Via Romana

  • Le premier verset de la Bible est bien connu : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre »

  • Saint Augustin

    Louis Bertrand

    Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone en Algérie, fils de sainte Monique, est le plus célèbre Père de l'Église latine. Ses écrits sur la grâce, sa Cité de Dieu et ses Confessions nourrissent encore la controverse philosophique et théologique de nos contemporains.
    Et pourtant, « quoi de plus romanesque que son existence errante de rhéteur et d'étudiant qui, commencée dans la ronde des plaisirs et le tumulte des grandes villes, s'achève dans la pénitence, le silence et le recueillement d'un monastère. Quel drame aussi que cette agonie de l'Empire à laquelle il assiste impuissant et que, de tout son coeur fidèle à Rome, il aurait voulu conjurer ? Quelle tragédie enfin plus émouvante et plus douloureuse que cette crise d'âme et de conscience qui déchira sa vie ?
    « Scrutateur des abîmes et des contradictions du coeur humain, Louis Bertrand se révèle un peintre incomparable. J'ai succombé au charme d'une écriture talentueuse et c'est avec un vrai bonheur que j'ai poursuivi ma lecture de sa biographie passionnante, véritable histoire écoutée aux portes de la légende. » Extraits de la préface du cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical de la culture.
    Sommaire au dos

  • « L'ignorance française du passé africain stupéfiera nos descendants » s'exclamait l'académicien Louis Bertrand, lors d'une conférence tenue devant 2000 personnes à Alger en 1922...
    Ne l'oublions pas, l'Afrique du Nord n'a pas toujours été "terre d'islam», ni dominée par les Arabes. Bien avant, elle fut l'une des provinces les plus prospères de l'Empire romain et c'est sur les débris de son paganisme que fut édifié le christianisme triomphant de Tertullien, de saint Cyprien, de saint Augustin surtout, faisant de l'Église d'Afrique l'une des plus vivantes et des plus rayonnantes du Ve siècle, « la mère, l'éducatrice et la lumière de nos Églises d'Occident ».
    Mais pour cela, que d'efforts, que de sacrifices, que de martyrs !
    Louis Bertrand, dans un livre au succès considérable, en a fait en 1918 le sujet de ce roman historique flamboyant. « Qu'est-ce donc que Sanguis martyrum ? C'est la mise en action du fameux apophtegme de Tertullien : sanguis martyrum, semen christianorum (sang des martyrs, semence de chrétiens). Sur une intrigue, qui n'est pas la part la moins forte ni la moins émouvante, Louis Bertrand montre comment la mort d'un martyr (saint Cyprien, évêque de Carthage) sème une graine de grâce qui s'enfonce dans la terre - sous terre, même, dans les mines où les esclaves chrétiens souffrent mort et passion - pour ressurgir dans un martyre collectif, qui est une moisson d'âmes radieuses pour le paradis : le paradis à la lumière des épées, des glaives des bourreaux », comme l'a excellemment résumé l'abbé jean Bayot lors du colloque sur Louis Bertrand (publié par Via Romana en 2015).

  • En 1968 paraît L'Hérésie du XXe siècle, réquisitoire et inventaire implacable des collusions d'un épiscopat français avec progressisme, marxisme, modernisme et évolutionnisme. L'âme de ce manifeste : la foi de Péguy, foi ardente et anticléricale servie par une plume incisive et insolente de laïc blessé. Devenu la bête noire d'un certain épiscopat, Jean Madiran alors directeur de la revue Itinéraires est soutenu par hommes d'Église, philosophes, écrivains parmi les plus éminents (le Père Guérard des Lauriers, Marcel De Corte, Henri Massis, Marcel Clément...).
    L'ouvrage devient alors signe de ralliement et outil de résistance catholique face à l'effondrement doctrinal, liturgique, catéchétique, exégétique de l'après-concile en France.
    Pour Jean Madiran, il y a une hérésie propre au XXe siècle et une crise spirituelle et sociale propre à notre pays, et son diagnostic demeure étonnamment d'actualité pour caractériser les faces de méduses et les promoteurs infidèles à leur baptême autant qu'à leurs charges.

  • Sainte et docteur de l'Eglise, Teresa de Ahumada, née à Avila (Espagne) en 1515 au sein d'une noble famille, reçoit une éducation raffinée avant de lire les auteurs spirituels franciscains qui lui apprennent à méditer et prier. Entrée à vingt ans au carme !, elle ne trouve la pleine sérénité sur sa vocation que pendant le carême 1554 ! Elle est alors habitée par l'idée de revenir à la Règle primitive du cermet et fonde en 1562 à Avila le premier carme ! réformé avec l'aide de son évêque, fondation suivie progressivement par dix-sept autres. Sa rencontre et son lien très fort avec saint Jean de la Croix consolident son retour aux sources du carme Ses écrits : Autobiographie, Le Chemin de la perfection et Le Château intérieur constituent des classiques de cheminement vers la sainteté par la pratique des vertus évangéliques et le culte de la Sainte Eucharistie : Voilà donc tout mon sujet Thérèse d'Avila, messagère du surnaturel, écrit Louis Bertrand : Mon excuse, c'est de m'adresser à des ignorants comme moi en essayant de leur faire partager mon admiration et ma confiance dans cet incomparable guide spirituel Biographie de l'auteur:
    Ecrivain et historien, Louis Bertrand (1866-1941) est natif de Spincourt dans la Meuse. Académicien, il est fauteur de nombreux romans et récits parmi lesquels Mademoiselle de Jessincourt, Louis XIV, Devant l'islam ou Le livre de consolation qui constituent des classiques d'une actualité brûlante. Via Romana a publié Saint Augustin en 2013.

  • En 1886 paraissait chez le prestigieux éditeur Honoré Champion l'ouvrage de Siméon Luce (1833-1892) Jeanne d'Arc à Domrémy, sous-titré Recherches critiques sur les origines de la mission de la Pucelle.
    Élève de Jules Quicherat, formé au petit séminaire, Siméon Luce sut se démarquer des historiens qui, dans le sillage de Michelet, voulaient faire de la Pucelle une héroïne laïque. Ses lignes témoignent d'une rare objectivité et sont en même temps révélatrices de la grâce que Jeanne d'Arc opéra en lui.
    Ce grand chartiste, qui fut président de la Société de l'École des chartes et membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vibre en évoquant les jeunes années de la Pucelle comme il nous fait vibrer lorsque nous le lisons?: «?Elle n'est pas seulement le type le plus achevé du patriotisme, elle est l'incarnation de notre pays dans ce qu'il a de meilleur. Il y a dans la physionomie de l'héroïne du XVe siècle des traits qui la rattachent à la France de tous les temps...?» Ainsi Siméon Luce s'inscrit-il dans le mouvement qui, après le poète Casimir Delavigne et bien d'autres, conduisit Jeanne d'Arc à devenir notre grande héroïne nationale.
    Sa découverte dans les archives de Meurthe-et-Moselle du fil conducteur entre Vaucouleurs et la cour de France, son étude magistrale sur le village de Domrémy, font de ce livre un apport fondamental à la connaissance de Jeanne d'Arc, même si elle doit conserver la part de mystère qui nous la fait tant aimer.

  • Histoire du citoyen

    Jean de Viguerie

    Le citoyen, sujet de ce livre, est la créature de la Révolution française. Il est « l'être nouveau ». Les manuels de droit l'ignorent. Il est encore sous nos yeux. Il ne se reproduit pas lui-même. C'est l'éducation nationale qui le reproduit.
    Il est armé depuis sa naissance. « Aux armes citoyens » est sa devise. Il combat pour les Droits de l'homme, prend la Bastille, renverse le trône, fait inlassablement la guerre aux rois, aux empereurs et aux dictateurs. Il fournit en victimes les grandes tueries des guerres contemporaines.
    Il est républicain depuis l'instauration de la République en 1792, et ne peut pas ne pas l'être, s'identifiant à une république qui n'est pas un régime politique, mais un mythe, une idéologie, des « valeurs ». Si la République disparaît, il travaille sans relâche à son retour et la fait revenir. C'est le cas par exemple en 1875 et en 1945. Si la République a des ennemis intérieurs vrais ou supposés, il les accable de sa vindicte. Il les tue. Il tue les prêtres réfractaires en septembre 1792, et les Communards en 1871.
    Aujourd'hui sa vindicte est la même, mais sa mission a changé. Il ne fait plus la guerre aux nations étrangères. Il a été désarmé. Sa nouvelle mission consiste à promouvoir la « diversité ». Dans ce nouveau combat il mobilise avec lui la société toute entière. L'entreprise, la banque, les équipes sportives, les actions humanitaires, tout doit être citoyen. C'est encore un combat. Le citoyen ne doit jamais cesser de combattre. Il est dans la servitude et ne saurait l'accepter s'il ne votait pas, mais il vote et on le fait voter de plus en plus. Le scrutin l'aide à vivre en lui procurant l'illusion de la liberté.

  • "Le droit, les historiens de Rome en parlent beaucoup, mais peu le connaissent vraiment, surtout quand d s'agit du droit privé. Pourtant, les indifférents ont grand tort, car ils trouveraient dans cette discipline beaucoup d'informations sur la société. Il y a plus. Un des mérites de Jean-François Chemain est de montrer que cette discipline peut aussi éclairer les lecteurs sur la politique et sur la vie économique.
    "On sait que la caution est une garantie que donne un homme riche : il s'engage à rembourser prêt accordé à plus pauvre que lui, au cas où ce dernier serait défaillant Ce que montre L'argent des autres, c'est que cette pratique était courante et qu'elle avait des implications multiples. Pour comprendre cette situation et sa complexité, il nous fait traverser un dédale de lois leges Publia, Appuleia, Furia, Chimie, et Cornelia.
    En ce qui concerne l'histoire sociale, nous voyons que celui qui se porte caution peut être un parent, un ami, ou encore le patron dans le cas où le bénéficiaire est tenu par des liens de clientèle. C'est ainsi que Cicéron a manifesté sa bienveillance à l'égard de son cercle d'intimes et d'obligés. Mais on trouve aussi l'austère Caton d'Utique, qui lui aussi n'était pas sans relations, et en politique le riche Crassus qui s'est porté garant pour le 'pauvre" César.
    En bon historien, Jean-François Chemain respecte la chronologie : après la fin de la République apparaît la fi- deiussuo. On donne ce nom à la forme la plus large de garantie personnelle ; elle se traduit par un acte oral fondé sur la fides, c'est-à-dire sur la valeur morale la plus absolue des Romains, la loyauté. "Un autre point paraît devoir être mis en valeur : les modernes s'extasient volontiers devant l'urbanisation des anciens.
    Sait-on que ce phénomène a été rendu possible en partie grâce à la pratique du cautionnement ? "Pour nous conduire à travers ce dédale, il faut un guide expérimenté et formé au droit privé et à l'histoire. Jean-François Chemain remplit ces conditions." Yann Le Bohec

  • La vie de Louis XVII par son plus grand spécialiste français

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