Labor Et Fides

  • Le culte protestant : une approche théologique Nouv.

    Comment les protestants rendent-ils leur culte à Dieu? Si les différents moments du culte sont fixés depuis longtemps, leur sens n'est pas toujours clair aujourd'hui, y compris pour les protestants eux-mêmes.

    Ce livre, qui réunit des auteurs divers autour des enseignants de la Faculté de théologie de l'Université de Genève, se propose de faire le point. Il reprend les différents moments liturgiques du culte, en interroge le sens et en sonde la pertinence pour la vie communautaire des croyants.

    Avec les contributions de Frère Alois, Hans-Christoph Askani, Simon Butticaz, Leopoldo Cervantes-Ortiz, Christophe Chalamet, Meehyun Chung, François Dermange, Andreas Dettwiler, Olivier Fatio, Chris Ferguson, Michel Grandjean, Angela Dienhart Hancock, Nico Koopman, Jean-Daniel Macchi, Félix Moser, Élisabeth Parmentier, Bernard Rordorf, Vincent Schmid, Sarah Scholl, Sarah Stewart-Kroeker, Ueli Zahnd et Benoît Zimmermann.

  • Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel.
    Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être « avec le souci, non dans le souci », les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la « contempl-action » !

  • Mémoires

    André Trocmé

    Ce texte souvent cité par extraits, jamais publié ni même lu dans son intégralité, propose un parcours des deux premiers tiers du XXe siècle à travers la vie d'un acteur majeur du protestantisme français et international. André Trocmé (1901-1971), issu d'une famille germano-française d'industriels du textile dans le nord de la France, a connu l'occupation de sa région au cours de la Première Guerre mondiale et y est devenu à jamais pacifiste. Après des études de théologie durant un an à New York après l'obtention de son diplôme à Paris, il vit pleinement l'expérience du Christianisme social.En 1934, il devient pasteur du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Il y fonde en 1938, avec son collègue Édouard Theis, l'École nouvelle cévenole (futur collège Cévenol), un lycée d'enseignement protestant, d'abord destiné aux enfants des pasteurs et aux jeunes du plateau. L'établissement devient à partir de 1940 une maison de refuge pour des enseignants et des élèves étrangers, le plus souvent juifs. Au même moment, André Trocmé, avec sa femme Magda, s'impose comme le chef d'orchestre de l'accueil de plusieurs centaines de Juifs au Chambon-sur-Lignon et sur le plateau. Il tient tête aux autorités de Vichy, et est emprisonné pendant un mois en 1943, avant de devoir passer à la clandestinité jusqu'à la Libération.Son autobiographie offre un document de première main sur ces années qui ont valu au Chambon-sur-Lignon la reconnaissance de l'Institut Yad Vashem, en Israël, et une notoriété mondiale. Au lendemain de la guerre, André Trocmé s'installe à Versailles pour y diriger la branche européenne du Mouvement international de la Réconciliation, avant de terminer sa carrière pastorale à Genève. Il a été reconnu Juste parmi les nations, comme son épouse.L'introduction, l'édition et les notes sont l'oeuvre de l'historien Patrick Cabanel (EPHE, Paris), spécialiste des Justes parmi les nations et de l'accueil des Juifs dans les Cévennes comme au Chambon-sur-Lignon.

  • Cette anthologie est constituée de textes poétiques d'auteurs protestants ou assimilés (Marot, Bèze, Aubigné, Du Bartas, Drelincourt, Peyrat, Siefert, Dadelsen, Eigeldinger, Chessex, etc.) mais aussi de textes sur le protestantisme d'auteurs non protestants (Voltaire, Hugo, Vigny, Pierre Emmanuel, etc.) ainsi que de textes résolument antiprotestants (Ronsard, Baudelaire, Verlaine, Claudel, etc.).
    Une introduction retrace l'évolution des liens entre protestantisme et poésie française, en partant du deuxième tiers du XVIe siècle, dominé par la constitution du Psautier huguenot, le troisième tiers marqué par les guerres de Religion, le XVIIe siècle relativement apaisé de l'Édit de Nantes, le XVIIIe douloureux de la Révocation de l'Édit de Nantes, le XIXe revisitant l'histoire du protestantisme et les XXe et XXIe animés par les poètes suisses.
    /> Cet ouvrage adopte un classement thématique: Bible (poèmes présentés selon l'ordre des livres bibliques), Histoire (selon la chronologie des événements cités dans les poèmes), et Liturgie (ce qui relève du cultuel).

  • Après le succès du livre Lettre à mon gendre agnostique pour lui expliquer la foi chrétienne, Antoine Nouis propose cette fois de rendre accessible les spécificités de la foi protestante, et ce qui la différencie du catholicisme. Il retrace en même temps l'implantation puis l'histoire du protestantisme en France et son importance, souvent méconnue. Enfin il montre l'actualité et la pertinence de la foi protestante, ses points de convergences et parfois de divergences avec la tradition catholique, et comment les deux traditions peuvent se nourrir l'une de l'autre.

    Un livre court, clair et brillant, qui donne un éclairage nouveau sur le protestantisme contemporain.

  • Les thèses réformatrices de 1523 et leurs commentaires sont de beaucoup le texte le plus important et le plus volumineux de Zwingli. Il est aussi le tout premier manifeste de ce qui allait devenir la branche proprement réformée du protestantisme.
    Enfin traduit en français, ce document laisse transparaître nettement ce qui a d'emblée distingué le courant réformé du courant luthérien. Zwingli l'a écrit en moyen haut allemand de l'époque, à destination de ses anciens paroissiens de Glaris, pour les mettre au courant des discussions et controverses qui avaient précédé la dispute au terme de laquelle Zurich est passé à la Réforme, et tenter de les y rallier à leur tour.
    Il l'a fait avec une liberté de ton, un mordant, voire une manière populaire de dire et envisager les choses qui font de ce document un témoin important et savoureux de ce qui s'est joué au XVIe siècle.

  • Les fractures protestantes en Suisse romande au XIXe siècle Nouv.

    À l'heure actuelle, les Églises protestantes sont devenues des acteurs minoritaires dans nos sociétés sécularisées et elles n'encadrent plus qu'une petite partie de la population; il est facile d'oublier qu'elles ont été centrales dans l'histoire des cantons protestants romands, bien qu'elles aient vécu des fragmentations et divisions, qui ne furent pas anodines.

    Afin de comprendre l'histoire culturelle et politique de nos sociétés ainsi que le présent des communautés religieuses, se saisir de ces fractures religieuses du XIXe siècle permet de comprendre ce que la modernité fait de la religion, ce que les principes de liberté individuelle font au christianisme, et, à l'inverse, ce que la religion fait à la modernité. Ni l'histoire de la culture occidentale, ni celle des institutions démocratiques ou de la société civile, ni l'histoire de l'art, ni, a fortiori, celle du christianisme, ne peut se passer d'un détour par les conflits et les scissions religieuses du XIXe siècle.

    Cet ouvrage, en réunissant de manière interdisciplinaire les dernières études touchant aux causes et aux effets liés à la formation des Églises libres/indépendantes de Genève (1849-années 1940), Neuchâtel (1874-1943) et Vaud (1847-1966), veut amorcer un renouvellement du regard historique sur cette période et ses effets. L'objectif est de fournir les bases d'une histoire à la fois religieuse, sociale et politique des protestantismes romands au XIXe siècle, en traitant conjointement les questions institutionnelles et les dimensions culturelles, philosophiques et théologiques.

    Avec les contributions de Frédéric Amsler, David Auberson, Jean-Pierre Bastian, Patrick Cabanel, Roland J. Campiche, Cédric Cotter, Nathalie Dahn, Christian Grosse, Irène Herrmann, Aline Johner, Philippe Kaenel, Valérie Lathion, Jean-François Mayer, Olivier Meuwly, Maria-Cristina Pitassi, Bernard Reymond et Sarah Scholl.

  • Les chrétiens blancs évangéliques dits « nés de nouveau » ont joué un rôle considérable dans l'élection de 2016 en votant à 81 en faveur de Donald J Trump Cela correspond à 61 des 62 millions d'évangéliques aux États Unis, soit environ 10 de la population américaine Pour la frange charismatique près du pouvoir politique, le président Trump représente le seul espoir pour l'Amérique On le compare même parfois au roi Perse Cyrus le Grand, libérateur choisi par Dieu pour l'affranchissement du peuple juif au VI e siècle avant notre ère Trois idées centrales ont contribué à l'émergence du charismatisme en politique aux États Unis le dominionisme c'est à dire la lutte contre le diable le combat spirituel, et l'eschatologie Sachant que l'élection de novembre 2020 sera décisive pour l'Amérique, peut on se permettre de négliger la façon dont ces idées ont façonné la politique sous l'administration Trump Nous proposons d'examiner la manière dont ces trois idées ont servi une certaine portion de l'électorat évangélique au sein du pouvoir américain

  • Eminent spécialiste de Luther, Marc Lienhard propose ici une toute nouvelle biographie du célèbre réformateur qui, en plus de retracer de manière claire et précise sa vie, tient compte de ses inspirations, de ses sources, de sa démarche, de sa pensée théologique mais également des sujets qui fâchent comme son rapport au pape, à l'islam ou au judaïsme. Enfin Marc Lienhard nous montre l'importance de Luther dans l'histoire ainsi que son actualité. Le livre événement sur Luther.

  • 4 avril 1968, King est assassiné à Memphis. Cinquante ans plus tard, de nombreuses questions se posent encore. Pourquoi ce pasteur d'Atlanta se mêlait-il tant de politique ?
    Où se ressourçait ce résistant non violent ? Celui qui s'opposa vivement à la guerre du Viêt Nam, n'était-il pas un grand naïf ? Et aujourd'hui, qui a repris le flambeau ? Le rêve, qui fit vibrer le pays le 28 août 1963, s'est-il réalisé avec l'élection d'un premier président noir ? La situation des Africains-Américains s'est-elle vraiment améliorée ? Finalement, King est-il un héros de l'Amérique ou un prophète du XX e siècle ? Cet essai tente d'y répondre.

  • Ulrich Zwingli

    Peter Opitz

    Bien que méconnu, Ulrich Zwingli (1484-1531) n'est pas seulement le réformateur de Zurich et le père de la Réforme suisse  : malgré une activité courte, mais très prolifique, il peut être considéré comme un véritable pionnier du protestantisme mondial réformé. La biographie de Peter Opitz, très compréhensible et richement illustrée, revient sur les réflexions et les travaux du réformateur zurichois dans les conflits de son époque. Elle met en lumière les convictions théologiques fondamentales qui ont façonné les actions de Zwingli dans l'Église et au sein de la Confédération helvétique.
     

  • Une anthologie des grands textes de Martin Luther rédigés de 1517 à 1520 et qui illustrent de manière décisive sa pensée et ses choix théologiques. Les textes sont précédés d'une introduction historique de Pierre-Olivier Léchot et Mathieu Arnold qui en montre également toute l'actualité.

  • Dans l'ensemble des pays francophones, Jean-Paul Willaime est l'un des sociologues des religions les plus marquants de sa génération. Tout en assumant positivement un ancrage dans le protestantisme, ses analyses sociologiques du religieux contemporain mêlent l'empathie compréhensive et la distance critique de l'objectivation. Si l'on a pu penser que plus de modernité signifiait moins de religieux, il s'avère aujourd'hui que la radicalisation même de la modernité signifie non pas moins de religieux, mais du religieux autrement. Jean-Paul Willaime explique pourquoi, malgré la tragique actualité des fanatismes religieux, «  la guerre des dieux n'aura pas lieu  ».
    Ces entretiens, réalisés avec le sociologue E.-M. Meunier, proposent une réflexion originale d'ampleur sur la formation et le travail d'un sociologue des religions dans une société sécularisée. Plus qu'à un simple essai biographique, c'est à une véritable réflexion sur le rôle de la religion dans les sociétés contemporaines que sont conviés les lecteurs.

  • Qui était jean calvin? un rabat-joie sans humour, déterminé à combattre toute forme de plaisir? le créateur d'une marque de masochisme chrétien pour l'époque moderne? l'indigeste tyran de genève qui tenta de soumettre une société entière à sa volonté? le précurseur d'une philosophie du bien-être? eh bien non, rien de tout cela en particulier.
    Jean calvin fut un réformateur religieux. l'un des théologiens les plus influents de la période de la réforme, et, de ce fait, du monde moderne. son rayonnement fut si grand qu'au moment de sa mort, en 1564, les centaines de milliers de protestants qui se réclamaient de son enseignement portaient déjà le nom de "calvinistes". dans cette biographie conçue pour approcher calvin sans trop s'éreinter, son auteur, spécialiste américain du réformateur, dresse un portrait dont la légèreté n'exclut pas la minutie.
    Et grâce au talent du dessinateur suisse mix et remix qui illustre cet ouvrage, le spirituel se décline dans ce livre sur plusieurs horizons.

  • Le Catéchisme de Heidelberg est sans conteste l'un des plus grands documents de la Réforme protestante. Des générations de réformés ne s'y sont pas trompées : traduit et diffusé à travers l'Europe entière, y compris au sein du monde protestant francophone, il sera souvent employé jusqu'au beau milieu du XXe siècle dans l'enseignement catéchétique, allant même jusqu'à y supplanter le catéchisme de Calvin. Associé à une véritable confession de foi par de nombreuses Eglises à travers le continent, il sera également une source d'inspiration pour la résistance protestante au nazisme durant les années sombres du XXe siècle, en Allemagne mais aussi en France.
    Pierre-Olivier Léchot, qui introduit et édite cette confession, est spécialiste des protestantismes des XVIIe et XVIIIe siècles. Docteur de l'Université de Genève, il est maître de conférences en histoire moderne à la Faculté de théologie protestante de Paris

  • Cette magistrale histoire de la Réformation dans le Saint Empire romain germanique met en évidence la complexité des événements ayant conduit à la naissance du protestantisme. L'auteur souligne que la réforme de Luther se distingue des autres réformes des XVe et XVIe siècles par ceci qu'elle a mis fin à l'unité de l'Eglise et qu'elle a fait naître un nouveau type d'Eglises, les Eglises confessionnelles de la seconde moitié du XVIe siècle. Très attentif aux débats historiographiques contemporains, le livre refuse toutes les interprétations idéologiques de la Réformation qui cherchent à y trouver soit la naissance du monde moderne, soit une péripétie du Moyen Age finissant, pour étudier le phénomène historique dans toute sa complexité.
    Outre les aspects politiques et théologiques, l'auteur accorde une grande importance à l'histoire sociale, aux pratiques religieuses et aux médias (développement de l'imprimerie). Cette pluridisciplinarité lui permet de tracer une fresque différenciée et extrêmement riche de cette époque cruciale de l'histoire européenne.
    Thomas Kaufmann, 1962, est professeur d'histoire de l'Eglise à l'Université de Göttingen en Allemagne et premier vice-président de l'Académie des sciences de cette ville. Auteur de nombreuses publications, il est l'un des meilleures spécialistes en Europe de l'histoire du christianisme entre le XVe et le XVIIe siècle.

  • Le livre de Thomas Kaufmann constitue la première synthèse contemporaine sur l'attitude du célèbre réformateur face aux juifs. On sait que cette attitude s'est modifiée au cours de sa vie, Luther passant d'une position plutôt tolérante à une phase terriblement agressive à la fin de sa vie. Comment expliquer un tel revirement ? Thomas Kaufmann montre que les prises de position tardives de Luther, qui exige la destruction des synagogues et l'expulsion des juifs, sont en grande partie dues à des peurs apocalyptiques qui trahissent la grande anxiété du Réformateur à la fin de sa vie. Thomas Kaufmann analyse enfin l'importance que ces textes ont prise au XXe siècle avec l'émergence d'un antisémitisme racial.

  • Enfin un livre qui expose ce que les cultes sont avant de prescrire ce qu'ils devraient être. Dans cet ouvrage, Olivier Bauer parcourt l'ensemble du culte avec huit articles consacrés aux cultes, huit articles nourris par vingt ans d'expérience comme théologien et comme pasteur en Suisse, en France, en Polynésie française, aux États-Unis et au Canada, huit articles publiés entre 2001 et 2010 en Europe et en Amérique du Nord. Qui se pose des questions de fond - à quoi sert le culte ? La foi vient-elle seulement de ce que l'on entend ? Quel est le statut des médiations théologiques ? - y trouvera des réponses. Qui aime les débats y trouvera la lettre qu'Olivier Bauer a envoyé à Joseph Ratzinger / Benoît XVI pour critiquer sa conception de la messe.

  • C'est effectivement d'un itinéraire qu'il est ici question, celui qu'emprunte la pensée de calvin dans la version définitive de l'institution de la religion chrétienne.
    La présente étude se propose de fournir un guide de lecture de ce maître livre, précédé d'une courte biographie de son auteur.

  • Les deux traités traduits et commentés ici témoignent des évolutions du grand Réformateur en même temps que des principaux enjeux de sa controverse avec l'Eglise traditionnelle. Au printemps 1521, la réfutation latine dirigée contre Jacques Latomus, théologien de Louvain, se concentre sur l'explication de la thèse selon laquelle, même justifié, l'homme reste pécheur et qu'il est donc incapable d'accomplir des oeuvres vraiment bonnes ; c'est pour Luther l'occasion de développements importants sur la relation en rhétorique classique et exégèse biblique. En 1541, l'écrit allemand contre Jean le Pitre, contemporain des derniers dialogues politico-religieux avant le Concile de Trente, scelle l'opposition entre deux Eglises, telles que les dépeint le Réformateur : la fausse Eglise, prostituée du Diable et infidèle à l'Eglise ancienne, dont elle a perverti les enseignements et dénaturé les sacrements ; l'Eglise véritable, héritière des préceptes du Christ et des apôtres, fidèle à l'Eglise ancienne même si sa vie reste loin d'être exemplaire.

  • Dans les Eglises évangéliques réformées de Suisse, ce sont plus de deux mille prédicateurs et prédicatrices qui, dimanche après dimanche, montent en chaire pour témoigner de la Parole de Dieu et en risquer une traduction pour aujourd'hui. Proclamer l'Evangile est au coeur de la mission de l'Eglise ; la prédication appartient à une longue et belle tradition issue de la Réforme. Mais c'est également une chance pour l'avenir, car une bonne prédication rejoint et interpelle l'humain. Aujourd'hui comme hier. Sans oublier qu'il s'agit aussi d'une oeuvre d'art qui requiert du temps, de l'énergie et de la passion !
    C'est pourquoi, souhaitant valoriser cette riche culture de la Parole, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse a lancé en 2014 le premier Prix suisse de la prédication. Les prédications lauréates ont été réunies dans ce recueil. Une manière originale d'offrir une seconde vie à ces messages, par-delà les murs des temples protestants.
    Avec les prédications de Luc Badoux, Ruedi Bertschi, Andreas Bruderer, Marco Di Pasquale, Martin Du¨rr, Thomas Grossenbacher, François Lemrich, Manuela Liechti-Genge (Prix spécial du jury), Isabelle Ott-Baechler (Prix de la prédication), Maja Peter, Etienne Rochat-Amaudruz, Pascale Rondez, Verena Salvisberg, Caroline Schröder Field (Prix de la prédication), Stefan Weller.

  • Calvin doit-il être vu comme le père de la démocratie ou de la théocratie, celui du capitalisme ou de la justice sociale, le défenseur de la grâce ou d'une théologie des oeuvres ? Cet ouvrage a la volonté de faire le point en restituant l'éthique du Réformateur dans sa matrice théologique. On s'aperçoit alors que Calvin ne défend pas une éthique mais trois, selon qu'on la regarde du point de vue du Créateur, du Christ ou de l'Esprit saint. Se trouvent alors levées bien des apories apparentes et dégagé un rapport au sens de l'existence, à l'économie et au politique qui font voir le Réformateur sous un jour nouveau.

  • On découvre Jean Calvin dans une pièce austère au coeur de la Vieille-Ville de Genève, près du cadavre de son fils Jacques, mort de maladie. S'adressant à son enfant décédé, Calvin se remémore sa vie et trace les grandes lignes de son action intellectuelle, politique et théologique. Indirectement, il s'adresse également à nous, lectrices et lecteurs du XXI e siècle.
    Ce monologue est une plongée dans les méandres intimes du célèbre théologien en même temps qu'une investigation de nos racines communes : car Calvin a marqué le subconscient des Genevois - et plus largement de la civilisation occidentale - d'une manière forte, durable, et souvent méconnue.
    Le texte est accompagné de cinq illustrations originales de Marius Margot qui répondent au texte de Dominique Ziegler.

  • Ferdinand Buisson (1841-1932), Prix Nobel de la Paix en 1927, a eu une très longue carrière religieuse, pédagogique et politique. Elle a fait de lui l'un des hommes les plus importants, et aussi les plus méconnus, de l'histoire de la France contemporaine. On le dit le « numéro deux » de la laïcisation scolaire, au début des années 1880, derrière Jules Ferry. Il a également été à l'origine de l'une des grandes aventures encyclopédiques du siècle, le Dictionnaire de pédagogie (1878-1887). Le pédagogue est entré ensuite en politique, pour prendre une part décisive dans la bataille contre l'Eglise catholique et pour la Séparation. Fidèle sa vie durant à ses engagements de jeunesse, une gauche aux épithètes multiples, religieuse, pédagogique, politique et pacifiste, ce protestant passé par l'expérience de la Suisse ou des Etats-Unis peut être tenu pour le père de la France laïque .

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