon, en 1941 et 1942, les résistants Berty Albrecht et Henri Frenay assistaient aux cultes de Roland de Pury : "Quelle joie était-ce pour nous que d'écouter cet homme dire à haute voix devant un nombreux auditoire, et en termes à peine différents, ce que nous écrivons dans nos feuilles clandestines". Ces voix suscitèrent de nombreux engagements. Après avoir mis en perspective l'ensemble de cette résistance si particulière, l'historien Patrick Cabanel, qui a consacré une partie de son oeuvre aux relations entre protestants et juifs, accompagne chaque texte d'une biographie de son auteur ainsi que d'un rappel du contexte dans lequel il a été prononcé.

  • Les 330 cartes et quelques 100 notices de l'Atlas des Camisards renouvellent et transforment la perception et la compréhension d'une page de l'histoire de France qui a marqué l'Europe entière. Comprendre les enjeux historiques, le contexte international, les stratégies des parties prenantes ou la géographie des batailles ; se représenter les chefs camisards, leurs territoires, niais aussi les dragonnades, les caches, les assemblées, les galériens, les prisonnières de la tour de Constance puis l'action de restauration d'Antoine Court : par l'originalité et la multiplicité de leurs approches, ces cartes marquent une innovation sans équivalent. Si la guerre des Camisards se déroule de 1702 à 1704, elle se situe dans une histoire longue de dissidences religieuses européennes. L'Atlas des Camisards s'inscrit dans un cadre historique de plusieurs siècles, de l'introduction de la Réforme dans le royaume de France, au XVe siècle, aux temps de la persécution, de la guerres puis de la reconstruction d'une Eglise protestante au XVIe siècle, jusqu'à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen garantissant la liberté de religion.
    Agrégé de géographie, historien, professeur de Chaire supérieure, Jacques Mauduy est également cartographe. Il a publié plusieurs livres de référence, de la géographie du western aux Etats-Unis aux reliefs des montagnes cévenoles. Agrégé d'histoire, Jean-Paul Chabrol est spécialiste du Gévaudan et des Cévennes, en particulier des singularités sociales et religieuses de ces territoires. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages consacrés à la guerre des Camisards et au phénomène prophétique.

  • Les guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France, nous lèguent de la religion une image de violence et de fanatisme, faisant écho à notre situation contemporaine. Pourtant dès 1598, grâce à son édit de Nantes, la France a expérimenté un mode de coexistence original entre ses confessions religieuses. C'est la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui a mis fin à ce face-à-face, gommant pour longtemps des esprits la singulière réussite de ces temps d'exception.

    Vingt millions de catholiques et un million de protestants, à la suite de Luther, de Calvin ou du concile de Trente, partageant une culture largement commune, ont évolué ensemble sur notre territoire et fait l'expérience d'une cohabitation inédite. Leur confrontation s'est accompagnée de multiples emprunts et échanges qu'explore ce livre au travers de quelques grandes figures engagées, de Théodore de Bèze à François de Sales, de Catherine Lévesque à Marie de l'Incarnation.

    Un moment charnière de près d'un siècle généreusement mis en valeur par Bernard Cottret, mais aussi un temps exemplaire de confrontation pacifique entre tenants de religions différentes, précédant les Lumières.

  • La commune du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) tient une place tout à fait remarquable dans l'histoire du sauvetage des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. La résistance - d'abord pacifiste -, initiée par les pasteurs Trocmé et Theis, s'inscrit dans la tradition protestante de défense des opprimés.
    Dès 1940, les villageois entreprennent de cacher des Juifs, notamment beaucoup d'enfants menacés de déportation vers les camps de concentration, et les accueillent dans leurs maisons et dans les fermes des alentours. Au-delà du refuge, les habitants leur fournissent de faux papiers d'identité, des cartes de rationnement et les aident à passer en Suisse. On estime que mille à trois mille personnes purent ainsi être sauvées. En 1990, le gouvernement israélien reconnut l'ensemble du village comme « Juste parmi les nations » pour son admirable action humanitaire et sa bravoure face au danger.
    Dans cet ouvrage en tout point exact sur le plan historique mais destiné à un large public, Emmanuel Deun raconte l'histoire de ces faits exceptionnels et brosse le portrait de personnalités hors du commun qui payèrent souvent de leur vie leur courage.

  • De 1940 à 1944, quelques centaines de juifs sont venus s'installer ou séjourner dans les Cévennes, entre Gard et Lozère. Vallées et montagnes les ont presque tous sauvés, malgré les rafles, la gendarmerie puis les troupes et polices d'occupation. Juifs français et étrangers, antinazis allemands, enfants isolés et familles entières ont trouvé ici l'asile et le salut. Ils le doivent à une géographie tourmentée et à la culture historique de la population cévenole: les descendants des Camisards, habitués à tenir tête à l'État oppressif, ont ouvert aux juifs les portes de leur pays de schiste, de Bible et de mémoire.

    Ce livre est la première synthèse sur l'une des plus belles pages de la rencontre entre juifs et non juifs dans la France de Vichy.

  • Selon Luther, l'homme reste toute sa vie indigne du salut, le péché originel a été trop grave. C'est la doctrine de la " justification par la foi ". Cet ouvrage la replace dans son contexte historique et en suit la diffusion dans la partie de la chrétienté devenue protestante. Pour la première fois dans l'histoire, une hérésie chrétienne a tenu en échec l'autorité romaine.

  • Eminent spécialiste de Luther, Marc Lienhard propose ici une toute nouvelle biographie du célèbre réformateur qui, en plus de retracer de manière claire et précise sa vie, tient compte de ses inspirations, de ses sources, de sa démarche, de sa pensée théologique mais également des sujets qui fâchent comme son rapport au pape, à l'islam ou au judaïsme. Enfin Marc Lienhard nous montre l'importance de Luther dans l'histoire ainsi que son actualité. Le livre événement sur Luther.

  • 4 avril 1968, King est assassiné à Memphis. Cinquante ans plus tard, de nombreuses questions se posent encore. Pourquoi ce pasteur d'Atlanta se mêlait-il tant de politique ?
    Où se ressourçait ce résistant non violent ? Celui qui s'opposa vivement à la guerre du Viêt Nam, n'était-il pas un grand naïf ? Et aujourd'hui, qui a repris le flambeau ? Le rêve, qui fit vibrer le pays le 28 août 1963, s'est-il réalisé avec l'élection d'un premier président noir ? La situation des Africains-Américains s'est-elle vraiment améliorée ? Finalement, King est-il un héros de l'Amérique ou un prophète du XX e siècle ? Cet essai tente d'y répondre.

  • Découvrez La nuit de la Saint-Barthélémy - Un rêve perdu de la Renaissance, le livre de Denis Crouzet. Que s'est-il vraiment passé la nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572 ? Pourquoi, brusquement, des milliers de protestants ont-ils été mis à mort dans Paris ? Au fil d'un enquête exemplaire, Denis Crouzet observe minutieusement la reine Catherine de Médicis. Il fait ressurgir, à l'occasion du mariage de sa fille Marguerite et du prince protestant Henri de Navarre, son idéal de tolérance et ses stratégies de conciliation des factions qui, depuis 1562, entraînent le royaume de France dans des guerres civiles atroces. Il montre comment, à l'occasion de l'attentat dont est victime au sortir du Louvre l'amiral Coligny, son rêve de paix se brise tragiquement le 22 août 1572 sur une radicalisation des catholiques et des protestants. La concorde humaniste ne peut résister à une effrayante montée des tensions religieuses qui, sans doute dans la pensée d'éviter une nouvelle guerre civile, contraignent la monarchie à procéder à une exécution préventive des chefs du protestantisme militaire. Mais c'était sans compter sur l'exaltation qui porte immédiatement les catholiques parisiens au massacre de tous ceux qui, à leurs yeux, rompent l'union du royaume avec Dieu. Au-delà de cet enchaînement événementiel, La nuit de la Saint-Barthélemy dévoile la façon tragique dont les femmes et les hommes en viennent parfois à défaire, dans le sang, le lien fragile qui autorise la vie en société.

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