Bellefontaine

  • Traduction française par le Père Pl. Deseille. L'oeuvre de saint Jean Climaque (ermite, puis higoumène du monastère du Sinaï au VIIe siècle) peut être considérée comme la charte du monachisme byzantin. Si l'Occident la découvre tard, on sait l'ascendant qu'elle exercera, en France, sur l'abbé de Rancé; et tout le XVIIe siècle dévôt et lettré s'en édifiera dans la traduction d'Arnauld d'Andilly. L'Échelle sainte n'est ni une règle, ni un traité systématique; elle regroupe des aphorismes, des apophtegmes, parfois des récits plus ou moins étendus autour de chaque grand thème de la vie spirituelle.

  • Par une série d'études historiques précises, le Père Gabriel Bunge reprend une à une les pièces du dossier à charge d'Évagre le pontique. Son but est de « débarrasser le chemin de quelques-uns de ces obstacles qui s'opposent à une plus juste compréhension d'Évagre et de ses véritables intentions. Le premier de ces obstacles, c'est le préjugé assez répandu selon lequel Évagre serait plus « philosophe » que « théologien » ».
    Ainsi commence-t-il par préciser le contexte de crise spirituelle qui marque le traité Sur la Prière, puis il met en valeur sa théologie de la prière.
    L'auteur reprend enfin la spiritualité du monachisme primitif d'Antoine et de Pacôme pour montrer comment Évagre s'en est fait l'interprète.

  • L'intégralité du texte de saint Matthieu traduit et commenté. L'ouvrage révèle ainsi l'importance du caractère oral du texte et de sa mémorisation par les fidèles. Un CD-Rom accompagne l'ouvrage et propose des commentaires, ainsi qu'une introduction sur la vie de l'église chaldéenne.

  • Préface par le P. Boris Bobrinskoy Cette étude sur la phénoménologie de la sainteté russe est une réédition, augmentée de plusieurs chapitres et d'une bibliographie, d'une oeuvre parue aux éditions du Cerf en 1950. Avec ferveur, l'auteur illustre d'exemples typiques (princes, moines, fols ou laïcs) " l'idée, en sa richesse multiple, de la sainteté chrétienne telle que la portait en lui le peuple croyant de la Russie ancienne " et telle qu'elle " reste vivante au plus profond du coeur de ce peuple humilié ".

  • L'art de l'icône est une voie théologique, sensible à la vue comme la parole l'est à l'ouïe, qui tire les dernières conséquences du dogme de Chalcédoine sur l'Incarnation du Verbe. Le P. Drobot traite ainsi de l'icône de la naissance du Sauveur : à partir d'éléments très brefs de l'Évangile, développés surtout par les apocryphes, cette icône illustre les divers aspects dogmatiques du mystère de l'Incarnation.

  • Parmi les Eglises chrétiennes orientales, les Eglises syriaques occupent une place d'honneur, car elles représentent le monde sémitique dont est issu le christianisme, à commencer par sa langue, et elles en sont, d'une certaine manière, les héritières directes.
    Cet ouvrage présente des textes sur la prière des principaux auteurs de cette tradition syriaque: Aphraate, Ephrem de Nisibe, Jean d'Apamée, Philoxène de Mabboug, Babai, Abraham de Nathpar, Martyrius, Dadisho, Joseph le Visionnaire et Isaac de Ninive, qui est sans conteste l'un des plus profonds que ces Eglises aient engendrés. Une introduction donne au lecteur des repères généraux pour s'orienter dans un univers encore peu connu en Occident, tandis que des informations complémentaires sur les auteurs sont données au fur et à mesure des introductions aux différents chapitres.
    Ceux qui souhaitent découvrir d'abord et approfondir ensuite cette riche littérature spirituelle trouveront dans ces pages de quoi nourrir et stimuler leur recherche en permettant à leur foi d'apercevoir les sommets élevés d'union à Dieu auxquels est promise toute vie chrétienne.

  • Le Père Matta el-Maskîne est à l'origine du renouveau étonnant du monastère de Saint-Macaire en Égypte, et il en demeure le Père spirituel. Il a déjà publié plus de vingt-cinq ouvrages en arabe. Après une présentation générale du monastère de Saint-Macaire, ce premier recueil comprend quatre articles sur la prière, le sens de la fête de la Pentecôte, l'Esprit Saint, principe d'unité chrétienne, et sur l'unité chrétienne elle-même.

  • Aperçus sur la prière personnelle de l'Orient chrétien Nouvelle édition revue, avec bibliographie mise à jour Cet ouvrage nous introduit avec simplicité et profondeur au coeur de la prière selon la tradition orientale, avec en particulier, une étude sur la prière de Jésus et une autre sur le don des larmes.

  • Les rituels de la profession monastique dans l'Orient chrétien n'ont jamais fait l'objet d'une étude d'ensemble.
    Les études particulières qui les concernent sont souvent des travaux érudits, difficiles d'accès. Une nouvelle édition de ce volume est donc, aujourd'hui encore, tout à fait nécessaire.
    Car, dans ces très antiques liturgies, c'est tout le sens de la vie monastique qui nous est livré : renouvellement du mystère baptismal qui purifie le moine de ses péchés et l'attache au Christ mort et ressuscité, anticipation du mystère nuptial et entrée dans un univers de liberté et de nouveauté dont le vêtement nouveau sera le signe, don de l'Esprit et grâce d'adoption filiale qui l'appelle à partager dès ici-bas la vie angélique en tant que celle-ci se définit par la vision de Dieu.

    La tradition orientale reconnaît dans le moine l'égal des apôtres : " théophore ", porteur de Dieu, il est appelé par Dieu à être porteur de l'humble amour et de la beauté spirituelle, ferment de justice pour la société tout entière. Exercer auprès de ses frères l'apostolat charismatique de la paternité spirituelle, tel est le rôle " apostolique " du moine à l'intérieur du peuple de Dieu, " séparé de tous et uni à tous ", selon les mots d'Evagre le Pontique.

  • Préface de E. Bianchi, de la Communauté monastique de Bose Ce volume offre, en vingt chapitres, un enseignement du Père spirituel du Monastère de Saint-Macaire (Égypte), réparti selon le déroulement de l'année liturgique. Tout est pétri d'Écriture Sainte et centré sur Dieu. Même si, apparemment, c'est l'homme qui semble se frayer un chemin vers Dieu, en fait c'est Dieu qui vient vers l'homme comme un Père très aimant. À chaque lecteur de découvrir, à partir de ces textes, l'espace où il peut trouver ce qu'il est - un être attiré par Dieu et fait pour Dieu -, et le vivre. La Préface trace une rapide et nette présentation du Père Matta el-Maskîne, son histoire, la Parole de Dieu et les Pères comme fondement, la figure du Père spirituel.

  • Sa vie, son enseignement et son influence sur le monachisme orthodoxe - Traduit du russe par François de Damas Biographie complète du starets (1722-1794). Le Père Tchetverikov présente non seulement la vie de Païssij, mais aussi le milieu où il vécut, tant en Ukraine qu'en Roumanie et au Mont Athos. Païssij reste un personnage incontournable pour qui veut comprendre l'évolution du christianisme en Ukraine, Roumanie et Russie, au XVIIIe siècle et jusqu'à nos jours.

  • Ces pages présentent, à partir des textes liturgiques, la période de préparation à Pâques, telle qu'elle se vit dans l'Eglise orthodoxe.
    Suivant pas à pas le déroulement des célébrations, l'auteur en dégage les implications théologiques et spirituelles - ceux qui ont composé ces offices connaissaient vraiment l'art du repentir, et chaque année, pendant le Carême, ils rendent cet art accessible à tous ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir. Les lecteurs catholiques latins retrouveront, par-delà la différence des formulaires liturgiques, la même substance évangélique, biblique et sacramentelle vécue avec une profondeur qui dépend finalement de la sincérité avec laquelle chacun s'engage dans sa propre tradition liturgique.

  • La vie du staretz saint Séraphim de Sarov (1759-1833) est devenue très populaire, même en Occident. «Bien avant la canonisation officielle, la vox populi avait béatifié cet homme chaussé d'écorce de bouleau, vieillard aux traits sévères et fins, aux yeux d'un bleu limpide, disant à ceux qui venaient à sa rencontre: «Bonjour, ma joie!» et ajoutant: «Le Christ est ressuscité!» (Épilogue, p. 131). Ami des enfants et des bêtes, bon pour les repentis et exigeant pour les endurcis, préférant la solitude mais acceptant finalement les visites pour le bien de ses hôtes, sans parler des innombrables miracles qu'il a opérés et des nombreuses visions dont il a bénéficié, il a tout pour séduire, mais, ce qu'il a cherché avant tout, c'est ramener à Dieu ses frères et soeurs en humanité. Selon sa biographe, il aimait répéter ces paroles du Christ:«Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos. Prenez mon joug sur vous. car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger (Matthieu 11, 28-30).» «Des milliers de malheureux accourus à Sarov voyaient au bout de leur pénible route terrestre s'entr'ouvrir le portail lumineux du Royaume des Cieux» (p. 114). «Quand l'homme contemple au-dedans de lui cette lumière éternelle, il oublie tout ce qui est charnel, s'oublie lui-même et voudrait se cacher au plus profond de la terre afin de ne pas être privé de ce bien unique Dieu» (Saint Séraphim, Instruction spirituelle, p. 192).

  • "christ est ressuscité ! il est vraiment ressuscité !" ainsi se saluent les chrétiens d'orient pendant tout le temps pascal.

    Ce salut pascal, empreint d'une joie lumineuse, exprime admirablement l'âme commune des eglises de rite byzantin. non, certes, que ces eglises n'aient pas le sens de la croix - leur histoire quotidienne depuis des siècles en est assez marquée -, mais parce qu'elles ont gardé l'esprit qui imprégnait les martyrs des premiers siècles : la souffrance du chrétien, son affrontement sanglant aux puissances persécutrices de ce monde y apparaissent toujours transfigurés par la certitude de la victoire du ressuscité.

    Cette certitude prend racine avant tout dans les célébrations liturgiques qui, chaque année, non seulement commémorent, mais "donnent à vivre" les événements de la passion et de la résurrection, événements toujours actuels et efficients. les commentaires qu'en font ici a. schmemann (semaine sainte) et o. clément (célébration pascale) nous introduisent pas à pas, jour après jour, dans le sens profond des textes et des rites, depuis le "samedi de lazare" et le "dimanche des palmes" jusqu'à la célébration des matines dans la nuit de pâques.

  • Anthologie de textes spirituels sur la prière du coeur Présentation par Mgr Kallistos Ware, évêque de Diokléia Jeune moine au début de ce siècle, Chariton décida, à la mort de son starets, de poursuivre sa formation auprès des grands maîtres spirituels, notant sur un cahier les passages qui l'avaient éclairé et guidé. Devenu higoumène de Valamo, le Père Chariton jugea bon, en 1936, de publier son recueil de notes, pensant qu'il pourrait aider ceux qui cherchent à avancer dans la voie de la prière.

  • En 273, Antoine de Koma, en Moyenne-Egypte, se retire dans un tombeau désert pour y mener l'ascèse dans l'extrême solitude.
    En 431, le concile d'Ephèse condamne les Messaliens qui négligent l'ascèse sous prétexte de prier sans cesse. Pendant l'" âge d'or des Pères de l'Eglise ", quelques générations de personnalités exceptionnelles ont fait prendre à la vie religieuse chrétienne un tournant décisif : aux ascètes et aux vierges, vivant dans le monde comme à Corinthe au temps de saint Paul, se juxtaposent l'anachorète, qui vit dans une cellule isolée en plein désert, et le cénobite, qui pratique la désappropriation et l'obéissance à l'intérieur d'une clôture.
    Cet idéal atteint le clergé qui vit en communauté à Verceil avec Eusèbe, en Afrique avec Augustin.
    L'ascétisme " prémonastique " avait fleuri de l'Afrique à la Mésopotamie aux IIe et IIIe siècles ; l'Egypte donne le ton à partir de 350 avec les expériences et les traces littéraires d'Antoine et de Pacôme, les oeuvres d'Evagre, les Apophtegmes des Pères du désert. Mais la Mésopotamie d'Aphraate, d'Ephrem et du Livre des Degrés, l'Asie Mineure avec Basile de Césarée, la frontière syro-asiate avec Macaire-Syméon, la Palestine avec Jérôme, la Gaule avec Martin, Honorat et Cassien, l'Afrique d'Augustin voient elles aussi leurs expériences monastiques rayonner grâce à des écrits de premier plan.
    Tertullien et Cyprien, Clément et Origène avaient élaboré une doctrine spirituelle ; voici maintenant l'expérience ascétique et mystique formulée par des praticiens dont certains ont assimilé le meilleur de la culture antique.
    La vie religieuse est ainsi illustrée par des pratiques et une pensée que les siècles à venir auront à appliquer, actualiser et inculturer dans de nouveaux contextes. Cette aventure spirituelle a marqué nos cultures ; l'expérience de l'ascèse, de la lecture biblique et de la prière est un bien commun de toute l'Eglise.

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