Sciences & Techniques

  • La science arabe, entre le IXe siècle et le XIVe siècle, a eu un développement exceptionnel et s'est déployée de l'Andalousie jusqu'à l'Inde du Nord. De grands savants se sont distingués dans les domaines des mathématiques, de l'astronomie, de l'optique, de l'alchimie, des sciences de la vie, et ont contribué au patrimoine culturel de l'humanité.
    Mais peu à peu, les sciences ont disparu en terres d'islam. La prise de conscience du retard scientifique eut lieu au XIXe siècle, le siècle de la renaissance musulmane. Après ce véritable âge d'or des sciences arabes et la période réformiste du XIXe siècle, les relations entre les sciences et l'islam sont désormais frappées d'ambiguïté. Oscillant entre le rejet et la fascination, les islamistes se livrent aujourd'hui à des tentatives pour concilier les théories scientifiques et le Coran, dénaturant ainsi et la science et l'islam sous prétexte de modernité.
    Pour Faouzia Charfi, la solution passe par l'éducation. Il faut investir tous les lieux de culture, revaloriser l'enseignement et montrer aux élèves comment la science s'est construite.

  • Médecin urgentiste, président des médecins catholiques, chroniqueur pour le quotidien La Croix, Bertrand Galichon éclaire ici une conception profondément humaniste du soin de l'autre. S'appuyant sur son expérience et partant chaque fois de situations concrètes, décrites par saynètes en tête de chapitre, l'auteur considère le patient dans son intégrité et non comme une somme des parties de corps à guérir. À rebours d'un courant techniciste de la médecine, qui refuse la complexité et mécanise le soin, il plaide pour regarder en face la complexité des pathologies et faire place à la fragilité des soignants.
    Cet ouvrage aborde les grandes questions qui agitent les milieux médicaux en remettant l'accompagnement de l'autre au centre de la pratique. Et lorsque l'auteur plaide pour l'abandon de la toute-puissance, il nourrit sa réflexion de sa foi chrétienne et d'une spiritualité qui fait place à la fragilité.

  • Pourquoi le ciel est-il bleu ? Qu'est-ce que le rayon vert ? Et quelle est la couleur du ciel sur Mars, Vénus ou Titan ? Y a-t-il des arcs-en-ciel de Lune ?
    Entre la physique et l'astronomie, le grand physicien épistémologue Jean-Marc Lévy-Leblond explique, avec le talent d'un conteur, les phénomènes célestes qui nous entourent et mettent de la couleur dans notre monde.
    Il évoque les phénomènes physiques et aussi les savants tels que Galilée qui pour lui a apporté d'essentiel : l'idée que le monde céleste et le monde terrestre ne font qu'un et que les lois physiques y sont les mêmes, à l'encontre de la tradition aristotélicienne qui séparait le monde terrestre, le nôtre, monde de l'imperfection et du changement, du monde céleste, monde de la perfection et de l'immuabilité.

    Un formidable texte sur les interrogations mais aussi des plaisirs que peuvent susciter les sciences.

  • Le nom d'Alzheimer permet de regrouper une nébuleuse de troubles démentiels survenant dans la deuxième partie de la vie et caractérisés par l'altération des facultés intellectuelles et notamment de la mémoire. Drame absolu pour ceux qu'elle atteint, charge affective et matérielle énorme pour leurs proches, problème majeur de santé publique, cette maladie est d'autant plus redoutée que les ressources thérapeutiques restent très pauvres malgré des recherches poussées.
    L'auteur s'interroge : N'est-on pas en train de faire fausse route ? La maladie d'Alzheimer n'est-elle pas aussi le symptôme d'une société qui, par peur maladive de la mort, rejette les malades d'Alzheimer, les traitant en objets plutôt qu'en sujets et produisant ainsi un effet délétère sur leur état ?
    La thèse que Jean Maisondieu défend depuis 1989, date de la première édition du Crépuscule de la raison bouscule : l'approche psychiatrique est aussi pertinente que l'approche biologique pourtant plébiscité dans la médecine actuelle.

  • Marie-Jo Thiel, médecin, théologienne et moraliste, a étudié et suivi de près les dernières évolutions de la recherche médicale et de la médecine qui ne se propose plus seulement de diagnostiquer, soulager, remédier, mais aussi de réparer, régénérer, voire de transformer, d'augmenter l'être humain. La médecine est bouleversée par l'évolution des sciences (biotechnologies, robotique, nanotechnologies) et celle des sciences de l'information, en passe de transformer l'humain...
    Une santé qui concernerait ainsi le tout humain ne revêt-elle pas une dimension « totalitaire » ? Est-ce une promesse réaliste ? réalisable ? souhaitable ? Ce livre passionnant apporte des réponses ouvertes à ces interrogations majeures. Il interroge notre désir d'hypermaîtrise du corps, notre angoisse de la vulnérabilité, nos ressources symboliques et religieuses, notre rapport à la souffrance, etc.
    Et s'interroge : comment accompagner ces développements extraordinaires des sciences médicales et protéger la notion de personne humaine ?


  • cet ouvrage sans équivalent rassemble en les croisant les approches culturelles, anthropologiques et médicales de la douleur et de la souffrance.
    il se situe au carrefour des centres d'intérêts actuels sur les liens entre guérison corporelle, psychique et spirituelle. les interrogations sur la douleur et la souffrance, sur qui les subit ou les accompagne, sont au cour de cette recherche. médecines et religions permettent-elles d'affronter ce qui nous éprouveoe a travers l'espace et le temps, quelle diversité de réponses tentent-elles d'apporteroe et qu'en est-il de celui qui souffre et de celui qui soigne ? trois années durant, un groupe pluridisciplinaire a exploré ces questions.
    il a rassemblé des médecins attentifs au contexte multireligieux et culturel de leurs patients et des spécialistes des religions au fait des évolutions de la médecine: historiens, théologiens, philosophes, sociologues, psychanalystes.

  • Aujourd'hui, l'avenir de Vincent Lambert, en état végétatif depuis plus de cinq ans,dépend de la décision de la Cour européenne des droits de l'homme. Rappelons les faits. Le 11 janvier 2014, les médecins décident, après consultations et expertises, d'arrêter les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du patient, conformément à la loi Leonetti.
    Le 20 juin 2014, Le Conseil d'Etat se prononce lui aussi contre la poursuite du traitement qui maintient en vie Vincent Lambert, invoquant le « refus de l'acharnement thérapeutique ».
    Mais les parents du patient, catholiques traditionalistes, saisissent alors la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), lui demandant de s'opposer à un arrêt des soins. C'est cette Cour, qui se réunit en délibéré le 7 janvier prochain, qui dira, en dernier ressort, si Vincent Lambert doit être ou non « débranché ».
    Catholique et pratiquant, farouche défenseur du droit à la vie, le Dr Kariger n'aurait jamais imaginé, quand Vincent Lambert est arrivé au sein du pôle qu'il dirigeait, au CHU de Reims, qu'il serait, un jour, traîné devant les tribunaux, traité d' « assassin », de «nazi» et dénoncé au Conseil de l'ordre par les parents de Vincent Lambert, tous deux proches des milieux catholiques intégristes.
    Il livre dans cet ouvrage son témoignage de médecin plein de convictions, confronté à cette médecine devenue toute puissante, sans cesse tentée de poursuivre les soins jusqu'à « un acharnement » qui déshumanise le patient.
    Son témoignage est un plaidoyer pour la vie. Pour une vie digne.

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