Calmann-levy

  • Pour lui, tout est écrit d'avance Pour elle, tout reste à écrire

  • Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l'homme le plus recherché du pays, il croit d'abord à une plaisanterie. Mais après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d'accéder à volonté à leurs intuitions.
    D'abord sceptique, Timothy, qui croyait avoir une existence banale, découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées.
    Il se retrouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu'elle est véritablement : extraordinaire.

  •   Avec son nouveau roman à suspense,   Laurent Gounelle vous entraîne au coeur d'une histoire exaltante dans laquelle vous allez vous perdre... et vous retrouver.
      Imaginez  : votre employeur vous laisse dix jours pour sauver votre poste et, le soir même, votre conjoint vous laisse entendre que votre couple n'en a plus pour longtemps... Dans les deux cas, on vous reproche votre personnalité, mais qu'y pouvez-vous  ?
    Lorsqu'un ami vous parle d'un homme mystérieux, membre d'une confrérie très secrète détentrice d'un savoir ancestral, qui a le pouvoir d'installer en vous une toute nouvelle personnalité, la perspective est peut-être tentante...
      C'est ce qui arrive à Sybille Shirdoon, l'héroïne de cette histoire  : confrontée à l'échec, à la séparation, à la trahison, mais aussi au bonheur, à la joie, à l'amour, elle s'embarque alors dans un chemin extraordinaire vers la découverte de soi et des autres.
          Un roman qui vous entraîne à la recherche des clés de votre épanouissement et de votre réussite, par l'auteur de Le jour où j'ai appris à vivre L'homme qui voulait être heureux Et tu trouveras le trésor qui dort en toi Les dieux voyagent toujours incognito Le philosophe qui n'était pas sage     Les livres de Laurent Gounelle sont tous des best-sellers, traduits dans le monde entier.
      www.laurentgounelle.com www.calmann-levy.fr        

  • Quand le commissaire Brunetti reçoit une collègue de sa femme inquiète pour son fils Alessandro qui se drogue, ce sont le père de famille et le policier qui se mobilisent aussitôt en lui. Au même moment, un homme est retrouvé au pied d'un pont, gravement blessé : le père d'Alessandro. Aucun témoin ni indice, et pourtant Brunetti fait le lien avec les addictions de son fils. Cependant, informations contradictoires et même mensonges le déroutent. Aidé de la belle commissaire Griffoni et de l'astucieuse signorina Elettra, il mène son enquête dans un réseau de mystérieux indics du monde de la drogue, de transactions souterraines et d'une arnaque scandaleuse, jusqu'à dévoiler une vérité insoupçonnée sur de sombres crimes.
    Dans cette affaire qui tourmente Brunetti, il aura plus que jamais besoin de se tourner vers sa famille, le plaisir de se plonger dans ses livres et les bons petits plats de son épouse Paola...

  • Elle était qui pour moi ? Ni mon amante ni mon amie, plutôt ma soeur d'affinités.
    Les mêmes démons nous tourmentaient : la famille, la société, la mer, une envie folle de partir loin, elle sur ces voiliers que j'aime tant, mon premier job, et moi de par les mots sans limites qu'elle chérissait comme des voiliers.

    Qui a tué Florence Arthaud le 9 mars 2015 ? Ses démons ? L'alcool ? La misogynie des puissants ? Le hasard d'un accident aérien dans le ciel d'Argentine ? Saura-t-on jamais les secrets de cette Antigone indomptée qui partait en mer défier la chance et les hommes.

  • Le commissaire Brunetti n'aime pas mêler travail et famille, alors quand son beau-père le comte Falier lui demande une faveur, il est bien tracassé. Un de ses meilleurs amis, Gonzalo Rodríguez de Tejeda, a l'intention d'adopter son jeune amant, afin de lui léguer son immense fortune le jour venu. Méfiant, le comte exhorte son gendre peu motivé à mener l'enquête sur le jeune homme.
    C'est alors que Gonzalo s'écroule raide mort dans la rue. Peu de temps après, une de ses amies, tout juste arrivée à Venise pour lui rendre hommage, est retrouvée étranglée dans sa chambre d'hôtel. Désormais forcé de prendre l'affaire en main, Brunetti va lentement mais sûrement démêler les fils de la vie mystérieuse de Gonzalo, dévoilant ainsi des secrets de famille qui risquent fort de causer plus de mal que de bien.

    Une formidable nouvelle enquête du commissaire Brunetti qui nous plonge dans l'univers impitoyable des Vénitiens les plus fortunés.

  • " Ma Reine, mon aimée, Ce roman, c'est d'abord une déclaration d'amour." Au début, quand j'ai entrepris ce livre, c'était avec l'idée d'écrire une fiction autour de cette Flûte enchantée de Mozart à laquelle je dois le bonheur de t'avoir connue lorsque tu y chantais le rôle de la Reine de la Nuit. Mais à côté de la metteuse en scène et des chanteurs en répétition ont surgi sous ma plume d'autres personnages que je n'attendais vraiment pas - un vieux et ses angoisses du grand âge ; un jeune assistant à la mise en scène au bord du suicide ; une étrange concierge de Théâtre tantôt conteuse tantôt sorcière. Moi qui voulais te célébrer en la lumineuse compagnie de Mozart et de son opéra, je me retrouvais avec leurs questions devant la fin de vie et le droit à mourir dans la dignité ! L'horizon du roman s'assombrissait ! Heureusement, ce vieux d'encre et de papier m'a surpris à nouveau quand il s'est mis à ne plus vouloir envisager les années qu'il lui restait à vivre autrement que comme des moments de joie. Improbable avenir, mais bel effort !
    Sans doute fallait-il que l'écriture de mon roman passe par toutes ces étapes pour que, moi aussi, je puisse mieux que jamais te dire mon amour. »

  • La première adaptation graphique officielle du Journal d'Anne Frank, par les créateurs de Valse avec Bachir. Grâce à un tandem de grand talent déjà couronné maintes fois pour Valse avec Bachir, une fabuleuse adaptation graphique du Journal d'Anne Frank qui offre une nouvelle lecture et approche de ce témoignage fondamental. Grâce à des illustrations à la fois d'une grande vivacité et d'une profonde poésie, une très forte expérience de lecture qui met Anne Frank en mouvement de façon particulièrement émouvante.
    Avec parfois des notes d'humour, une touche d'espièglerie et une immense inventivité dans les dessins, un livre qui a pour vocation d'attirer le plus large public possible, des enfants aux adultes, des connaisseurs du Journal à ceux qui le découvrent. En cette année de commémoration des 70 ans du Journal d'Anne Frank, une magnifique manière de découvrir ou redécouvrir la voix d'une jeune adolescente qui a bouleversé le monde entier, et permis de découvrir de l'intérieur une des plus terribles pages de l'Histoire.

  • Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s´effondrer. À l´évidence, elle n´a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l´inviter à la ferme. L´idée le fait sourire. Mais ce n´est pas si simple, certaines choses se font, d´autres pas...  Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.  De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s´agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d´enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette...

  •     Un jour, j'ai dit : « Ils sont des milliers  à dormir dehors. Quelqu'un pourrait  habiter chez nous, peut-être ? »  Et Fabrice a dit : « Oui, il faudra  juste acheter un lit. »  Et notre fils Marius a dit : « Faudra  apprendre sa langue avant qu'il arrive. »  Et son petit frère Noé a ajouté :  « Faudra surtout lui apprendre à joueraux cartes, parce qu'on adore  jouer aux cartes, nous ! » Pendant neuf mois, Émilie, Fabrice et leurs deux  enfants ont accueilli dans leur appartement parisien  Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays en guerre  à l'âge de douze ans. Ce journal lumineux retrace  la formidable aventure de ces mois  passés  à se découvrir et à retrouver ce qu'on avait égaré  en chemin : l'espoir et la fraternité.   

  • Jérôme Cordelier est parti à la rencontre de ces chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes qui résistèrent aux nazis et dont les rôles sont de nos jours minimisés.
    On a souvent souligné les compromissions avec Pétain et le régime de Vichy des chefs des Églises, à raison, mais sans se souvenir que plusieurs d'entre eux furent aussi reconnus Justes pour avoir sauvé des juifs. On a oublié, surtout, que de nombreux prêtres, pasteurs, religieux, religieuses et une multitude de simples croyants furent parmi les premiers à se dresser contre l'occupant. Certains ont agi sur le devant de l'Histoire - de Gaulle et Leclerc, au premier chef -, la plupart dans un secret absolu.
    De la Corrèze jusqu'à Yad Vashem à Jérusalem, cette enquête de terrain, très documentée et nourrie des confidences de survivants, met l'accent sur ces femmes et ces hommes qui se sont engagés, parfois sacrifiés, pour la liberté, leur patrie mais aussi avec la haute idée qu'ils se font de l'humanité. Au nom d'un idéal qui guidait leur vie, ils se sont battus pour que leurs contemporains vivent la leur. Ils n'ont pas toujours combattu au nom de leur foi, mais celle-ci les a pétris, a été constitutive de leur vision du monde et les a soutenus à travers les épreuves. Ces grands témoins peuvent éclairer de leur halo de lumière nos chemins cabossés.

  • CHAQUE ULTIMATUM PEUT ÊTRE LE DERNIER...
    SON MÉTIER, C'EST DE TROUVER UNE ISSUE.
    NON FATALE.

    Stanislas Monville est négociateur professionnel. Il intervient dans les kidnappings, les séquestrations, les extorsions... Ses années de service dans les forces spéciales comme les missions privées qu'il conduit désormais lui ont donné un instinct très sûr pour repérer les situations à risque.

    Aussi, lorsqu'il est contacté pour prendre en charge une négociation ultrasecrète autour du plus grand conservatoire de la biodiversité au monde, il sent bien un piège, mais la curiosité l'emporte. Très vite, il comprend qu'il a mis les pieds dans un engrenage dangereux, où l'écologie rime avec violence et fanatisme, et où chaque ultimatum risque d'être le dernier.

    Un thriller haletant et original qui respire la vérité...

  • Cette nuit-là, dans la banlieue chic de Bordeaux, Cécile, 44 ans, est réveillée par une voix familière : « Debout, il faut qu'on parle. » Quelques instants après, elle est précipitée dans l'escalier de marbre de sa maison et tuée sur le coup.

    Aux origines du meurtre, la police le comprend très vite, il y a la liaison passionnée entre le mari de Cécile et son assistante, Raphaëlle. Liaison pour laquelle Raphaëlle a tout quitté, y compris ses enfants, métamorphosée par cet amour plus fort qu'elle.
    Qui a tué Cécile ?
    Le mari, la maîtresse ? Les deux ensemble ?

    Peu à peu, une manipulation parfaite se dessine sous nos yeux. Effrayante. Oppressante. Et, peut-être, fatale ?
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  • Cet ouvrage, Plantu, 50 ans de dessin, offre une rétrospective unique dans l'atelier de l'artiste. On y reconnaîtra sa manière bien à lui d'attraper ses « bons clients » - Mitterrand en danseur de hip-hop, Sarkozy et sa coupe au rasoir, Hollande en concombre -, tout le bestiaire politique qui a marqué la vie publique depuis un demi-siècle. Le caricaturiste du Monde nous ouvre aussi en grand les portes de ses enfers : ses dessins inédits, ses dessins interdits, censurés ou publiés au milieu des polémiques et des tensions, sur le confl it israélo-palestinien, les guerres des Balkans ou les représentations de Mahomet.

    Dans ces pages intenses, Jean Plantu se raconte sans détour à Éric Fottorino pour dire ce qui fait penser son crayon. Ce qui l'énerve, ce qui l'indigne. Qu'il aborde ses débuts, ses combats contre l'intolérance et les excès de tous bords, son travail sur le Proche-Orient ou ses engagements au sein de sa fondation Cartooning for Peace, Plantu est toujours le même : entier, sincère, provocateur mais pas trop, à la limite de ce qu'il s'autorise pour pratiquer cet exercice à haut risque qu'il appelle le « dérapage contrôlé ». Un mélange de liberté et de responsabilité.

    À travers quelques thèmes de prédilection qui sont autant de questions graves - comment dessiner après Charlie, comment Internet fait-il de la planche du dessinateur un terrain miné, comment expliquer au public français ou étranger jusqu'où il peut aller sans humilier -, Plantu offre un témoignage rare et exceptionnel sur son art chaque matin recommencé. À l'occasion de l'exposition « Plantu, 50 ans de dessin de presse » organisée par la BnF en mars 2018, ce marathonien du trait livre au passage un enseignement sur sa manière de dessiner, sur les chemins parfois inattendus qu'empruntent sa mine et sa pensée pour susciter le rire, le sourire, l'indignation, le malaise, et toujours la réflexion.

  • Moriarty

    Anthony Horowitz

    « Vous y croyez, vous, à ce qui s'est passé dans les chutes du Reichenbach ? » Ainsi débute le nouveau roman de Anthony Horowitz, qui nous emmène sur les traces de Sherlock Holmes et de son ennemi juré, le Professeur James Moriarty, « le Napoléon du crime ». Quelques jours à peine après la spectaculaire disparition de Holmes et de Moriarty dans les chutes du Reichenbach, débarque en Europe Frederick Chase, détective de l'illustre agence new-yorkaise Pinkerton : la mort de Moriarty a créé un vide dangereux, très vite rempli par un nouveau et diabolique cerveau du crime. Aidé par l'inspecteur Athelney Jones de Scotland Yard, acquis aux méthodes d'enquête et de déduction du locataire du 221b Baker Street, Frederick Chase va se frayer un chemin dans les recoins les plus sombres de Londres pour mettre au jour ce génie de l'ombre, un homme redouté et presque invisible, déterminé à engloutir la capitale britannique dans une marée de sang et de larmes... Auteur du best-seller mondial La Maison de Soie, Anthony Horowitz insuffle une nouvelle vie à l'univers créé par Arthur Conan Doyle. Avec des personnages convaincants et un rythme à couper le souffle, Horowitz tisse une intrigue d'un bout à l'autre passionnante qui fait monter le suspense et ravit au détour de chaque page.   .

  • Fétichisme des équilibres budgétaires, fanatisme du libre-échange, mépris de la préférence communautaire, subversion du politique par l'économie, des États par les marchés, du public par le privé...
    Comment peut-on être européen ?
    L'Europe est aujourd'hui engluée dans un triple échec. Échec de l'union monétaire alors que ne cesse de se creuser la divergence entre Nord et Sud. Échec de l'union économique, pendant que la compétition entre pays membres se poursuit. Échec d'une union politique quand l'Europe préfère abandonner sa gouvernance à des autorités indépendantes plutôt que de privilégier la concertation entre les États.
    Au-delà de l'affrontement stérile entre souverainisme et fédéralisme, Jean-Marc Ferry suggère d'explorer une troisième voie, la co-souveraineté : la possibilité de se coordonner afin de conduire ensemble des politiques publiques définies sous l'autorité d'une institution légitime, associant les parlements nationaux aux processus de décision.

    Jean-Marc Ferry plaide aussi pour l'instauration d'un socle social européen, reposant sur le double dispositif d'un revenu de base universel et du développement d'un nouveau secteur d'activité personnelle et autonome. Enfin, il revient, en philosophe, sur le sens même de la construction européenne face aux menaces toujours présentes de la misère, de la guerre et de la barbarie.

  • Yann Queffélec nous raconte la fraternité.



    C'est dans une chambre d'hôpital, un soir de neige, que commence ce récit. Yann Queffélec vient rendre visite à son jeune frère Tanguy qu'il n'a pas vu depuis des années. Les deux frères se mettent à bavarder : de leur vie, de leurs souvenirs, d'un passé familial toujours aussi lourd de non-dits. Et cela dure toute la nuit. Ce livre est un récit passionné sur la fraternité, la place de chacun au sein de la famille, mais aussi un dialogue corrosif entre deux frères qui se disent la vérité.
    « La famille, oui, c'est bien, rassurant, ça fait bloc, c'est un cadre rituel où l'on grandit vers l'âge d'homme. La famille c'est nuisible, souvent, étouffant, injuste, sournois, c'est le règne animal du chacun-pour-soi : on peut y laisser sa raison, sa peau. T'en penses quoi, frérot ? »

  • De l'hospitalité fut à l'origine de cet échange, et d'abord un oui à l'invitation.
    Anne Dufourmantelle assiste au séminaire de Jacques Derrida. Il y traite de l'hospitalité, justement, mais aussi de l'hostilité, de l'autre et de l'étranger, comme de tout ce qui aujourd'hui arrive aux frontières. Sensible à l'actualité des thèmes, à la force et à la limpidité du langage, Anne Dufourmantelle invite le philosophe à lui confier deux séances datées. On pourra suivre ainsi le rythme insolite, tour à tour patient ou précipité, d'un enseignement gardé intact.
    Sont médités, comme en aparté, de page en page, des griefs, des plaintes et des souffrances de notre temps. Le séminaire leur donne quelques noms : Antigone en 1996 ou le deuil impossible, oedipe à Colone et les « télétechnologies », E-mail ou Internet, le procès de Socrate et les funérailles de Mitterrand à la télévision, la guerre et le marché des langues, les butées de la citoyenneté, la machine policière, l'interruption du chant, l'interception de la parole.

  • « L'homme est ce qu'il cache, et derrière chacun d'entre nous, il y a toujours une histoire, un parcours de vie, il m'intéressait de connaître les siens. » J.-L. Debré.
    Un soir, devant le Drugstore des Champs-Élysées, un clochard s'est approché d'un cycliste et, avec un sourire un brin gouailleur, lui a proposé de surveiller son vélo. Le cycliste était Jean-Louis Debré, et cette rencontre a certainement été l'une des plus bouleversantes de son existence.
    Jean-Marie Roughol a passé plus de vingt ans de sa vie dans la rue. Au moment où il offre ses services à Jean-Louis Debré, l'homme « tape la manche » autrement dit, mendie dans le quartier. De rencontres fortuites en conversations poussées, au fil des semaines puis des mois, se tisse entre le mendiant et le président du Conseil constitutionnel une singulière relation de confiance. Au point que, sur les suggestions et avec l'aide de Jean-Louis Debré, le sans-abri accepte de lui écrire son histoire.

    C'est un témoignage sans fard raconté à la première personne et sans complaisance que livre ce « Môme de la cloche » de 47 ans. Depuis sa prime enfance dans le XIXe arrondissement jusqu'aux trottoirs de la très chic rue Marbeuf, Jean-Marie Roughol déroule : la mère absente et trop tôt disparue, le père alcoolique, les familles d'accueil, les mauvais traitements, les premiers jeux, les premières « tapes », les rencontres providentielles et celles qui le furent moins, les amitiés, les amours et les enfants abandonnés ou quittés...
    Avec lui, on déambule de squats en bouches de métro, de parcs en chambres d'hôtel miteuses ; une plongée dans le quotidien âpre des marges, parmi les êtres humains qu'on choisit le plus souvent de ne pas voir, au coeur de la violence, de la peur, du dénuement mais également de la débrouille, de la solidarité et des copains... Jean-Marie raconte aussi l'univers de la mendicité. « Taquiner » ou « attendre le pèlerin » s'apparente à un véritable métier qui s'exerce sur un marché dicté par ses propres lois, sa concurrence... où il faut savoir conquérir et protéger son territoire. Si le mendiant dépeint un monde dur, terrible et en pleine mutation, il reconnaît que « le jour, où [il n'aura] plus la force et [qu'il devra] abandonner la rue, elle [lui] manquera, c'est certain ». Même si, aujourd'hui, il avoue ne rêver que d'une chose : ouvrir sa propre crêperie.


     

  • Un récit de voyage d´une exceptionnelle authenticité qui témoigne de la montée inquiétante de l´intolérance et du fanatisme mais aussi, à travers des rencontres bouleversantes et lumineuses, de la force inépuisable du rêve de fraternité.À peine leur diplôme en poche, Charles et Gabriel décident de faire le tour du monde à vélo. Ils se donnent un an ; leur budget est serré : un euro par personne et par jour. Ils chercheront asile parmi des chrétiens quel que soit l´endroit où ils se trouveront. Partis de Paris, ils parcourront 11 000 km, n´hésitant pas à traverser des pays où l´Église est minoritaire, les chrétiens à peine tolérés et parfois persécutés.Charles Guilhamon retrace pour nous ce voyage étonnant, bourré de péripéties et d´émotions. Il nous entraîne à la rencontre de communautés qui vivent leur foi comme dans les catacombes, à la manière des premiers chrétiens, et connaissent parfois le sort des premiers martyrs : en Irak chez les chaldéens, au Népal au lendemain d´un attentat à la bombe dans une église, dans une communauté catholique clandestine en Chine, chez les nouveaux occupants du monastère de Tibhirine en Algérie, auprès d´un prêtre sans paroissiens en Mauritanie ou de paroissiens sans prêtre en pleine Amazonie.Plus d'info sur le site du projet: www.cor-pus.com et la page Facebook du livre: www.facebook.com/surlestracesdeschretiensoublies.Découvrez également les vidéos: http://blog.lefigaro.fr/corpus

  • Essai philosophique nourri par une féconde opposition entre deux visions du mal  :
    Celles d'Emmanuel Kant et de Hannah Arendt.

      Qu'est-ce qui nous empêche de recourir à la loi morale  ? C'est toute la question posée par Bettina Stangneth dans cet essai. Allant du «  mal radical  » de Kant à la banalité d'un mal «  radicalement présent en nous  » d'Hannah Arendt, l'auteur nous livre un ouvrage d'une grande actualité sur les rapports entre la raison, la morale, le Bien et le Mal.
    Pour la philosophe, seule la pensée fournit un rempart moral. En la bloquant, la raison est tenue à distance, ce qui conduit à agir non pas contre la morale, mais sans réflexion à son propos. Quand Kant se demande comment on peut faire le mal de manière consciente, Arendt, elle, se demande comment on peut le faire sans en avoir conscience, et en donne des exemples très concrets.
    L'auteur cherche ensuite à comprendre comment cette réflexion s'applique à notre temps  : « Ce n'est pas un hasard si on ressent partout l'angoisse qui nous a poussés à poser la question de la morale.... La recherche d'un point d'appui prend une signification existentielle.  » Un livre profond sur un phénomène qui nous cerne  : la réalité du mal.
     

  • Une fresque épique et violente mêlant avec brio fiction et reconstitution historique.

    Jérusalem, an 30.
    Sous une pluie battante, trois crucifiés bataillent pour que chaque nouvelle inspiration ne soit pas la  dernière. Le déluge achève de disperser les quelques spectateurs présents.
    Seule une personne reste obstinément sur le Golgotha. Un garçon de sept ans qui a échappé à la surveillance des adultes. Il ne quitte pas des yeux l'homme cloué sur la croix centrale. Malgré la violence du spectacle auquel il assiste, l'enfant ne pleure pas. Son expression semble même trahir de la rancune envers ce rédempteur qui a tout donné aux autres et si peu à lui. Son nom est David de Nazareth. Fils du supplicié Yeshua, dit le roi des Juifs.

    Sept ans plus tard, au coeur du désert de Judée.
    Le jeune David a grandi dans une ferme isolée, élevé par sa mère Mariamné. Lassé de vivre caché, il sent un vent de révolte souffler en lui, qui fait écho aux secousses qui agitent la Palestine, rendue exsangue par deux décennies d'occupation romaine. Poussé par la volonté de s'émanciper et de prendre part aux bouleversements qui s'amorcent, David s'enfuit, dans le but de rejoindre Jérusalem. Débute alors pour lui un chemin jalonné de secrets, de trahisons, d'intrigues politiques et de stratégies guerrières, qui le mènera à la découverte d'une vérité soigneusement dissimulée pendant des années, dans le but de le protéger.
     

  • Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi.
    En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires.
    C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité.

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  • Entre 1918 et 1922, au coeur du tumulte de la guerre civile qui suit les révolutions de 1917, ont lieu les plus grands massacres prégénocidaires de l'histoire juive. Dans des conditions atroces, 100 000 à 150 000 Juifs y perdent la vie, 200 000 sont blessés. Peut-on encore qualifier ces tueries de pogroms, tant ce massacre de masse semble à l'échelle de la guerre totale qui vient de dévaster l'Europe ?Annoncés dès l'automne 1914 par l'éloignement des zones de combat des populations considérées comme potentiellement « traîtresses », ce bain de sang toucha 2 000 localités situées principalement en Ukraine dans l'ancienne « zone de résidence ». Les tueries furent surtout perpétrées par les troupes blanches, cosaques et ukrainiennes, mais aussi par l'armée polonaise en 1920, voire par des unités de l'Armée rouge. Elles eurent rarement pour motif principal le pillage. C'est bien d'extermination qu'il s'agissait. Dans le chaos général de la révolution, les Juifs seuls étaient visés au nom de leur identité supposée. Et leurs voisins chrétiens, paysans ou artisans locaux, loin de chercher à les protéger, exacerbèrent au contraire les violences dans une contagion jouissive, enivrés par la promesse d'un monde sans entrave et sans loi. Cette entreprise de « purification ethnique » dont fut victime la communauté juive et qui annonce le génocide à l'Est a laissé peu de traces dans la mémoire collective : les archives ont massivement disparu. Surtout, l'ombre portée de la Shoah a occulté les traumatismes antérieurs. Aujourd'hui, toutefois, une nouvelle génération d'historiens russes exhume cette histoire. En témoigne ce Livre des pogroms, publié à Moscou en 2006, qui rassemble des milliers de témoignages recueillis dès mai 1919 auprès des survivants et des réfugiés, ainsi que par les rapports d'enquêtes diligentés par les organismes d'aide aux victimes. Un ouvrage d'une valeur historique exceptionnelle.Ouvrage publié avec le c oncours du Centre national du livre.

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