• Aujourd'hui, le climat social, marqué par l'inquiétude, les violences, le sentiment de perte de liberté, marque tous les Français. Ce court ouvrage interroge : qu'aurait dit Martin Luther King, lui qui a oeuvré, par la non-violence, à conquérir les droits civiques du peuple noir, victime de ségrégation, de violence, de dévalorisation ? On ne sait pas bien sûr, ce qu'il aurait dit, mais son époque résonne par bien des aspects avec ce que nous connaissons aujourd'hui, et ses mots, écrits lors de rencontres, de manifestations, éclairent d'une lumière étonnante et salutaire, les réalités que nous vivons. MLK en appelle à la défense des dignités et des droits, sans concession, mais sans non plus se départir d'une volonté que les peuples restent unis et avancent ensemble. Un petit ouvrage qui touche, impressionne et réchauffe !

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  • Ce roman est le compte rendu à la fois nostalgique et espiègle de la randonnée qu'effectua Stevenson avec une ânesse obstinée dans les Cévennes en 1878. Tandis que l'animal réinvente, à mesure de sa fantaisie, le chemin du voyage, son maître se prend peu à peu aux joies de l'errance. Eloge de la lenteur et du goût pour l'inutile, Voyage avec un âne dans les Cévennes nous invite "à voir le monde comme une bohème non pas vraiment raffinée, mais glorifiée et pacifiée" (Henry James).

  • Ce précieux document était devenu introuvable depuis près de cinquante ans ! À partir du conflit exemplaire entre Sébastien Castellion (1515 - 1563) et Calvin, Stefan Zweig nous fait vivre un affrontement qui déborde de beaucoup son cadre historique. Cette cause nous intéresse tous : liberté et tolérance contre intégrisme.Si Stefan Zweig finit de rédiger ce texte prémonitoire en 1936, en pleine montée du fascisme, il faut y voir un sens profond. En effet, comment ne pas faire le rapprochement entre la ville de Genève et l'Allemagne nazie, entre Calvin et Hitler, les sbires de Farel et les hordes hitlériennes ?Quelques décennies plus tard, fanatisme religieux et résurgence des extrêmes droites doivent à nouveau nous ouvrir les yeux. Cet écrit polémique devient alors une charge d'une force redoutable.

  • Qu'en est-il aujourd'hui, dans tous ses états, de la Réforme ? Qu'ont encore de commun luthériens, calvinistes, baptistes, évangéliques, pentecôtistes ? L'Écriture et la foi peuvent-elles se dissoudre dans le littéralisme et l'émotion ?
    En notre époque dominée par les émotions, l'enfer est, plus que jamais, pavé de bonnes intentions. La ferveur portée notamment par les protestants évangéliques prend des formes sympathiques, suscite des conversions, touche au coeur des milliers de croyants. Mais ne le fait-elle pas parfois au risque d'un appauvrissement, lui-même source de bien des égarements, voire de fautes lourdes ?
    Bibliste et théologienne protestante, Françoise Smyth lance ici un appel aux calvinistes et luthériens, pour qu'ils maintiennent vivante cette belle démarche que l'on nomme « exégèse ». Elle les encourage à revenir à l'intuition initiale de la Réforme, à lire le Livre avec un esprit de découverte et à rejeter les simplifications commodes qui nourrissent les clichés. L'analyse critique de la Bible, à la portée de tous, ouvre des fenêtres et affermit l'expérience intime de la relation à Dieu. Il peut s'agir de réapprendre à lire.
    Un livre engagé au coeur des mutations et des dérives du fait religieux aujourd'hui.

  • Sur le point de savoir si les quatre-vingt-quinze thèses de Luther sur «la vertu des indulgences» ont bien été affichées à Wittenberg le 31 octobre 1517, tout le monde n'est pas du même avis. Mais ce sur quoi, cinq cents ans plus tard, on peut s'accorder, c'est sur les conséquences de cet affichage réel ou supposé : l'étincelle (probablement) allumée ce jour-là allait bouleverser le paysage religieux, politique, social, intellectuel, littéraire et artistique de l'Europe.
    L'édition des oeuvres de Luther dans la Pléiade fait apparaître la diversité de ses écrits, qui reflète celle de ses centres d'intérêt. Le premier volume proposait des textes se rapportant aux débuts du mouvement évangélique. Dans le second, qui regroupe des ouvrages composés entre 1523 et 1546, un nouveau Luther se fait jour. Depuis 1522, il s'est définitivement installé à Wittenberg. Il se consacre à l'enseignement, à la prédication et, de façon incessante, à l'écriture.
    L'établissement dans la durée du mouvement évangélique est loin d'être simple. Les conceptions luthériennes furent contestées de divers côtés. Luther répond aux objections, aux approches spiritualistes ou «enthousiastes» de ses opposants comme à celle des théologiens fidèles à l'Église romaine. Le rapport qu'entretiennent les chrétiens avec l'Ancien Testament fait partie de ses préoccupations. Son attitude à l'égard des juifs devient de plus en plus dure.
    Plus que jamais il se montre attentif aux problèmes socio-politiques. La guerre des Paysans puis les tensions entre les États protestants et l'empereur l'incitent à traiter de la résistance à l'autorité. Il s'inquiète de savoir si un chrétien peut être soldat. Il dit son attachement à une paix laissant libre cours à l'Évangile, tout en concédant aux princes protestants le droit à une légitime défense. Il se prononce aussi sur la menace que font peser les Turcs.
    Le requièrent sans cesse les problèmes liés à l'éducation, voire à la «culture». Son enseignement le conduit à élaborer des séries de thèses qui font l'objet de débats académiques. L'une d'elles expose sa conception de l'homme. Son traité de 1527, Si l'on peut fuir devant la mort, développe des considérations éthiques dans quoi le lecteur du XXIe siècle reconnaîtra parfois ses propres interrogations.
    Luther est enfin poète. Il écrivit trente-six cantiques, dont plusieurs nous sont familiers : Bach les a mis en musique. L'un des plus célèbres, Ein feste Burg ist unser Gott, «C'est une solide forteresse que notre dieu», lui a fourni le texte de sa cantate BWV 80, destinée à la fête de la Réforme 1724 - célébrée, selon l'usage, le 31 octobre.
    Sur les quarante-deux écrits rassemblés dans ce volume, sept ont été traduits du latin, trente-cinq de l'allemand, une langue sur laquelle Luther imprima sa marque, faite de clarté, de simplicité, et de cette verve peu commune qui l'a fait qualifier de «Rabelais allemand».

    Trad. de l'allemand et du latin par Matthieu Arnold, Jean Bosc, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Frederic Hartweg, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Charles Kohser, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie et Marc Lienhard, Daniel Olivier, Patrice Veit et Michel Weyer. Édition publiée sous la direction de Matthieu Arnold et Marc Lienhard avec la collaboration de Jean Bosc, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Frederic Hartweg, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Charles Kohser, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie Lienhard, Daniel Olivier, Patrice Veit et Michel Weyer.

  • Voici un des meilleurs livres de Lytta Basset, dans une édition entièrement revue. Paru il y a plus de quinze ans, ce livre a connu un grand succès auprès des lecteurs. Il présente la colère comme étape nécessaire de la vie croyante et spirituelle.
    La colère, écrit Lytta Basset, est à considérer comme un moteur capable de transformer une énergie potentiellement dévastatrice en cette violence de vie qui accompagne le processus de toute naissance. L'auteure s'appuie sur les récits bibliques du combat de Jacob, de la plainte de Job ou de la colère de Jésus.Il existe ainsi une sainte colère, un espace à part où Dieu et l'humain peuvent s'affronter et se retrouver dans la nuit.

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  • Le terme de Réforme est, d'ordinaire, réservé aux protestants du XVI siècle. Le phénomène semble en effet présupposer deux conditions sans lesquelles la rupture avec l'ancienne Église n'aurait pas été possible : l'humanisme et l'imprimerie. Or, le hussitisme - du nom de son « fondateur » Jan Hus et dont la capitale est Prague - est né trop tôt pour remplir ces critères. Ce double décalage a incité les historiens à ranger le hussitisme parmi les hérésies médiévales. Le mouvement tchèque n'a pourtant rien d'un groupe minoritaire déviant de la foi commune, puisqu'il a réussi, en Bohême et en Moravie, à conquérir la majorité des âmes et à se faire reconnaître une légalité publique.
    Le hussitisme appartient en réalité au nouveau modèle cultuel et social de la Réforme, et il oblige à en repenser la genèse. La synthèse proposée ici embrasse donc toute la destinée du hussitisme, depuis ses balbutiements dans les années 1400 jusqu'à sa disparation brutale. Des « martyrs » condamnés au bucher à la véritable guerre menée par un génie (pourtant aveugle) de la guerre médiévale, Jan Zizka, en passant par la politique des princes de la Renaissance et des papes ou la puissance des querelles théologiques, c'est un tableau passionnant et pourtant méconnu de l'histoire de l'Europe que dresse ainsi Olivier Marin.

  • En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu'alors à l'intérieur de l'Église catholique se mue en protestation hors d'elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l'hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd'hui, l'expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé.
    En retraçant l'histoire du protestantisme, cet ouvrage interroge son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.

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  • Au XVIe siècle, de profondes transformations vont bouleverser le christianisme occidental : avec les Réformes protestantes, un monde religieux unifié sous la houlette de la papauté laisse place à une chrétienté éclatée, bientôt meurtrie par les guerres de Religion. Au monde médiéval succède la modernité.
    C'est cette histoire que retrace Pierre-Olivier Léchot plus de cinq cents ans après l'affichage (supposé), le 31 octobre 1517, des 95 thèses de Luther. En présentant les conditions d'émergence des Réformes protestantes et leurs destins à travers l'Europe, en insistant sur leur diversité et en s'arrêtant sur les grandes figures du mouvement réformateur (Luther, Zwingli, Calvin), il ne raconte rien de moins que des changements culturels et intellectuels qui ont durablement modifié le visage de l'Occident.

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  • Automne 1611 : de passage en France, un jeune étudiant protestant hollandais affine sa connaissance de l'arabe avec un musulman d'origine castillane rencontré en région parisienne. Thomas Erpenius, qui sera le premier professeur d'arabe de l'université de Leyde, découvre ainsi que la religion musulmane est d'une richesse insoupçonnée et que les théories médiévales au sujet de celle-ci ne sont pour la plupart que des légendes. À la fin des Lumières, le philosophe luthérien Gotthold Ephraïm Lessing fera quant à lui de l'islam un modèle de la religion naturelle de l'humanité, tandis que le pasteur et philosophe Johann Gottfried Herder chantera les beautés de la poésie islamique. Dès ses origines, la tradition protestante a été traversée par un intérêt récurrent pour l'islam, son prophète et son livre saint. De Luther à Herder et de Michel Servet à Pierre Bayle, Pierre-Olivier Léchot retrace l'histoire de cette passion protestante pour l'islam, qu'elle ait été faite d'angoisse et de répulsion ou de fascination et d'admiration. Un récit passionnant qui place au coeur de ce rapport protestant à l'islam l'étude du Coran et montre combien celle-ci fut déterminante dans la construction de l'identité protestante, y compris lorsqu'il en allait de l'interprétation du texte biblique lui-même.

  • Parcourez ce sentier sur les traces de l'exil des protestants français vers l'Allemagne et la Suisse après la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Fruit d'une coopération internationale entre la France, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, impliquant collectivités locales traversées et parcs régionaux, ce chemin vous permettra de parcourir 4 départements français aussi riches que variés, des vallées de la Drôme aux sommets savoyards.

  • Les oeuvres réunies dans ce volume furent écrites pendant des années décisives pour l'histoire de la Réforme : entre 1515 et 1523. Rédigées tantôt en latin, tantôt en allemand, pour certaines inédites en français, elles relèvent de divers genres littéraires et traitent de problèmes religieux et philosophiques, mais aussi sociaux : le commerce et l'usure, ainsi que la question de la légitimité de la violence et la conduite à tenir envers l'autorité temporelle.
    Les premiers écrits présentent un Luther théologien, ferraillant avec la scolastique de facture aristotélicienne afin de réinstaurer le primat de l'Ecriture sur la philosophie et sur la tradition, de la foi et de la grâce sur le moralisme. Puis surviennent la querelle des Indulgences et le conflit avec Rome, qui ira se durcissant, jusqu'à l'excommunication de Luther le 3 janvier 1521. On assiste alors à une accélération dans la remise en cause de la doctrine de l'Eglise catholique romaine.
    Des troubles sociaux s'ensuivent, vis-à-vis desquels Luther sait se montrer prudent et pondéré, ainsi que des excès dans le bouleversement de la liturgie, que le Réformateur veut réfréner au nom du respect des consciences. Ainsi s'est déployé un épisode capital non seulement pour la chrétienté, mais pour la compréhension de la modernité.

  • Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants.
    Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision.
    Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de «révoquer la Révocation» en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable «culture de la Révocation» qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIXe siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.

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  • «Je m'étudie à disposer par ordre ce que je dis, afin d'en donner plus claire et facile intelligence», écrivait Calvin. Ainsi a-t-on fait dans ce volume, qui voudrait faire redécouvrir ou (soyons francs) découvrir une oeuvre à facettes. Au sommaire, plusieurs sections : Calvin théologien, prédicateur, pédagogue, polémiste, épistolier, associé à la mise en place de structures sociales, économiques ou politiques appelées à se développer pendant des siècles, Calvin «autobiographe» aussi, même si le mot est infidèle à ce que sont vraiment les textes dans lesquels l'homme transparaît derrière le réformateur. Et au-delà de ces facettes, une constante : Calvin écrivain, l'un des créateurs de la langue française classique, l'inventeur d'un art d'écrire qui forme une «rhétorique de la simplicité», le maître d'un style qu'un de ses plus farouches détracteurs qualifiait, à regret, d'«éloquent et admirable», et sans la ravageuse efficacité duquel ses idées n'auraient pas eu l'influence (immense) qu'elles ont exercée sur la société et la culture modernes. Il y a une légende noire de Calvin, le bourreau de Michel Servet, le chasseur de sorcières, l'organisateur de la théocratie genevoise... et il y a la réalité complexe, contrastée, d'un homme qui, par-delà les luttes dont sa vie fut émaillée, voyait la «vraie et certaine sagesse» dans une double connaissance : celle de Dieu, celle de soi. Calvin est né en 1509. Cinq cents ans plus tard, tâchons de lui rendre toute sa complexité.

  • Cent quatre-vingt-deux kilomètres séparent Walincourt de Drancy.

    Chez les Cattelain, et sur deux siècles, beaucoup plus que cela : la défense de convictions religieuses, plusieurs révolutions industrielles, l'exil voulu d'une famille, deux guerres mondiales, l'amitié interrompue de deux frères et bien sûr quelques secrets jalousement gardés.

    En vingt-et-un récits, Charles Vincent propose un voyage dans l'histoire d'une famille de tisserands huguenots à travers cinq générations successives.

    Il s'appuie sur une scrupuleuse recherche documentaire, la visite des principaux lieux de vie de sa famille et le recueil de témoignages locaux et familiaux.

    Bien plus qu'un travail de mémoire, cet ouvrage scrute la manière dont la solidarité familiale se tisse, se transmet et se délite au fil du temps.

    À l'heure de la tyrannie des réseaux sociaux, cet ouvrage met en valeur une histoire familiale et régionale et le rôle moteur de l'entraide.

  • Wanted Louise est un avis de recherche. Celle qui le lance, Chris, est écrivaine, mère et grand-mère, dans l'ordre de ses priorités. Depuis que sa fille Louise a disparu de la circulation, quittant son foyer sans explication, Chris se retrouve flanquée de deux petits-fils et d'un gendre désemparé. Alors qu'elle se débat avec ses nouvelles obligations, Ludmila fait irruption dans sa vie. Cette vieille femme étrange est venue lui confier son histoire, celle d'une adolescente qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, est poussée dans la Résistance par sa mère. Le récit de Ludmila réveille chez Chris un irrépressible besoin d'enquêter et de raconter. Elle se lance à corps perdu dans ce travail, au détriment de sa propre famille - à moins que la clé de la disparition de Louise ne se trouve justement dans les pages qu'elle est en train d'écrire.Roman à suspense en même temps que portrait sensible de femmes fortes, Wanted Louise confirme le talent de Marion Muller-Colard pour dire la complexité du sentiment maternel et la difficulté à communiquer avec ceux qu'on aime.

  • « Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. » Précurseur de l'écologie, Albert Schweitzer a été le premier à utiliser la formule du « respect de la vie » pour fonder une éthique qu'il voulait élémentaire et universelle. Le respect de notre propre vie et de celle des autres sont deux choses absolument inséparables, telle est la prise de conscience qui devrait s'imposer de façon claire et immédiate à chacun d'entre nous.
    Théodore Monod présentait son ami le Dr Albert Schweitzer, « tour à tour musicien, théologien, penseur et médecin », comme « l'un de ces hommes qui aujourd'hui empêchent quand même de désespérer tout à fait de l'humanité ».
    Pour la première fois, les textes fondamentaux d'Albert Schweitzer sont réunis en un recueil qui dévoile sa pensée écologique visionnaire.

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  • Le culte protestant : une approche théologique Nouv.

    Comment les protestants rendent-ils leur culte à Dieu? Si les différents moments du culte sont fixés depuis longtemps, leur sens n'est pas toujours clair aujourd'hui, y compris pour les protestants eux-mêmes.

    Ce livre, qui réunit des auteurs divers autour des enseignants de la Faculté de théologie de l'Université de Genève, se propose de faire le point. Il reprend les différents moments liturgiques du culte, en interroge le sens et en sonde la pertinence pour la vie communautaire des croyants.

    Avec les contributions de Frère Alois, Hans-Christoph Askani, Simon Butticaz, Leopoldo Cervantes-Ortiz, Christophe Chalamet, Meehyun Chung, François Dermange, Andreas Dettwiler, Olivier Fatio, Chris Ferguson, Michel Grandjean, Angela Dienhart Hancock, Nico Koopman, Jean-Daniel Macchi, Félix Moser, Élisabeth Parmentier, Bernard Rordorf, Vincent Schmid, Sarah Scholl, Sarah Stewart-Kroeker, Ueli Zahnd et Benoît Zimmermann.

  • Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel.
    Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être « avec le souci, non dans le souci », les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la « contempl-action » !

  • « Un tout petit livre si l'on considère le papier, mais qui contient la somme entière de la vie chrétienne si l'on en comprend le sens » : ainsi Luther présente-t-il en 1520 De la liberté du chrétien. Ce traité appelle à une libération politique et religieuse célébrée depuis comme l'essence de la Réforme. Mais qu'est-ce que cette liberté, au coeur de la théologie luthérienne, qui rend à la fois seigneur et serviteur ? Comment peut-on être libre sans libre arbitre ? La réponse est à chercher selon Luther dans une enquête sur la foi et sur la Parole de Dieu.

    L'entreprise du réformateur est solidaire d'une réflexion sur la langue : De la liberté du chrétien trouve son complément dans les Préfaces à la Bible, minutieuses explications de la Parole de Dieu, de son vocabulaire et de son style. Ce premier traité de philosophie en langue allemande constitue l'une des matrices de la philosophie moderne.

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  • Martin Luther (1483-1546) fut l'homme d'un combat singulier contre l'Église. Excommunié, puis mis au ban de l'Empire romain germanique à cause de ses convictions, il persista à défier le pape en considérant la Bible comme seule source légitime d'autorité pour le croyant. Mais son principal combat fut spirituel : c'est contre l'image déformée de Dieu que Luther s'est battu, celle d'un Dieu lointain et sévère, un juge implacable ? en réalité l'ennemi de Dieu, qui détourne l'homme de sa Parole. De sa confrontation passionnée avec les Écritures, il comprit que la justice divine n'est pas d'abord la justice qui condamne les hommes, mais celle qui les sauve. Il prêcha alors inlassablement un Dieu de grâce, dont la Parole libère et qui offre à l'homme le salut, sans qu'il ait à le mériter par ses oeuvres. Telle est la clé de voûte de la théologie luthérienne, par laquelle non seulement la prédication mais encore l'Église de l'époque ont été renouvelées en profondeur.

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  • Comment les protestants ont-ils traduit leur réintégration progressive dans la communauté nationale à partir de 1789 en participant à la vie politique française?? Quelle a été leur attitude lors de grands moments qui ont marqué l'histoire de notre pays?? Telle est la question générale à laquelle cet ouvrage s'attache à répondre.
    La Révolution française, qui affirme l'égalité entre les hommes quelle que soit leur religion, marque pour les protestants une date capitale, après l'édit de 1787 qui - tout en mettant fin à une longue période de persécutions - se contentait de leur accorder un état civil laïc. De fait, les protestants n'ont aucune raison de regretter la «?monarchie chrétienne?» de Louis XIV et de ses descendants, au contraire. Si bien que, tant que le clivage entre la gauche et la droite a été l'acceptation profonde, ou le refus déterminé, des Principes de 1789, la grande majorité des protestants se sont retrouvés à gauche de l'échiquier politique.
    De 1789 à nos jours, en passant par le bref gouvernement dirigé par William Waddington en 1879 et composé pour moitié de ministres protestants ou le gouvernement de Pierre Mauroy en 1981, qui comprenait cinq ministres et trois secrétaires d'État protestants, André Encrevé éclaire minutieusement les choix faits par ces hommes ou ces femmes, lors de périodes et d'événements décisifs?: Révolution française, Premier Empire, monarchie de Juillet, Second Empire, Commune de Paris, affaire Dreyfus, séparation des Églises et de l'État, Seconde Guerre mondiale, Guerre d'Algérie...
    Il propose ainsi une histoire saisissante des protestants français en politique sur plus de deux siècles.

  • L'ouvrage détaille les grands axes théologiques du protestantisme en s'attachant à son discours et à ses règles, puis analyse ses pratiques dont ses rapports particuliers avec la Bible ainsi que son style marqué par la pluralité, la liberté et la simplicité. Avec une présentation de théologiens et des repères chronologiques.

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