Arts et spectacles

  • Longtemps ignoré, voire méprisé, l'art roman sort au XIXe siècle de l'oubli dans lequel il était tombé à partir de la Renaissance. Il n'a dès lors cessé de fasciner et d'interroger, suscitant une énorme masse de commentaires, entre rejet et adoration.
    L'art roman serait ainsi un art français cantonné aux églises, une architecture sombre, oeuvre d'artistes inconnus, qui refléterait une époque angoissée par la fin des temps... l'exact opposé de l'art gothique.
    Autant d'idées reçues que Nicolas Reveyron s'attache à ­déconstruire pour nous faire découvrir cette période méconnue de la création artistique.
    Nicolas Reveyron, agrégé de lettres classiques, docteur en histoire de l'art de la Sorbonne, est professeur d'Histoire de l'art et Archéologie du Moyen Âge à l'Université ­Lumière-Lyon 2 et membre de l'Institut Universitaire de France.

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  • Une analyse d'un détail de la Sainte-conversation peinte par l'artiste pour le couvent San Marco à Florence qui permet de reconsidérer les conceptions de figure et de ressemblance dans l'art italien de la fin du Moyen Age et de la Renaissance.

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  • Au cours du XIIe siècle et au début du XIIIe, la doctrine cistercienne, définie par Saint Bernard, s'est déployée dans toute la chrétienté occidentale, donnant naissance à une vaste entreprise artistique et à la construction de nombreuses abbayes.
    Inséparable de la morale qu'il incarne, l'art cistercien ne peut être compris sans étudier l'enseignement de Saint Bernard, fait d'exigence morale, de rigueur, de renoncement et de dépassement.

  • Le Culte des images avant l'iconoclasme du célèbre professeur Ernst Kitzinger (1912-2003) a paru en 1954 et est traduit pour la première fois en français. Texte fondateur et incontournable des études byzantines, sa publication est rendue aujourd'hui indispensable devant le déferlement des images au sein de notre société.
    Ce court texte s'intéresse à une période bien précise précédant l'iconoclasme byzantin qui voit toute représentation religieuse être interdite et détruite. L'auteur s'appuie sur les écrits de l'époque byzantine pour saisir l'évolution de l'imagerie chrétienne.
    Kitzinger montre comment, après les reliques qui tiennent leur sacralité d'un contact direct avec les saints, les images vont elles aussi être considérées comme des objets sacrés - on a pu par exemple attribuer une vertu curative aux petits fragments d'une fresque qui représente des saints à condition d'en manger.
    Immense érudit, Kitzinger a un instinct pédagogique qui rend son texte extrêmement vivant et fait que celui-ci se lit « comme un roman ». Nous avons ajouté 43 extraits de textes grecs ou latins de la période byzantine pour la plupart peu accessibles ou non encore traduits.
    Si l'image est d'une importance capitale dans nos sociétés - on peut même aller jusqu'à dire qu'on lui voue un culte - Le Culte des images avant l'iconoclasme nous rappelle que le phénomène, s'il concerne moins aujourd'hui les images religieuses, a été de tout temps au centre d'un questionnement.

  • André Grabar, qui fut professeur au Collège de France, propose dans cet ouvrage une interprétation de l'iconoclasme byzantin (728-843) en étudiant directement les oeuvres d'art (ainsi que les médailles et les sceaux) autour desquelles se déroula le conflit connu sous le nom de « querelle des images ». Le livre comprend trois parties :
    Un essai sur le problème de l'image religieuse, païenne et chrétienne avant le commencement des persécutions des icones par les empereurs byzantin (726) ; une partie centrale qui envisage le sort de l'image sacrée pendant les persécutions (726-843) et une troisième partie qui traite des arts religieux byzantin après la fin des persécutions (843).

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  • La prolifération des images a pris, au cours du XXe siècle, des proportions extravagantes. Pour le dire comme Günther Anders : « Auparavant, il y avait des images dans le monde, aujourd'hui il y a «le monde en images», plus exactement le monde comme image, comme mur d'images qui capte sans cesse le regard, l'occupe sans interruption et recouvre sans interruption le monde. » Ce règne des images et son corollaire, le désintérêt à l'égard du monde tel qu'il nous est donné, est aux antipodes de l'enseignement biblique dans son ensemble. Le christianisme a certes promu l'image, mais pas n'importe quelles images ; et s'il a recommandé les images, c'est en tant que celles-ci s'accordent à la prédication évangélique et servent à confirmer l'Incarnation, réelle et non fictive, du verbe de Dieu dans la personne du Christ. Autant dire que le déluge d'images qui s'abat aujourd'hui sur le monde n'a rien de chrétien. Et cependant, pareil déluge n'aurait pu advenir sans le statut accordé par le christianisme à l'image, sans l'enjeu dont il l'a lestée.
    Conjoncture étrange, dont seule une enquête généalogique est à même de dégager les traits, de révéler les tenants et les aboutissants. Le propos de cet ouvrage est, en mettant au jour certains fils enterrés, de comprendre comment a pu s'effectuer le passage entre l'image chrétienne et le raz-de-marée imagier contemporain.

  • Comme toutes les religions abordées dans cette collection, le christianisme est abordé d'abord à travers ses origines et sa diffusion, à travers ses confessions et la théologie ensuite à travers sa pratique et sa liturgie. toutes les illustrations sont commentées.

  • Magnifique vue d'ensemble de l'histoire de la création en matière d'iconographie chrétienne pendant un millier d'années, cet ouvrage est consacré aux interprétations par l'image des sujets religieux clans l'antiquité et au moyen age: c'est-à-dire aux époques oú ces transpositions furent les plus élaborées et les plus déterminantes dans la vie des églises et des fidèles.

  • L'icône de la Trinité d'Andréï Roublev. On la voit aujourd'hui un peu partout. Peut-être est-elle la plus belle représentation artistique du mystère de Dieu, un mystère de communion. L'icône de la Trinité d'Andréï Roublev nous vient du XVe siècle russe.
    L'hospitalité d'Abraham - telle est la scène qui a inspiré l'icône de la Trinité - est un chef-d'oeuvre artistique et théologique. Elle mérite un commentaire pour que, refermant ce livre, nous puissions la regarder en silence...

  • Peut-on, en bonne théologie, représenter le Christ, à la fois homme et Dieu ? Où doit s'arrêter le culte rendu aux « saintes images » ? Comment l'homme, « créé à l'image de Dieu », s'intègre-t-il dans cette vision hiérarchisée du visible et de l'invisible ? À ces questions fondamentales, qui furent au coeur de la crise iconoclaste des VIIIe-IXe siècles et de l'art byzantin, les réponses ne sont pas, ou pas seulement, religieuses. Elles sont à chercher dans la philosophie de la représentation de l'Antiquité finissante, dans les rapports entre un certain type de portraits peints et les mots codés de la description physique, dans une « réception » qui fait d'une image schématique le support de visions et de rêves, dans le passage de l'historique à l'imaginaire.
    Reprenant et complétant la matière de plusieurs études qui se sont échelonnées sur plus de vingt-cinq ans, Gilbert Dagron cherche aussi à montrer la part d'iconoclasme qui subsiste dans le portrait iconique après que les théologiens eurent célébré le « triomphe des images », et les raisons qui poussèrent quelques grands initiateurs de la peinture moderne (Kandinsky, Matisse) à se réclamer de l'icône byzantine. Il prend appui sur une iconographie choisie - mosaïques et peintures, monnaies, manuscrits illustrés -, autant de témoins d'une riche culture qui fut et reste l'un des modèles de l'esthétique européenne.

  • Ce livre combat l'idée soutenue par les plus grands spécialistes, en particulier Émile Mâle - l'éminent iconographe de l'art religieux - , et jamais contestée, suivant laquelle, pendant l'Ancien Régime (du XIVe au XVIIIe siècle français) les réguliers (c'est-à-dire les religieux vivant en communauté suivant une règle) étaient trop austères pour posséder des oeuvres d'art. Seule une étonnante prévention a pu faire oublier que les établissements ont été vidés par la Révolution et que les monastères et les couvents avaient été remplis de chefs d'oeuvres des plus grands maîtres. Pour redécouvrir cette évidence, il faut restituer aux oeuvres conservées les provenances oubliées. Par quelques exemples, le livre montre ce que l'histoire de l'art comme l'histoire de la spiritualité gagneront de la restitution et provenance.

    Le livre propose aussi une nouvelle synthèse de l'architecture des religions jusqu'alors trop fondée sur l'héritage médiévale, pas assez soumise aux effets de la modernité ; professionnalisation de l'activité de l'architecte, diffusion d'une règle par les traités imprimés, laïcisation de la commande, le livre consacre beaucoup d'importance à ce qu'on peut appeler l'entrisme de la société civile sur la société cloitrée et la particularité des donateurs qui ont accompagné l'ouverture des chantiers de construction du cloitre et de la fourniture en image.

  • Solidement ancré dans la culture populaire depuis la fin de l'Antiquité, Dismas connaît du XIVe aux XVIe siècles une étonnante carrière dans l'art et dans la société de l'Europe occidentale. En effet, le Bon Larron est, pour le pécheur - voire le pire des pécheurs - la promesse d'un pardon, d'une rédemption et de l'accès à la vie éternelle. S'appuyant sur documentation exceptionnelles, Christiane Klapisch-Zuber montre comment les artistes mirent en scène de façon toujours plus saisissante lecalvaire et la crucifixion, exprimant le bouillonnement théologico-politique de la fin du Moyen Age.
    C'est l'époque de la rupture entre le catholicisme romain et la Réforme autour des thèmes de la grâce, du pardon des péchés et de la rédemption. A ce conflit spirituel correspond un profond changement dans le fonctionnement de la justice urbaine et l'administration des peines - dont la cruauté spectaculaire va croissant. Il s'agit de mettre en scène et de vivre, au sein de la société, ce qui fait le coeur du christianisme médiéval et renaissant : la mort, la descente aux Enfers et la résurrection du Christ - l'angoisse de la chair et son salut par l'incarnation.

  • Un Dieu Créateur armé d'un compas, concevant et fabricant le monde. Un Dieu architecte, géomètre et arpenteur : cette image n'a cessé depuis le Moyen Âge de nourrir l'imaginaire de l'Occident.
    Revisitant la Bible, la philosophie antique et les Pères de l'Église, François Boespflug retrace l'histoire de cette représentation. Il fait assister à la naissance discrète, au XIe siècle, du motif artistique, à son épanouissement dans l'enluminure médiévale, à son usage quelque peu répétitif jusqu'à la pré-Renaissance puis à son progressif déclin, en dépit du rôle que la franc-maçonnerie reconnaîtra au Grand Architecte de l'Univers et au symbole du compas.
    Un essai flamboyant sur l'histoire d'un motif, aussi passionnant que savant.

  • L'homme biblique va à Dieu avec ses sens. Il travaille ses sens pour dire la beauté de la création et louer le Créateur, dans la littérature, le chant, la musique ou l'architecture du Temple. Faisant face au commandemment "tu ne feras pas d'images", il s'interroge sur la justesse de ses représentations du divin. Qui est ce Dieu qui se chante mais ne se représente pas?

    La Bible est matrice d'oeuvres d'art: au fil des siècles, les artistes proposent à la fois une exégèse sonore, picturale ou sculptée de l'Écriture et une création de sens et de beauté. Avec les cathédrales, Bach ou Chagall, l'art est un chemin vers Dieu, qui sollicite l'âme des sens.

  • A travers l'analyse d'un ensemble d'oeuvres et en citant de nombreux textes, l'auteur aborde un thème majeur de l'imaginaire occidental : une cosmologie et une topographie spirituelle qui révèlent la pensée religieuse et l'incarnation du Christ.


  • comment reconnaître une annonciation ? quels cadeaux apportent les mages à l'enfant jésus ? pourquoi les premiers chrétiens ont-ils représenté le christ sous la figure d'un berger ? jusqu'au xixe siècle, l'art occidental fut en grande partie religieux et il s'offre toujours au visiteur dans les musées, les expositions, les églises.
    or le spectateur a de plus en plus de mal à comprendre ce qui lui est donné à voir. une panne de transmission culturelle fait que, aujourd'hui, on ne sait plus trop décrypter les symboles du christianisme. en raccordant l'image aux ecritures et autres textes qui l'ont inspirée, en fournissant les explications de tous ordres qui permettent d'accéder à une certaine profondeur de sens et de temps, les auteurs proposent ici un guide d'accès aux oeuvres de l'art religieux chrétien.
    mais il fallait surmonter une difficulté majeure : comment initier tous ceux qui n'identifient pas immédiatement une femme et un ange face à face comme une " annonciation " ou un homme à genoux dans un jardin comme " l'agonie à gethsémani " ? pour relever ce défi culturel, un " guide d'identification des scènes " a été élaboré qui permet, en partant d'éléments facilement reconnaissables : personnage, animal, objet, de mettre un nom sur l'épisode mis en images.
    les scènes les plus fréquentes en art ont été sélectionnées, un tableau représentatif ouvre chacun des dix-sept chapitres et, en marge, les illustrations de brunor apportent détente et complément d'information. aucune connaissance préalable n'est requise. le lecteur pourra aller visiter les banques d'images sur internet (les adresses lui sont fournies) : il y trouvera les oeuvres auxquelles les notes font référence.
    et il n'hésitera plus à entrer dans les musées qui tous témoignent du profond impact de la culture religieuse sur l'occident et de l'étonnante diversité de ses productions. a l'heure oú plus que jamais il importe d'avoir la curiosité de l'autre, il est plus qu'opportun de nous réapproprier notre propre culture.

  • Ce volume inaugure l'édition bilingue en six tomes des Questions disputées, véritable somme inédite, datant des années 1290. Son auteur, le franciscain Richard de Mediavilla, est un penseur scolastique fort important et profondément original, dont l'oeuvre philosophique et théologique a été influente jusqu'au XVIIe siècle avant de tomber dans un injuste oubli. Ces huit premières questions constituent la partie la plus métaphysique de l'ouvrage. Les cinq premières forment en effet un traité du premier principe, axé sur la question de l'infini, du possible et de l'éternité du monde. Alors que les disputes antithomistes s'apaisaient, ces questions reprenaient de la vivacité avec de nouvelles formulations dans les années 1290. Les questions 6, 7 et 8 ont une forte cohérence : elles constituent un véritable traité de l'individualisation. Le tournant scotiste qui dissocie l'individualisation de la matière doit beaucoup à Mediavilla.

  • Anne, mère de Marie et grand-mère de Jésus, est une illustre inconnue.
    Le Nouveau Testament n'a pas un mot pour elle. Or elle s'impose comme l'une des saintes les plus populaires. Son prénom est porté par des générations de femmes dans le monde et on ne compte plus les églises et lieux de pèlerinage placés sous son patronage. C'est cette figure de la culture judéo-chrétienne que Françoise Bayle et François Boespflug réévaluent ici selon une double approche théologique et artistique, à travers l'étude des textes, de son culte et de ses représentations.
    De Giotto à Titien, en passant par Cranach, Masaccio et bien sûr Léonard de Vinci, les plus grands artistes ont illustré les épisodes de sa vie : l'annonce de sa maternité tardive par un ange, la rencontre de Joachim à la porte Dorée, la Nativité de la Vierge...

  • Icônes, peintures murales, mosaïques, vitraux, objets sculptés, oeuvres-témoins de l'art chrétien en Occident et en Orient datées du Ve au XVIe siècle offrent autant de supports qui montrent les ventres miraculeusement ronds des deux femmes.
    Le trait saillant de cette iconographie est la visibilité des enfants à naître : Jésus et Jean Baptiste sont représentés dans ou devant le corps de leur mère. Ces images à enfants visibles éveillent la curiosité.
    Leur concentration dans les régions germaniques et avoisinantes conduit vers le milieu des béguines et de la mystique rhénane, où les thèmes de la naissance de Dieu dans l'âme et de l'union de l'âme avec Dieu rejoignent l'affirmation des Pères des premiers siècles : Dieu s'est fait homme, pour que l'homme devienne Dieu.
    Dans ce contexte religieux, on observe des pratiques dévotionnelles qui rendent non seulement visible mais aussi palpable et manipulable, poupées, berceaux, le corps de Jésus enfant. A quel désir des hommes et des femmes répond ce mode de représentation, sinon à celui de voir l'Incarnation ? La Visitation et l'Annonciation qui la précède sont deux moments de la réalisation du dessein divin d'envoyer le Fils dans le monde.
    Les oeuvres rassemblées ici le mettent en lumière.

  • De par la qualité et du texte et des photos, ce livre offre une approche remarquable de la basilique de Vézelay à travers le chapiteau sans doute le plus connu : le Moulin mystique. Voici la démarche présentée par l'auteur : A partir d'une sculpture, qui est sans doute la principale, je dégage une méthode que la basilique elle-même nous fournirait comme clef de son interprétation. Il faut d'abord être dans l'ambiance, que j'ai essayé de reconstituer. Il faut s'accommoder à la lumière romane si nous voulons assimiler son message. Nous partirons de ce que nous pouvons voir, puis nous entrerons dans le mystère du Moulin. Cheminant dans une démarche analytique à propos des personnages, de leurs attitudes, de leurs gestes, j'essaierai d'atteindre le monde de ce sculpteur, ses idées, ses images, ses intérêts.

  • ACTES DU COLLOQUE INTERNATIONAL - Troyes-Abbaye de Clairvaux, 16-18 juin 2015 Fondée par saint Bernard en 1115, l'abbaye de Clairvaux connut un rayonnement extraordinaire dans l'Occident médiéval et donna naissance à la branche la plus féconde de l'ordre de Cîteaux, avec plus de 360 maisons d'hommes. Entièrement rebâti au XVIIIe siècle, le monastère fut supprimé en 1790, ses bâtiments vendus comme biens nationaux puis transformés en maison centrale de détention en 1811. Malgré la richesse de ce passé, l'abbaye demeura pourtant dans l'ombre de son fondateur jusqu'à la création de l'association Renaissance de l'abbaye de Clairvaux en 1979, puis l'organisation du premier colloque sur l'histoire de Clairvaux en 1990.

    Vingt-cinq ans après, le neuvième centenaire de l'abbaye constitue une nouvelle étape dans la production historiographique claravallienne comme en témoigne la publication des Actes de ce deuxième colloque organisé à Troyes et à Clairvaux du 16 au 18 juin 2015.

    À travers une vingtaine d'essais répartis en quatre axes principaux, les auteurs dressent un bilan des dernières recherches de ce Temps long de Clairvaux et jettent les bases des études à venir : des îles Britanniques au Portugal, en passant par la Catalogne et la Sicile, ils nous conduisent le long de ce rameau si fertile ; de la porterie de l'abbaye-mère aux confins de la Transylvanie, ils racontent l'intégration des moines blancs dans le monde des campagnes et des villes ; de la bibliothèque du monastère aux créations de Le Corbusier, ils interrogent la culture de Clairvaux et l'existence, réelle ou imaginaire, d'un « art cistercien » ; enfin, du XVe au XVIIe siècle, ils nous présentent les figures de deux abbés entraînés dans la tourmente du Grand Schisme et des écueils de la commende.

  • ACTES DU COLLOQUE INTERNATIONAL - Troyes-Abbaye de Clairvaux, 28-30 octobre 2015 La vitalité des recherches sur l'écrit cistercien ne s'est pas démentie au cours des dernières décennies ; elle s'est illustrée par de nouvelles éditions de sources, une attention accrue portée aux « pancartes » monastiques, documents longtemps réputés spécialité cistercienne, tandis que les chercheurs faisaient dialoguer fructueusement actes de la pratique et manuscrits de bibliothèque.
    Le neuvième centenaire de la fondation de Clairvaux a été l'occasion de soumettre la diversité du monde cistercien au prisme de ses écrits diplomatiques, administratifs et de gestion autour de trois axes de réflexion - la production, la conservation et les manipulations. De la Normandie à la Lorraine, du Danemark au Portugal, les auteurs explorent les outils de production et de contrôle de la mémoire mis en place dans les monastères d'hommes et de femmes, entre le XIIe et le XVe siècle, au sein d'une même filiation ou en les confrontant à leur environnement proche (actes épiscopaux, fontevristes ou bénédictins). De ce « maquis d'écritures » surgit une variété de documents inédits et de techniques énigmatiques qui interrogent l'existence d'une spécificité cistercienne de l'écrit, la volonté réelle ou supposée d'uniformisation de l'écriture au sein de l'Ordre, la réappropriation des formes et des formules, l'influence des maisons-mères sur leur filles et le poids de l'environnement local auquel chaque monastère doit s'acclimater.

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