Cerf

  • Qu'en est-il aujourd'hui, dans tous ses états, de la Réforme ? Qu'ont encore de commun luthériens, calvinistes, baptistes, évangéliques, pentecôtistes ? L'Écriture et la foi peuvent-elles se dissoudre dans le littéralisme et l'émotion ?
    En notre époque dominée par les émotions, l'enfer est, plus que jamais, pavé de bonnes intentions. La ferveur portée notamment par les protestants évangéliques prend des formes sympathiques, suscite des conversions, touche au coeur des milliers de croyants. Mais ne le fait-elle pas parfois au risque d'un appauvrissement, lui-même source de bien des égarements, voire de fautes lourdes ?
    Bibliste et théologienne protestante, Françoise Smyth lance ici un appel aux calvinistes et luthériens, pour qu'ils maintiennent vivante cette belle démarche que l'on nomme « exégèse ». Elle les encourage à revenir à l'intuition initiale de la Réforme, à lire le Livre avec un esprit de découverte et à rejeter les simplifications commodes qui nourrissent les clichés. L'analyse critique de la Bible, à la portée de tous, ouvre des fenêtres et affermit l'expérience intime de la relation à Dieu. Il peut s'agir de réapprendre à lire.
    Un livre engagé au coeur des mutations et des dérives du fait religieux aujourd'hui.

  • Automne 1611 : de passage en France, un jeune étudiant protestant hollandais affine sa connaissance de l'arabe avec un musulman d'origine castillane rencontré en région parisienne. Thomas Erpenius, qui sera le premier professeur d'arabe de l'université de Leyde, découvre ainsi que la religion musulmane est d'une richesse insoupçonnée et que les théories médiévales au sujet de celle-ci ne sont pour la plupart que des légendes. À la fin des Lumières, le philosophe luthérien Gotthold Ephraïm Lessing fera quant à lui de l'islam un modèle de la religion naturelle de l'humanité, tandis que le pasteur et philosophe Johann Gottfried Herder chantera les beautés de la poésie islamique. Dès ses origines, la tradition protestante a été traversée par un intérêt récurrent pour l'islam, son prophète et son livre saint. De Luther à Herder et de Michel Servet à Pierre Bayle, Pierre-Olivier Léchot retrace l'histoire de cette passion protestante pour l'islam, qu'elle ait été faite d'angoisse et de répulsion ou de fascination et d'admiration. Un récit passionnant qui place au coeur de ce rapport protestant à l'islam l'étude du Coran et montre combien celle-ci fut déterminante dans la construction de l'identité protestante, y compris lorsqu'il en allait de l'interprétation du texte biblique lui-même.

  • De la Réforme à nos jours, quelles personnalités protestantes ont participé à la construction de la France ? Quel a été le sens de leur action, et à quels moments se sont-ils signalés ?
    Pour répondre à ces questions, Frédérick Casadesus dessine ici douze portraits de protestants sans qui notre pays ne serait pas devenu ce qu'il est : le brillant théologien, Jean Calvin ; la protectrice des arts et des humanités, Marguerite de Navarre ; le roi converti au catholicisme, Henri IV ; le fondateur de La Gazette, premier journal français sous le règne de Louis XIII, Théophraste Renaudot ; la courageuse prisonnière de la tour de Constance, Marie Durand ; l'infatigable défenderesse des Lumières, Mme de Staël ; le célèbre architecte de Napoléon III, le baron Haussmann ; le plus grand ministre de Louis-Philippe, François Guizot ; un des pères fondateurs de la laïcité, Ferdinand Buisson ; l'illustre résistant assassiné par la Milice, Jean Zay ; l'implacable homme d'État et opposant de François Mitterrand, Michel Rocard ; sans oublier le génial cinéaste de la Nouvelle vague, Jean-Luc Godard.
    Humanistes, artistes ou républicanistes, tous ont servi la plus grande gloire de notre roman national. Une fresque passionnante !

  • Après Dieu

    François Clavairoly

    • Cerf
    • 10 Octobre 2019

    De Charlie à Me Too, le président de la Fédération protestante de France s'empare des drames et des révoltes d'aujourd'hui pour y retrouver le sens d'un Évangile s'adressant à nos contemporains. Une lecture de l'actualité à la lumière de l'Esprit.

    Dans une Europe livrée aux identités assassines, et où les fondamentalistes gagnent chaque jour du terrain, le président de la Fédération protestante de France a décidé de prendre la parole. Célébrant les 500 ans de la Réforme, il nous entraîne dans un voyage spirituel sans nostalgie, dans l'archipel des textes fondateurs, en relisant aussi bien Calvin que Ricoeur. Il réfléchit sur les attentats de Paris comme sur le sort des réfugiés, sur l'écologie comme sur l'impératif oecuménique, dessinant à chaque page le visage d'un dieu désarmé, et non plus d'un « Dieu des armées ». Il montre enfin que l'esprit critique qui a nourri la République et l'esprit des Lumières est jumeau de l'herméneutique permanente à laquelle les protestants sont attachés.

    Un livre iconoclaste, à contrepied des postures pessimistes.
    Un appel aux hommes de bonne volonté.

  • Luther

    Walter Kasper

    Elles sont rares, les personnalités historiques qui provoquent une attraction magnétique même 500 ans après leur mort. Martin Luther est de ceux-là. Or l'image que l'on s'est faite de lui a changé au fil des siècles. Aussi, pour retrouver le moine Luther et ses combats, devons-nous redécouvrir le monde qui fut le sien pour goûter la singularité de son message. C'est toute l'ambition du livre du cardinal Kasper, car c'est justement l'étrangeté de Luther et de son oeuvre qui fait aujourd'hui son actualité oecuménique. Bien des chrétiens attendent à juste titre que les célébrations des 500 ans de la Réforme nous fassent faire un pas de plus vers l'unité. Cet ouvrage est sans doute le plus bel hommage du cardinal Kasper au service du dialogue entre les croyants.

  • Pour les Eglises luthériennes, le seul fondement doctrinal de l'identité chrétienne est l'Evangile attesté dans l'Ecriture sainte. Les confessions de foi ou écrits symboliques rendent compte de l'interprétation du témoignage biblique qui a autorité dans cette tradition chrétienne. En tant que tels, ils représentent la référence doctrinale qui lie entre elles tant les communautés locales que les Eglises régionales chrétiennes.
    C'est sur la base de ces textes que les pasteurs luthériens s'engagent lors de leur ordination. La présente réédition propose, pour la première fois en langue française, l'ensemble de ces textes de référence. Elle reprend l'ordre proposé par la version allemande et latine de 1580 : les trois confessions de foi de l'Eglise ancienne (symbole apostolique, de Nicée Constantinople et d'Athanase), la Confession d'Augsbourg et son Apologie (1530-1531), les articles de Smalkade (1537), le traité sur le pouvoir et la primauté du pape (1537), les petit et grand catéchismes de Luther (1529), la formule de Concorde (1577).
    Une introduction historique replace chaque document dans son contexte et un répertoire détaillé facilite l'usage de ces textes. Si ces confessions de foi concernent environ 80 millions de fidèles luthériens dans le monde, cette édition s'adresse à toutes les traditions chrétiennes, partenaires du dialogue oecuménique.

  • Composante déterminante du monde contemporain, l'univers protestant est peu spectaculaire.
    C'est une de ses caractéristiques : pas d'ostentation, peu d'extériorisation dans ses institutions, ses pratiques et dans l'expression de l'être en société ou en privé. Jean-Paul Willaime pose précisément son analyse à partir du visible : les protestants dans le monde actuel, pour remonter aux sources historiques des Réformes, faire découvrir les principales branches du protestantisme, explorer la diversification qui lui est consubstantielle, montrer son expansion désormais planétaire.
    En quoi réside l'identité protestante ? Question simple mais délicate, à laquelle l'auteur répond, avant d'explorer d'autres points associés à la galaxie culturelle protestante : rapports au libéralisme et au capitalisme, rôle social, contribution au développement du livre, de l'école et - dans le cas français - de la laïcité. Débat toujours recommencé sur la contribution protestante à la modernisation, sans négliger les cas controversés, ni les contributions présentes à l'oecuménisme.
    De nombreux documents, souvent méconnus, appuient ou complètent cette synthèse. La partie pédagogique, très riche, est due à Dominique Cusenier. S'appuyant sur ses pratiques de professeur d'histoire-géographie et de formatrice d'adultes, ainsi que sur l'analyse de JP Willaime, elle propose des documents et huit stratégies, pour enseigner le protestantisme : quelles représentations les collégiens ont-ils du sujet ? Quelles activités leur proposer ? L'identité, la foi et l'ethos protestants, l'appropriation du fonds chrétien, les rapports à la liberté, la place et le rôle des protestants dans le monde actuel.
    Au bout du compte, le protestantisme pluriel devient plus perceptible.

  • Avril 1525, Luther se fiance. Juin 1525, il se marie.
    Durant cette courte période, des hordes de paysans se battent pour élargir leurs droits, et ce au nom de Luther qui désapprouve pourtant ces soulèvements. Mêlant histoire et fiction, alternant la voix du père du protestantisme avec celle de Sophia Keygler, personnage trouble au destin étrange dont la venue dans un petit village d'Alsace est mystérieuse, Sonia Pelletier-Gautier nous plonge dans l'intimité de l'homme au combat ambigu, guidé par la Parole divine, et écrit une grande épopée romanesque qui happe le lecteur en lui faisant vivre les événements de ce siècle si riche et mouvementé à travers deux destins pour le moins fascinants. Une superbe épopée romanesque dont on aimerait qu'elle n'ait pas de fin.

  • Une religion plus individualisée, une forte affirmation des laïcs, un effort exigeant pour réformer l'Eglise, voire la société : c'est tout cela qui émerge au XVle siècle, en entrouvrant parfois le chemin au subjectivisme radical de la modernité. Ces changements sont préparés par la Renaissance, son retour aux sources classiques, philosophiques et bibliques, l'invention de l'imprimerie et de nouvelles approches du monde, de la religion et de l'homme. Mais avec les Réformes du XVle siècle, l'effort proprement théologique se fait plus intense, en affirmant avec force la transcendance et la grâce de Dieu, et en fondant de manière nouvelle le salut de l'homme et la liberté chrétienne. La foi personnelle est décisive, appuyant sa liberté sur une parole évangélique revenue au premier plan, même si la chrétienté sort divisée des conflits confessionnels. D'où les grands débats évoqués dans ce volume. La justification par la foi occupe une place centrale, tout comme l'exercice d'une foi renouvelée, y compris dans les formes particulières que celle-ci a prises chez les mystiques. Mais la vie en société et les problèmes sociaux sont aussi le lieu d'expression de ce christianisme renouvelé. Trois défis essentiels retiennent l'attention : la colonisation et l'essor des missions, la confrontation aux avancées de la science, en particulier de la cosmologie, et le problème de la tolérance, posé de manière nouvelle par les divisions de la chrétienté et l'évolution vers des blocs confessionnels souvent intolérants. Ce parcours ouvre aussi, du moins en filigrane, à la postérité spirituelle et intellectuelle des démarches théologiques apparues au temps de la Renaissance et des Réformes.

  • Etudiée intensément pour la période qui va du XIIe au XVe siècle, la prédication est plus délaissée pour l'époque moderne.
    Indifférence paradoxale : les grands réformateurs, tels que Luther ou Calvin, ont été non seulement des auteurs lus, mais aussi des prédicateurs écoutés ; fille de l'imprimerie, la Réformation l'est tout autant de la prédication. Moyen privilégié pour exprimer les idées nouvelles, l'éloquence de la chaire devint rapidement - et durablement - l'un des principaux vecteurs des controverses religieuses.
    Dans une perspective interdisciplinaire et interconfessionnelle, ce volume collectif explore, du XVe au XVIIe siècle, les permanences et les mutations de la prédication dans quatre des principaux domaines du champ d'étude de l'homilétique : les sources, les formes, les thèmes et la réception.

  • En marge des grands courants de l'historiographie calvinienne, cette étude s'efforce de comprendre par l'intérieur. grâce en particulier à la correspondance du réformateur. le sens qu'il donnait à sa conversion et à sa vocation. Témoin dune mutation du sacré et artisan de la transformation des mentalités qui en découle, il s'inscrit en théologien et pasteur dans une évolution religieuse et sociale encore inachevée. Au milieu de l'effervescence intellectuelle de son époque dont la Réforme n'est qu'une manifestation, il pose. à vingt-cinq ans, les fondations sans cesse renforcées de sa propre certitude en face d'oppositions incessantes et malgré l'usure de la souffrance physique qu'il domine par le travail et la foi. Cet honore timide en quête d'effacement affronte les problèmes de l'Eglise et de Genève avec une pugnacité conciliatrice sur la base d'une conception du sacré et de la souveraineté de Dieu qui limite sa tolérance. Devant la menace des guerres religieuses il prêche la non-violence et recherche l'unité de la chrétienté tout en excluant les radicaux qui devancent le libéralisme. Ce portrait contrasté contredit les poncifs de la polémique interconfessionnelle et dégage la dialectique entre la croyance sécurisante mais évolutive et l'acte de foi intemporel qui jaillit des ténèbres du coeur et de l'esprit.

  • Qu'est-ce que l'expérience de l'Écriture et de la foi pour un luthérien, un réformé, un anglican, un radical ou un puritain ? Comment abordent-ils l'Évangile ? Comment le conçoivent-ils autrement que Rome ? Comment des peuples en sont-ils venus à contester la papauté, les hiérarchies, les sacrements, les théologies de l'Église latine ? Comment les protagonistes de cette contestation ont-ils fondé leurs propres confessions ? En bref, pourquoi une telle rupture au XVIe siècle à partir de laquelle il est d'usage de distinguer protestantisme et catholicisme ?

    Ce livre, clair et passionnant, aborde tous les enjeux, philosophiques, sociologiques, historiques, spirituels de la Réforme. De la crise de l'institution vaticane aux premières charges de Luther, de l'émergence du courant réformé au triomphe de Calvin, des premières tensions religieuses en Angleterre à la fondation de l'anglicanisme, des premiers temps de la Réforme radicale à la naissance du rationalisme, Pierre Janton, n'oubliant rien des fracas politiques ni des querelles théologiques, avec méthode, pédagogie et esprit, peint la fresque du siècle le plus bouleversant de l'histoire du christianisme.

  • La morale selon calvin

    Eric Fuchs

    • Cerf
    • 1 Avril 1986
  • L'année 1996 marque le 450e anniversaire de la mort de Martin Luther.
    Ceux qui se réclament du mouvement qu'il a mis en route au sein de l'Eglise universelle ont saisi cette occasion pour faire le point sur l'adéquation du message du réformateur au monde et à l'Eglise de notre temps. Nous ne sommes plus à l'époque où de noirs desseins étaient prêtés au moine augustin par ses détracteurs. Les autorités romaines et leurs théologiens ont déjà dit leur intérêt pour la théologie luthérienne dans laquelle souvent ils se retrouvent.
    Martin luther est l'un des maillons forts de la tradition occidentale. Cet anniversaire est l'occasion de publications diverses. Mais entre les ouvrages de haut niveau universitaire et les fascicules de vulgarisation il n'existait pas de livre pour l'honnête homme soucieux d'approfondir intelligemment cette pensée que véhiculent plus de 60 millions de chrétiens de par le monde. L'ouvrage présenté ici tente de répondre à ce besoin : on y trouvera ainsi l'essentiel de la pensée de Martin Luther et de la théologie qui est la sienne, en distinguant la théologie du réformateur et la période de l' "orthodoxie luthérienne " (celle de théologiens des deux siècles qui ont suivi) - qui est responsable de distorsions importantes dans le message de l'Eglise.
    L'auteur rassemble sept chapitres autour des idées maîtresses véhiculées par la théologie luthérienne, dont : le Christ, centre et maître de l'écriture (et non l'écriture maîtresse de la foi), la distinction entre loi et évangile (à la source de la doctrine dite des " deux règnes "), le fondement de l'attitude positivement engagée du chrétien dans le monde séculier (politique), l'attitude résolument oecuménique (un terme anachronique par rapport à l'époque) où la volonté du maintien de l'unité chrétienne est claire dès l'origine et détermine corrélativement une exigence confessionnelle non moins claire, et le rapport entre l'écriture et les sacrements, ceux-ci demeurant essentiels à la vie chrétienne.

  • Pour les églises luthériennes, le seul fondement doctrinal de l'identité chrétienne est l'évangile attesté dans l'écriture sainte.
    Les confessions de foi ou écrits symboliques rendent compte de l'interprétation du témoignage biblique qui a autorité dans cette tradition chrétienne. en tant que tels, ils représentent la référence doctrinale qui lie entre elles tant les communautés locales que les églises régionales chrétiennes. c'est sur la base de ces textes que les pasteurs luthériens s'engagent lors de leur ordination. la présente édition, propose, pour la première fois en langue française, l'ensemble de ces textes de référence.
    Elle reprend l'ordre proposé par la version originale allemande et latine de 1580 : les trois confessions de foi de l'église ancienne (symbole apostolique, de nicée constantinople et d'athanase) - la confession d'augsbourg et son apologie (1530-1531) - les articles de smalkade (1537) - le traité sur le pouvoir et la primauté du pape (1537) - les petit et grand catéchismes de luther (1529) - la formule de concorde (1577).
    Une introduction historique replace chaque document dans son, contexte et un répertoire détaillé facilite l'usage de ces textes. si ces confessions de foi concernent environ 80 millions de fidèles luthériens dans le monde, cette édition s'adresse aussi à toutes les traditions chrétiennes, partenaires du dialogue oecuménique.

  • Magda et andre trocme

    Boismorand Pierre

    • Cerf
    • 3 Janvier 2008

    Le pasteur André Trocmé et son épouse Magda ont organisé l'accueil et le sauvetage d'un grand nombre d'enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela est vrai et c'est déjà remarquable. Mais sait-on pourquoi ce couple, apparemment ordinaire, s'est trouvé en première ligne de presque tous les combats prophétiques du XXe siècle ? Engagement pour la réconciliation des nations européennes, lutte pour la reconnaissance de l'objection de conscience, refus de la militarisation nucléaire, militance pour l'émancipation et le développement des pays du tiers-monde ? Comment Magda et André Trocmé ont-ils été amenés à côtoyer des personnalités aussi différentes que Martin Luther King, Rosa Parks, lndira Gandhi, Lanza del Vasto, Elie Wiesel, l'Abbé Pierre ou les Rockefeller ? Pourquoi ont-ils soulevé tant d'admiration et de controverses, inspiré livres, films, et colloques ; et pour quelles raisons les considère-t-on souvent parmi les pionniers de l'action solidaire et humanitaire ? Dans cet ouvrage, Pierre Boismorand répond à ces questions par un choix de leurs écrits : lettres, manifestes, confessions personnelles, testaments, prédications, etc. La diversité des documents publics, privés et autobiographiques présentés ici permet de découvrir le couple Trocmé à travers le déploiement de leur foi et de leur pensée dans toute la complexité des événements de leurs vies. Le lecteur peut ainsi pénétrer au coeur de leurs motivations, de leurs espérances, mais aussi de leurs rêves inaccomplis. Le pasteur André Trocmé et son épouse Magda ont traversé leur siècle avec conviction, courage et dignité. Leur soif de justice, leurs révoltes et leurs résistances pacifiques sont un exemple et une inspiration pour l'homme d'aujourd'hui.

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