Langue française

  • La réévaluation des textes et des rites religieux, incluse dans le programme des lumières, ne signifie pas leur extinction mais leur transvaluation ou leur renouvellement.

  • Le Commentaire de saint Thomas d'Aquin sur l'Épître aux Hébreux, qui n'a encore jamais été étudié de manière aussi ample, ouvre un nouvel accès à sa théologie de l'histoire.
    Il enrichit la réflexion contemporaine par l'unité constamment maintenue des catégories historique et ontologique, ou spirituelle. Il donne à réfléchir sur le lien qui unit la personne du Christ et son Acte sacerdotal au régime de salut qu'Il accomplit et à celui qu'Il inaugure et, en ce sens, il invite à scruter les relations de Jésus et d'Israël. Les commentaires d'oeuvres philosophiques ou théologiques, et d'abord de l'Écriture Sainte elle-même, ont constamment nourri la réflexion systématique de saint Thomas.
    L'argumentation théologique est, par excellence, comme il le dit lui-même, le fruit de l'étude des Livres saints. Étudier l'herméneutique philosophique et théologique qu'il met en oeuvre dans sa " lecture " de l'Épître aux Hébreux nous permet donc, d'une part, de mieux apprécier l'ensemble de sa théologie et, d'autre part, de réfléchir à la tâche de l'exégèse aujourd'hui.
    Christologie, théologie de l'ancienne et de la nouvelle Alliance, herméneutique constituent donc ensemble le thème de cette importante étude.

  • Que signifie le concept de preuve de dieu ? s'il veut dire à la fois argument rationnel et épreuve de la réalité de dieu, on ne peut s'en passer.
    écarter les preuves de dieu ne crée entre les croyants et les incroyants aucun vrai dialogue. si la foi est une conviction subjective et irrationnelle, dieu n'est plus un sujet de rencontre ou de confrontation mais un objet de respect, ou de mépris. on ne sait plus comment partager l'autorité de son expérience intérieure. quand les croyants débattent avec les incroyants au sujet de questions de société qui les concernent tous, ils doivent pouvoir rendre compte de l'ultime fondement de leurs affirmations.
    Si les chrétiens renoncent à montrer le chemin rationnel de l'affirmation de dieu, qu'ils ont eux-mêmes découvert, pourquoi les incroyants seraient-ils attentifs à voix ? ces pages proposent une recherche fondamentale, historique, philosophique et théologique, sur la fonction des preuves de dieu, ou mieux, des voies vers dieu. on y réfléchit à la théologie comme intelligence de la foi et interprétation des écritures dans la pensée contemporaine.

  • Jésus n'a laissé aucun écrit, il se référait aux Ecritures juives. Il n'a institué ni religion, ni credo, ni clergé, ni rite, hormis un repas « en mémoire de lui », et une prière, le « notre Père ». Comment ses disciples ont-ils donc fait pour exprimer et mettre en pratique leur foi en lui ? Comment ont-ils prié, communiqué entre eux, interagi avec les peuples qu'ils côtoyaient ? Tout cela restait à inventer...
    Le tout premier christianisme était sans image, sans « Nouveau Testament », sans prêtres, sans pape... et pendant plus de deux siècles il y eut des communautés chrétiennes très diverses, voire divergentes, certaines proches du judaïsme, d'autres le rejetant absolument. Il faudra beaucoup de temps pour qu'émerge une Eglise unifiée autour d'un début d'orthodoxie. C'est alors, en 250, que les chrétiens subiront la première persécution générale dans un Empire en pleine crise.
    Ce temps des commencements encore trop peu connu, ce temps tumultueux de tous les possibles est ici reconstitué de façon accessible et vivante par 80 des meilleurs spécialistes des premiers siècles de notre ère.

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