Laurence Vianes

  • La Lettre d'Aristée à Philocrate a pour auteur un Juif de l'Égypte hellénistique dont le nom nous reste inconnu.
    Avec un art très sûr, elle met en scène le roi macédonien Ptolémée II d'Égypte et soixante-douze Juifs lettrés venus de Jérusalem, qui collaborent pour traduire d'hébreu en grec le texte de la Torah, afin qu'elle vienne enrichir la fameuse bibliothèque d'Alexandrie. La renommée de cette Bible des Septante sera immense dans le judaïsme, puis dans le christianisme.
    On lit ensuite ici le Traité des Poids et Mesures d'Épiphane de Salamine, traduit en français pour la première fois, sous sa forme courte conservée en grec.
    Rédigé à la fin du IVe siècle de notre ère, consacré à la philologie biblique, il reprend le récit en l'enrichissant d'éléments légendaires et de nouveaux développements.
    Selon lui l'oeuvre des soixante-douze Anciens a été marquée par un miracle, et ce n'est pas de trop pour défendre l'autorité de la Septante. Car il existe désormais des traductions de la Bible plus récentes, celles d'Aquila, de Théodotion, de Symmaque et de deux anonymes, qui lui disputent la place de texte sacré et dont il faut aussi exposer l'origine.
    La troisième partie donne à lire plusieurs dizaines de textes grecs, latins, hébreux, syriaques et arabes, certains inédits en français, qui racontent à leur façon les origines de la Septante, et dont la rédaction s'étale depuis le IIe jusqu'au XVe siècles.

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