Cerf

  • Quatrième de couverture " Le livre d'Alexandre Jollien m'est infiniment précieux parce qu'il apporte un témoignage vivant, sincère et authentique de cette conviction ancienne (puisque aristotélicienne) mais toujours menacée que l'homme est capable d'être, que l'homme est l'ami de l'homme. "

  • des canons de la première guerre mondiale à l'éclatement du bloc communiste, c'est un siècle d'histoire qu'incarne elisabeth behr-sigel (1907-2005).
    siècle durant lequel elle a choisi de marcher dans les pas du christ, à travers une vie et une pensée engagées au service de la foi chrétienne. annonciatrice de la bonne nouvelle,
    elisabeth n'a pas cessé de se mettre à l'écoute de son époque pour faire de l'évangile une réalité vécue en son temps. la jeune luthérienne, née allemande dans le reichland d'alsace-lorraine, compte parmi les premières femmes à entreprendre des études de théologie à la faculté de strasbourg, à l'issue desquelles elle ne craint pas d'exercer un ministère pastoral.
    la rencontre avec la tradition de l'eglise d'orient, à travers les émigrés russes fuyant la révolution bolchevique, scelle son destin. ayant fait le pas de s'unir à l'eglise orthodoxe, élisabeth apparaît comme un trait d'union entre les différentes traditions chrétiennes. son engagement pour construire une eglise orthodoxe locale en france s'inscrit dans une vie professionnelle et familiale intense, de même que la réflexion active qu'elle est conduite à mener sur le rôle des femmes dans l'eglise.
    sa voix de théologienne, audacieuse et libre, est une invitation permanente au dialogue : dialogue entre orient et occident à travers le mouvement oecuménique, dialogue de la tradition chrétienne avec les réalités contemporaines et leurs exigences, dialogue d'une foi solidement ancrée avec un monde séparé de dieu. au coeur de sombres pages de l'histoire comme à travers ses drames personnels, la personnalité très entière d'élisabeth behr-sigel, qui continuait d'être, à quatre-vingt-dix-huit ans, le symbole pétillant et vif de l'orthodoxie française, nous donne le témoignage d'une espérance lumineuse : celle de la présence du christ ressuscité dans nos vies.

  • Le père Lataste a un jour découvert que des femmes exclues, par leur condamnation, de toute réinsertion normale dans une communion humaine et chrétienne, pouvaient trouver une telle réinsertion par la folie de l'Amour. Il a inventé une formule efficace de cette folie, il a fondé une congrégation, celle des Soeurs de Béthanie, qui existe encore aujourd'hui et dont nous mesurons mal l'originalité inouïe : faire vivre en vie fraternelle, au nom du Christ, d'anciennes prisonnières et des femmes qui n'ont pas eu ce passé infamant. Le père Lataste s'appuyait sur la réalité de l'amour infini de Dieu. Il indiquait aux premières religieuses vivant cette étrange aventure à quel prix l'entreprise pouvait réussir : " Ne jugeons de rien sur les apparences, mais seulement par les vues de la foi... Accoutumez-vous donc à faire peu de cas des côtés humains et à n'estimer vraiment que ce que Dieu estime : qu'est-ce que le reste ?" II y avait dans cette attitude bien plus qu'un dévouement particulier pour les misères des êtres jetés en prison. Il y avait l'intuition d'un certain regard sur tous ceux qu'une société exclut, rejette ou méprise. Il y avait l'amorce d'une spiritualité de la miséricorde. Des laïcs et des prêtres ont récemment retrouvé ce filon au contact des communautés de Béthanie.

  • En quelques brefs chapitres, Pierre Claverie, fin connaisseur de l'arabe, de la culture et de la religion musulmanes, présente l'islam. Neuf mots pour expliquer ce qui rassemble et anime les croyants de cette religion : une communauté, un livre, un prophète, une foi, une loi, une morale, une famille, une cité, une mystique. Un ouvrage utile, par sa clarté et sa simplicité, pour les étudiants et tous ceux qui ont des responsabilités d'enseignants ou de catéchètes. D'autres ouvrages de Pierre Claverie, publiés aux éditions du Cerf, peuvent compléter les informations et réflexions que celui-ci contient : Le Livre de la foi. Révélation et parole de Dieu dans la tradition chrétienne, 1996 ; Petit traité de la rencontre et du dialogue, 2004 ; et Humanité plurielle, 2008.

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  • Réfuté, le christianisme ? Désintégré par les savoirs modernes ? Archivé au musée des illusions ? Ce sont plutôt les préjugés contemporains à son sujet qui sont mal en point et ressortent désormais vides, artificiels, dépassés. Inversant les perspectives, échappant au contrôle du religieusement correct, Frédéric Guillaud s'empare de l'urgence et montre en quoi le christianisme est, pour le dire simplement, croyable. L'existence de Dieu ? Rationnellement démontrable. La Révélation chrétienne ? Solidement établie dans l'histoire. L'infaillibilité de l'Église, la présence réelle dans l'Eucharistie, l'Immaculée Conception ? Aisément défendables devant le tribunal de la raison. Et ainsi de suite, au fil des pages de cet essai qui tient de la machine de guerre et montre que la foi catholique repose sur les fondements rationnels accessibles à tous. Une fois l'ouvrage refermé, le lecteur aura tout loisir de méditer ce dialogue tiré de Matrix, entre Tank et Néo :
    « De quoi as-tu besoin, sinon d'un miracle ? - De munitions, de beaucoup de munitions. » Une apologétique décidément reloaded !

  • Hans Küng a été un des protagoniste les plus éminents de l'aventure théologique au XXe siècle. A la fois prêtre et théologien, c'est un homme sûr de son appartenance, engagé au service de l'Eglise, conscient de ses responsabilités de théologien, épris d'excellence et de rigueur scientifique, travailleur infatigable, passionné d'échanges et de rencontres, curieux de tout, heureux de vivre, que l'on retrouve dans le deuxième volume de ces Mémoires, qui s'étend de 1968 à 1980. Bien que durement éprouvé par le traitement que lui a réservé son Eglise, Hans Küng raconte ici son histoire avec dignité et objectivité. Par une foule de détails, il offre au lecteur contemporain une documentation exceptionnelle - et de première main - sur les modes de fonctionnement et les pratiques de l'administration vaticane dont il a eu à souffrir, et que d'autres ont critiqués par ailleurs. Tandis que, au fil de voyages autour du monde, l'auteur se forge une réputation internationale, il élargit sa vision des choses, en particulier sur les religions du monde, et publie trois best-sellers : Infaillible ? Une interpellation (1970), Etre chrétien (1974) et Dieu existe-t-il ? (1981). Dans le même laps de temps, un de ses collègues de Tübingen, Joseph Ratzinger entame une carrière qui le mènera aux sommets de la hiérarchie jusqu'à son élection comme pape, sous le nom de Benoît XVI... Comment le parallélisme de ces deux parcours ne frapperait-il pas les esprits ? Hans Küng signe un livre captivant, témoignage passionnant et stimulant de son goût pour la vérité autant que pour la liberté.

  • Vatican II est, dans l'Église, comme l'a dit Jean XXIII, un printemps arrivé hors saison et dont les fruits qui mûrissent à long terme, comme ceux de tout autre concile, passeront les promesses des fleurs. Il est comme on aime à le dire, un esprit, mais un esprit qui a pris corps. À ce titre, il a sa forme propre, ses traits, son style, et son visage ; en lui, de toute part, résonne un appel à servir les hommes, en essayant de leur montrer un visage d'Église où ils puissent découvrir une image de Dieu. Il veut nous éveiller au meilleur de nous-même et plus encore des autres, nous apprendre de vingt manières à respecter le fond des coeurs et des cultures pour y montrer l'étoile du matin qui, de la Galilée, peut et veut se lever sur tous les horizons.

    Le père Gustave Martelet, qui a participé au concile Vatican II, présente ici ce qu'a été le concile, en particulier aux générations qui n'ont pas connu cette époque. Il rend accessibles les textes majeurs de Vatican II en montrant leur importance décisive pour la vie de l'Église.

  • Avec toi

    Suzanne Taha Hussein

    A priori, tout les séparait : la langue, la religion, le handicap, la condition sociale. Comment Suzanne Bresseau (1895-1989), une jeune Bourguignonne chrétienne; est-elle devenue la femme de Taha Hussein, un des plus grands hommes de lettres arabes du XXe siècle ? Comment a-t-elle vécu les honneurs, les désarrois, les interrogations de cet écrivain aveugle - titulaire d'un doctorat d'al-Azhar et d'un autre de la Sorbonne, et ministre égyptien de l'Education - qui chercha à réconcilier la tradition islamique et la modernité des Lumières ? C'est à ces deux questions que " répondent " les souvenirs de Suzanne Taha Hussein dans un style plein de retenue et d'élégance. Il est rare qu'une femme raconte sa vie aux côtés d'un grand homme. Ce témoignage unique en est donc d'autant plus précieux. En refaisant le chemin de leur vie à deux, Suzanne Taha Hussein fait revivre soixante ans de la vie intellectuelle et politique bouillonnante du Caire, soixante ans de rencontres avec de nombreux écrivains et penseurs issus des deux côtés de la Méditerranée, et soixante ans de dialogue islamo-chrétien. On croise ainsi Mohamed Abdou, le grand réformateur de l'Islam en Egypte, Gide, Cocteau, Tagore, Senghor, La Pira, Massignon, Berque, Helen Keller, et bien d'autres. Dans cette histoire d'une étonnante modernité, c'est l'amour - l'amour perdu et retrouvé au-delà de la mort - qui anime ces pages. C'est aussi le combat constant pour que l'Egypte moderne reconnaisse son triple legs pharaonique, grec et islamique. Et invente sa modernité.

  • Le lecteur assidu des Évangiles ne peut qu'être frappé par la place privilégiée qu'y tiennent les femmes.
    Et dans ce moment de l'histoire de nos sociétés où leur rôle est de plus en plus objet de débats, il a semblé utile d'en présenter un tableau aussi complet et ordonné que possible. Cet ouvrage qui n'est ni de théologie ni d'exégèse propose une lecture toute simple et directe des textes du Nouveau Testament, parfois de l'Ancien et des récits apocryphes. Il fait état des nombreuses femmes qui accompagnent l'avènement et la manifestation de la Bonne Nouvelle.
    Même si les douze apôtres sont tous des hommes, il montre l'éminent respect dont a témoigné Jésus envers les femmes, le regard nouveau qu'il a porté sur elles et l'immense confiance qu'il leur faisait. C'est à elles que Jésus a accordé, souvent en premier, le privilège de son enseignement et de sa présence.
    Puisse cet ouvrage contribuer à promouvoir la place de la femme dans l'Église d'aujourd'hui et, plus largement, dans les religions.

  • Un livre-événement où, en toute confiance et en toute confidence, s'exprime un homme qui connaît Jorge Mario Bergoglio, devenu le pape François.
    Un homme qui, comme lui, est Argentin. Un homme qui, comme lui, est jésuite. Un homme qui fut le professeur de grec, au séminaire, du jeune Jorge. Un homme qui a agi sous la direction du provincial Bergoglio. Un homme qui reste aujourd'hui en contact avec le successeur de Pierre.
    Cet homme, c'est le père Juan Carlos Scannone, l'un des représentants majeurs de la théologie du peuple.
    Au cours de ce dialogue avec la journaliste Bernadette Sauvaget, c'est dans la genèse, la pensée, le programme et la proximité de François que nous fait pénétrer Juan Carlos Scannone. Il revient sur ses souvenirs personnels, dresse le portrait au quotidien du futur pape, détaille les années de la dictature, éclaire la polémique sur son rôle dans cette période troublée, commente la signification de son élection et explique, non sans humour, comment son confrère se montre en fait un pontife très « jésuite ».

    Un livre pour comprendre où va François à partir de là où il vient et pourquoi il est le « pape du peuple ».

  • Il est des saints, tel François d'Assise, dont le visage est abordable parce qu'ils apparaissent dans de nombreux récits clairs et colorés comme des images d'Épinal. Dominique (vers 1173-1221), lui, est méconnu, tout de prière et de ferveur, plongé dans le désir de la contemplation, l'annonce de l'Évangile, l'amour du monde, et d'autant plus mystérieux qu'il n'a laissé presque aucun écrit. Aussi chacun a-t-il pu, de Dante à Marie de la Trinité, en passant par Fra Angelico, le Greco, Lacordaire, Bernanos, livrer son propre profil du fondateur des Frères prêcheurs.

    Guy-Thomas Bedouelle en donne ici un portrait entier, intense, débarrassé des clichés. C'est un Dominique en son temps et en son Église que nous suivons à travers l'Europe. Un temps de chrétienté menacée ; un temps de réforme ecclésiale qui est dominé par la figure du pape Innocent III ; un temps de tourmente dans lequel Dominique s'engage sans retour, convaincu de la force de la prédication et de la grâce de la parole dans sa mission auprès des tièdes, des hérétiques, des incroyants.

    Cette biographie à la fois historique et spirituelle restitue un Dominique vivant, appelé à emmener à sa suite des hommes et des femmes sur plus de huit siècles.

  • Cent ans après le premier génocide de l'histoire, ce livre présente la pierre de vérité, cruciale, apportée par trois dominicains à la réparation d'un trou noir de notre mémoire qui demeure nié, occulté ou minoré.

    Retenus otages à Mardin, la « Jérusalem de l'Est », entre fin 1914 et fin 1916, les frères Marie-Dominique Berré, Jacques Rhétoré et Hyacinthe Simon assistent, impuissants, à l'anéantissement programmé, industriel, systématique des Arméniens qu'accompagne le massacre à la chaîne des Assyriens, des Chaldéens et des Syriaques. Témoins oculaires, ils vont se faire les chroniqueurs de l'indicible et consigner, chacun de son côté, ce déchaînement sans précédent de l'enfer sur terre.

    Pour la première fois, leurs dépositions précises, lucides, terribles sont réunies en un seul volume qui a valeur d'inédit. Elles ne font pas que donner une sépulture aux victimes anonymes des charniers d'hier. Elles valent alarme pour aujourd'hui. Alors que la tragédie des chrétiens d'Orient se répète sous les mêmes cieux et dans la même indifférence, leurs récits, toujours documentés, parfois apocalyptiques, ressortent rétrospectivement comme prophétiques.

    Un testimonial pour la reconnaissance du crime. Un testament pour le réveil de la probité. Une lecture indispensable, pour tous ceux qui n'entendent pas se réfugier derrière l'ignorance consentie et prétendre :
    « Je ne savais pas ».

  • Dans la longue histoire des théories et des pratiques chrétiennes face à la sexualité, le dernier quart de siècle, marqué par l'irruption du fléau du sida et par de rapides évolutions des moeurs, soulève des questions neuves.
    Tel est l'horizon des contributions de lutta basset, pasteure et psychanalyste en suisse ; d'eric fassin, sociologue, de paris; de timothy radcliffe, ancien maître de l'ordre des dominicains, d'oxford. autour de leurs textes se déploient discussions, prises de positions et témoignages. l'ensemble ayant choisi de se limiter au monde occidental, un point de vue africain vient en écho, ouvrant d'autres perspectives.
    Ce livre est né d'un colloque tenu en 2006 à la villette, à paris, organisé par chrétiens & sida : cette association oecuménique, forte de quinze années de confrontation avec l'épidémie, désirait pousser ainsi la réflexion et la proposer à un large public. elle n'offre pas ici quelque synthèse bien bouclée, mais une pensée en travail, à l'écoute de l'évangile et de la tradition des églises, comme de ce qui bouillonne en notre temps et que révèle de façon aiguë le sida, avec souvent beaucoup de souffrance et parfois beaucoup de sainteté.

  • Les Églises parallèles, c'est-à-dire les Églises chrétiennes qui, dans les aléas de l'histoire, se sont créées aux marges des « grandes » Églises, sont peu connues. Bernard Vignot nous permet de mieux les découvrir dans leurs origines, leurs implantations géographiques, leurs rites, leurs spécificités et il nous aide à nous repérer au milieu de cette grande diversité.

    Certaines Églises ont déjà une longue histoire, comme l'Église d'Utrecht, créée à la suite de la crise janséniste au XVIIIe siècle, comme celle des vieux-catholiques, après le concile Vatican I, ou comme la Petite Église, née du refus du Concordat de 1801, présente encore aujourd'hui dans les Deux-Sèvres et en Vendée. D'autres Églises sont plus récentes.

    Ce qui semble caractériser un bon nombre d'entre elles c'est une pratique courante de libre examen, qui permet de faire un choix dans la doctrine et la discipline. Ainsi le phénomène actuel de ces Églises marginales est lié à celui des syncrétismes religieux qui entraînent de nombreuses personnes à professer des doctrines éloignées du christianisme. Ces communautés sont souvent repliées sur elles-mêmes ; il y est fait parfois appel aux révélations privées et certains responsables, tout en rendant service aux plus pauvres, pratiquent, parfois à but lucratif, des exorcismes, des prières de guérison ou des ventes d'objets de piété.

    Contenant un glossaire, un index des noms de personnes mentionnées dans l'ouvrage, une liste non exhaustive des Églises concernées et une bibliographie, l'ouvrage est passionnant et utile pour les pasteurs et les fidèles, car il invite à une connaissance plus grande de ce phénomène et à un discernement indispensable.

  • Le livre issu des confessions de cette jeune femme chrétienne du Sud Soudan, au-delà de l'émotion qu'il suscite, fait oeuvre utile. On n'en sort pas indemne. On a envie d'en savoir plus sur son destin contrarié.

    Violée maintes fois, contrainte de faire semblant de s'être convertie à l'islam, son père martyrisé, sa famille dispersée, elle trouve le salut dans la fuite. Une fuite éperdue où les « hommes vautours » guettent la jeune proie de quatorze ans pour en faire leur chose. Elle croit en Dieu mais Dieu, croit-elle, l'a abandonnée. Comme devaient le penser sans doute celles et ceux qui entraient à Auschwitz... Comme Jésus disait lui-même sur la croix : « Père, pourquoi m'as-tu abandonné ? » L'espoir renaît cependant, tôt ou tard, et c'est bien là le côté touchant, positif, de ce récit témoignant d'actes monstrueux. Après de multiples péripéties, la petite fille africaine, mûrie par les épreuves, arrive en France où elle est enfin considérée comme un être humain à part entière, après des années d'errance, d'humiliations. Une vie nouvelle s'offre à elle. Gageons qu'elle sera réussie car que peut-il y avoir de pire que le pire ? [Pierre Bercis]

  • L'Irak, l'ancienne Mésopotamie, est le pays où la Bible situe le paradis terrestre, et la science la naissance de l'astronomie.
    Aujourd'hui Ninive n'est plus qu'un amas de ruines. C'est vers cette région du Nord que Jean-Marie Mérigoux nous entraîne, à Mossoul et dans les villages chrétiens dispersés aux confins de la Turquie et de l'Iran.
    Voyage au coeur du monde arabe et appel au dialogue avec un peuple qui souffre depuis des années, ce livre réveille le souvenir du rôle historique et actuel de l'Orient dans la naissance et l'essor du christianisme.

  • Les anges

    Philippe Faure

    L'histoire et l'étude comparée des religions montrent que les anges, êtres célestes et intelligences médiatrices, sont indissociables de la manifestation de la divinité.
    Cet ouvrage rigoureux entend réintégrer les anges dans la conscience de l'homme du XXIe siècle. Il renoue avec une vision spirituelle de la Création comme un univers ordonné et théophanique. Un riche ensemble d'illustrations offre un aperçu iconographique complet de la tradition angélologique.

  • Aucun journaliste n'a su restituer comme Peter Seewald l'humanité du cardinal Josef Ratzinger, homme de tempérament réservé, plein de finesse et de délicatesse, prêtre et professeur de son premier état, aujourd'hui le 265e pape de l'Eglise catholique.
    Le talent de Peter Seewald a su s'effacer pour ne pas contraindre celui qui était le préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi de Jean-Paul II, et lui permettre de s'exprimer le plus simplement et librement possible. Il aborde en effet sans réserve les thèmes difficiles du divorce, de la contraception, de l'avortement, de l'ordination des femmes, du célibat des prêtres... et fait le bilan de l'Eglise en ce début de IIIe millénaire.
    Les thèses de cet homme qui était, par fonction, le garant de l'orthodoxie, assurément non conventionnelles, apparaissent comme celles d'un homme libre. Qui parle en spirituel autant qu'en homme de foi. Du nouveau pape, on lira donc des perspectives sur l'avenir de la religion, les relations du christianisme avec l'islam et le judaïsme, le remariage des divorcés et le système économique occidental. Voici en somme un document exceptionnel.
    Un livre qui permet de comprendre la décision du conclave ainsi que les prises de position du nouveau souverain pontife.

  • « Pasteure, rabbin : Une foi à deux voix » retrace l'histoire d'un couple unique : le seul couple au monde pasteure et rabbin. C'est une fois ordonnée pasteure que Catherine a découvert le secret soigneusement gardé de sa famille juive. En étudiant ses racines, elle rencontre Yonathan, rabbin libéral atypique. Lorsqu'ils décident de se marier, ils savent que leur union focalisera sur eux les critiques des uns et les encouragements des autres. Ce livre commence par raconter leurs parcours respectifs qui les amenèrent à devenir des serviteurs de Dieu, leur rencontre, leur mariage et les conséquences qui en résultèrent.

    La plus grande partie de cet ouvrage est une confrontation théologique : quels regards portent sur les mêmes sujets une pasteure et un rabbin ? Comment lire à deux voix les deux Testaments ? Peut-on les concilier ? Dialogue sans concession, les deux auteurs n'évitent aucune question, aucun sujet. Chacun répond avec foi ; avec sa foi. Le fait d'être mari et femme leur permet simplement d'éviter la langue de bois, ou le dialogue trop consensuel. Parfois les réponses peuvent sembler déroutantes, et peuvent interpeller le lecteur, mais elles ne le laissent jamais indifférent. Enfin ils abordent les grands problèmes de notre société : chômage et pauvreté, homosexualité, bioéthique ; chacun avec ses convictions les traite à sa manière, sans se défiler.

    Ce livre est un témoignage fort qui devrait encourager juifs et chrétiens à se retrouver et à cheminer ensemble. Un exemple de foi, de tolérance et d'amour.

  • Assez de jouer à l'étourdi ou à l'esprit fort ! Ignorer l'au-delà est un aveu de faiblesse philosophique.

    Il est âgé. Il a été médecin, accoucheur. Il s'est voulu chrétien. La mort, pourtant, le taraude. Christian Combaz lui écrit, lui rappelle les réanimations inespérées, les comas illuminés, les expériences et les témoignages sur la « vie après la vie ».
    Pari de Pascal, philosophie de la conscience, mysticisme religieux, rapts extatiques d'un côté, physique quantique, progrès des neurosciences, chimie du cerveau, substances psychotropes de l'autre : c'est dans l'exploration du mystère le plus extravagant et le moins douteux que nous sommes ici entraînés.
    Car les fenêtres que Christian Combaz ouvre l'une après l'autre débouchent sur l'évidence que, dans le grand passage, passé, présent et futur se révèlent simultanés. Nous mourons donc au même instant que Socrate et Jésus. L'éternité, c'est tout le temps !
    Ce livre vibrant d'une intelligence où se rejoignent religion, science et littérature est aussi un plaidoyer contre la culture grandissante de l'euthanasie : l'agonie peut et doit redevenir un rendez-vous métaphysique, un éveil, une naissance.

  • Qu'ont en commun François Hollande qui accuse Bruxelles de ses revers, Thomas Thévenoud qui incrimine sa phobie administrative, Jo-Wilfried Tsonga qui blâme ses supporters, Jérôme Kerviel qui se déclare victime du système ? Ou le président de région qui impute à Paris l'explosion des impôts locaux, le fonctionnaire de la Poste qui se défausse sur le règlement, le journaliste qui s'exonère d'un faux scoop, le dépanneur qui argue de l'horaire et la boulangère qui charge son employé absent ?
    « C'est pas ma faute ! » s'exclament-ils en choeur. Petits et grands reprennent le refrain avec entrain. Ils stigmatisent le mal français de la désinvolture, de l'irresponsabilité et de la démission.
    Il y a pire ailleurs ? C'était mieux avant ? Non. État providence maternant, principe de précaution pavlovien, naufrage du système scolaire, déontologie médiatique à géométrie variable, politiques longtemps responsables mais pas coupables et désormais coupables irresponsables. De juin 1940 à aujourd'hui, en passant par mai 1968, ce livre retrace notre dégringolade. Et détaille les conditions de notre sortie de l'infantilisation.
    Un libelle féroce et tendre sur la France et les Français. Un petit traité de la force d'âme.

    Passée par Le Point et Challenges, Irène Inchauspé est notamment l'auteur de L'Échéance avec François de Closets et de L'Horreur fiscale avec Sylvie Hattemer. Ex-rédacteur en chef de Courrier International et de Jeune Afrique, Claude Leblanc est l'auteur, entre autres, de L'Engrenage et du Japon vu du train. Tous deux sont journalistes à L'Opinion.

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