Sylvie Germain

  • Brèves de solitude

    Sylvie Germain

    Des passants se croisent dans un square, s'observent, se jaugent furtivement. Quelques jours plus tard, forcés à la réclusion, ils se trouvent confrontés à eux-mêmes, à leur vie intérieure et à la part d'inconnu, de vide ou de chaos qu'elle recèle.
    Un soir de pleine lune qui transforme le ciel au-dessus de la ville confinée en un miroir étrange, l'ordinaire des êtres se renverse en extraordinaire et chacun sent sa vie vaciller.
    C'est en remarquable observatrice de ses contemporains que Sylvie Germain nous convie à cette valse mélancolique, éphémère constellation de vivants, où le tragique se mêle à la tendresse et à la dérision, le vertige de l'esseulement à la force de l'amitié.

  • Magnus

    Sylvie Germain

    « D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire ? » Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, « il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance ». Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus. Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au coeur d'une oeuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain un des écrivains majeurs de notre temps.

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  • Son obscure naissance au coeur d'une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connaît rien des conduites humaines. S'il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l'espèce animale, dont une corneille qui l'accompagne depuis l'origine.
    Hanté par la violence prédatrice des hommes, illuminé par la présence bienveillante d'un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission, À la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain.

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  • Songes du temps

    Sylvie Germain

    « Penser, vivre, être présent au monde, c'est essayer d'écouter-voir ce qui monte du fond des temps, se laisser troubler par des songes venus d'ailleurs, d'infiniment plus loin que soi, et cependant nous concernant au plus intime. ».
    En méditant sur les fêtes, en parcourant les saisons d'un hiver à un autre, de l'Avent à la Toussaint, en s'arrêtant aux bords des jours les plus ordinaires comme des plus irradiés de mystère, en traversant aussi quelques nuits, étoilées ou obscures - Sylvie Germain donne au poids du temps un relief inédit.

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  • Un petit enfant en ciré jaune roule sur son tricycle sous l'orage. On dirait un soleil miniature. On lui a crié : 'Va au diable !', et il y file, chassé par le vent du malheur.
    Ainsi commence ce roman de Sylvie Germain où l'on voit ensuite une cavalière décapitée revenir sans sa tête, sur sa jument. Et cette tête demeure introuvable, et donc sans sépulture comme l'ont été tous les morts de la famille de Tobie du côté de la branche paternelle. Déborah, l'arrière-grand-mère de l'enfant, a quitté autrefois son village de Pologne pour émigrer en Amérique, mais, refoulée à Ellis Island, elle a fini par s'installer, après bien des détours, au cur du Marais poitevin. Elle a traversé l'Histoire du siècle en perdant la plupart des siens, et se tient auprès de Tobie en gardienne de la mémoire.
    Devenu jeune homme, Tobie se lie d'amitié avec Raphaël et tous deux partent en voyage. Au cours de celui-ci, Tobie fait la connaissance d'un peintre et de sa fille Sarra, aussi belle que maudite...
    Pour raconter cette histoire riche en merveilleux, en émotions, en amour, Sylvie Germain s'est librement inspirée du célèbre récit biblique, le Livre de Tobie.

  • C'est un avis de recherche collé sous un abribus qui fait replonger Nathan au coeur de sa jeunesse. Le vieil homme qui a disparu s'appelait Gavril et il a enchanté son enfance, lui ouvrant les portes de la poésie, du rêve et de la joie alors qu'il menait une vie triste et morose auprès d'une mère qui ne l'aimait pas.Nathan décide alors d'enquêter sur l'ami prodigieux, dont il ne savait pas qu'il était roumain et qu'il avait été emprisonné dans les goulags de l'après-guerre, et il dénouera au fil de son enquête les secrets bien gardés de son histoire familiale.

  • Jours de colere

    Sylvie Germain

    Dans les forêts du morvan, loin du monde, vivent les bûcherons, flotteurs de bois, bouviers, des hommes que les forêts ont faits à leur image, à leur puissance, à leur solitude, à leur dureté.
    Même l'amour, en eux, prend des accents de colère - c'est ainsi par excès d'amour que corvol, le riche propriétaire, a égorgé sa belle et sensuelle épouse, catherine, au bord de l'eau - et la folie rôde : douce, chez edmée verselay qui vit dans l'adoration de la vierge marie ; ou sous l'espèce d'une faim insatiable, chez reinette-la-grasse ; ou d'une extrême violence, chez ambroise mauperthuis qui se prend de passion pour catherine, qu'il n'a vue que morte, et qui s'empare de son corps, puis des biens de corvol, enfin des enfants de corvol.
    Il finira par perdre sa petite-fille camille, le seul être qu'il ait jamais aimé, par excès d'amour, encore.

  • Etty Hillesum

    Sylvie Germain

    Le cheminement spirituel d'une jeune femme hors du commun.

    Dans cette biographie, Etty Hillesum apparaît sous la plume de Sylvie Germain à la fois comme un maître de sagesse, un guide spirituel et un modèle de résistance intérieure. Déportée et morte en 1943 à Auschwitz, la jeune femme laissera derrière elle une oeuvre spirituelle brève mais intense. Au milieu de la barbarie ambiante, souhaitant étouffer en elle et autour d'elle tout sentiment de haine, elle déclare vouloir être « le coeur pensant de tout un camp de concentration ».

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  • «Cette inconnue, qui donc est-elle ?
    Une vision, elle-même porteuse, semeuse de visions.
    Une vision avare de ses apparitions. Elle ne s'est montrée que peu de fois, et toujours très brièvement. Mais chaque fois sa présence fut extrême.
    Une vision liée à un lieu, émanée des pierres d'une ville. Sa ville. - Prague. Jamais elle n'a paru ailleurs, bien que certainement elle en ait le pouvoir.
    Cette femme n'a ni nom, ni âge ni visage. Peut-être en a-t-elle, mais elle les tient cachés.
    Son corps est majestueux, et inquiétant. Elle est immense, une géante. Et elle boite fortement.»

  • « L'amour, ce mot ne finit pas de bégayer en elle, violent et incertain. Sa profondeur, sa vérité ne cessent de lui échapper, depuis l'enfance, depuis toujours, reculant chaque fois qu'elle croit l'approcher au plus près, au plus brûlant. » Tout en évocations lumineuses, Petites scènes capitales s'attache au parcours de Lili, née dans l'après-guerre, qui ne sait comment affronter les béances d'une enfance sans mère et les mystères de la mort. Et si l'énigme de son existence ne cesse de s'approfondir, c'est en scènes aussi fugitives qu'essentielles qu'elle en recrée la trame, en instantanés où l'émotion capte l'essence des choses.

    « Sylvie Germain a l'art de conjuguer la douleur et la beauté. Son roman est infiniment triste et infiniment réconfortant.» Jeanne de Ménibus, Elle.

    « Petites scènes capitales explore ces impressions, ces moments chargés d'une étrange éternité qui font notre identité propre.» Xavier Houssin, Le Monde des livres.

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  • Un recueil de textes brefs et percutants qui sonde sans fin l'idée de Dieu.
    Il y a urgence à faire « acte de présence » à soi-même, à se redresser et à devenir des porteurs de lumière pour éclairer les ténèbres. Alors que nous vivons dans une société repliée et que nous habite la tentation du virtuel absolu, l'heure n'est-elle pas au retour de ce temps présent, à ce monde-ci, quitte à y affronter le mal, la peur, le vide et l'absence ?
    Sylvie Germain accorde comme toujours une belle place aux poètes comme Rilke, aux penseurs - ici, surtout Maurice Zundel mais aussi Simone Weil et Maurice Blanchot - et à l'expérience des éprouvés, des exclus, des désespérés.

    En 1984, à 31 ans, Sylvie Germain fait une entrée remarquée en littérature avec Le Livre des nuits, fantastique conte fleuve de sept cents pages. Depuis, elle construit une ouvre singulière, entre fiction et essais, toute entière imprégnée de spiritualité. Elle est entrée en 2013 à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Son discours d'intronisation vient d'être publié chez Albin Michel.

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  • Ce roman évoque le rôle du lien familial dans la construction de soi. Sabine Bernyx veille sur ses quatre enfants depuis l'accident qui a tué son mari et handicapé leur fille cadette, Marie. Elle reprend l'affaire familiale après avoir engagé Pierre, un inconnu rencontré le soir de Noël, qui devient durant 9 ans le soutien inattendu de la famille, jusqu'à sa disparition soudaine, après une soirée de fête qui tourne au cauchemar et à l'humiliation. Après cette disparition silencieuse, chacun retourne à ses tourments intérieurs.

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  • Il est des moments innombrables où Dieu se tait. Où le cri de l'homme se heurte au silence, renvoyé par l'impla-cable écho. De ce silence de Dieu, de cette absence d'amour, le siècle passé comme celui qui s'ouvre portent les stigmates avec leur cohorte de charniers, de génocides et de catastrophes naturelles. Toujours à reprendre, le cri de Job révolté devant la souffrance, l'injustice et l'absurde demeure d'actualité. C'est le point de départ de ce texte où se croisent littérature et spiritualité, pour se mettre à l'écoute des échos de ce silence irradié de résonances...

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  • Son ombre. Au fur et à mesure de cette genèse à rebours, il sort aussi de la pensée et de la mémoire des autres, même de ses proches. Cet effacement intensif s'opère au grand jour, dans l'agitation de la ville, à l'aune de tous ces naufragés qu'on ne regarde plus et qui ne comptent pour personne.
    Cauchemar, conte fantastique, parabole sur notre monde contemporain, réflexion sur la mémoire mais aussi sur l'écriture, Hors champ, dans une singulière conversion du regard, interroge jusqu'au vertige notre propre humanité.

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  • Mourir un peu

    Sylvie Germain

    " Partir, dit-on, c'est mourir un peu.
    " Mais partir d'où, pour aller où, et qu'entend-on par " mourir un peu " ? Comment le verbe mourir peut-il s'accommoder d'un adverbe de quantité alors qu'il désigne un événement à chaque fois unique, définitif, absolument inquantifiable ? Il en est du verbe mourir comme du verbe aimer : leur adjoindre un adverbe de quantité, d'intensité ou de manière revient à en moduler le sens de façon radicale, l'air de rien.
    " Il m'aime/elle m'aime/je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... pas du tout ", scandent les amoureux sur un ton enjoué en effeuillant des marguerites, Mais la désinvolture n'est qu'un masque, le jeu s'avère bien plus sérieux qu'il n'y parait car l'enjeu est extrême en vérité - il en va présentement, ardemment de l'amour. On risque son coeur, sa joie, son plus vif espoir. L'amour, la mort, on ne badine ni avec l'un ni avec l'autre.
    Effeuiller le verbe mourir ainsi qu'une fleur des champs c'est mettre à nu son propre coeur ses pensées, son espérance. " Dans ce nouveau livre, Sylvie Germain traque la dynamique de la quête spirituelle à travers le thème des pas, de l'arrachement de la mort à nous-mêmes, avec l'écriture vive et inspirée qu'on lui connaît.

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  • Sylvie Germain, romancière, essayiste et passionnée de peinture et de dessin, entre dans l'univers fantastique de Patinir grâce à ce Paysage de saint Christophe portant l'Enfant Jésus (1475/1485-1524), conservé au musée départemental de Flandre à Cassel. Cette alliance entre la romancière de l'invisible et de la souffrance des hommes, et du peintre qui révolutionna le paysage en inventant un monde poétique, profane, entre fiction et réalité, n'est pas fortuite. Sous la plume de Sylvie Germain, le lecteur découvre l'infinité d'un monde qu'a peint Patinir en arrière-plan, un monde que ne parvient pas à cacher la monumentalité de saint Christophe et son précieux fardeau.

  • Cracovie a vol d'oiseaux

    Sylvie Germain

    • Rocher
    • 11 Octobre 2000

    " Le plus ancien document mentionnant Cracovie date du Xe siècle.
    On le doit à un voyageur étranger, Ibrahim Ibn-Yaqub, marchand et savant juif venu du califat de Cordoue pour une mission, en l'an 965. Pour l'époque, ce voyageur venait des antipodes. Mais même un millénaire plus tard, quand on arrive dans une ville étrangère, on reste un peu " anti-podos " : on marche les pieds à l'envers, ou du moins pas tout à fait dans le même axe que ceux des autochtones ; on déambule, on s'égare en chemin, on flâne et on s'étonne d'un rien.
    Et ce qu'on dit du lieu n'est qu'un balbutiement, lequel va se fondre dans la rumeur de ce lieu. Rumeur tissée au fil des siècles, par des myriades de voix et de pas. De cette immense et confuse rumeur certaines voix se détachent, comme soudain s'envolent quelques oiseaux d'un bosquet bruissant de cris et de chants de milliers et de milliers d'oiseaux. Dans cette balade cracovienne, ce sont les voix de quelques poètes, par bribes, qui surtout tinteront hors de la rumeur ambiante et qui scanderont le tempo de la marche.
    "

  • « Qu'en est-il de 'Dieu' ? Est-ce une invention, et si oui, de quel type: une oeuvre géniale créée par l'imagination humaine, une découverte insoupçonnée, inimaginable, opérée par voie de révélation, une pure fiction construite sur fond de peur et de désir, un mensonge phénoménal concocté pour les naïfs?
    On peut opter pour une signification unique et s'y tenir sa vie durant, ou migrer d'un sens à un autre au fil du temps. On peut aussi déambuler sans fin, en zigzag et en spirale, autour d'une seule signification qui s'impose plus troublante et magnétique que les autres, pour l'interroger, encore et encore.
    Et si celle-ci, aussi sapée, criblée de doutes, de points critiques et de pénombres soit-elle, coïncide avec les données de la religion reçue en héritage par voie du hasard de la naissance, alors ce hasard se transforme progressivement en aventure, et l'aventure en destin, à force d'être sans cesse relancée, poursuivie. » Le Monde sans vous était une méditation sur l'absence des défunts qui nous laisse « sans voix », dans une stupeur irrémissible. Or, pour Sylvie Germain, c'est précisément au coeur de ce silence que peut advenir la possibilité de se mettre à l'écoute d'un écho de cet « absolu du Loin » vers lequel sont partis les défunts.
    Question de « foi », sans doute.

  • Il est des moments innombrables où Dieu se tait.
    Où le cri de l'homme se heurte au silence, renvoyé par l'implacable écho. De ce silence de Dieu, de cette absence d'amour, notre siècle porte les stigmates avec sa cohorte de charniers et génocides. Toujours à reprendre, le cri de job révolté devant la souffrance et la banalité du mal demeure d'actualité. C'est le point de départ de cette belle méditation de Sylvie Germain, parcours où se croisent littérature et spiritualité, où monte la plainte de l'homme.


  • " la lumière est aux peintres ce que le chant des mots est aux poètes, la mélodie du silence aux musiciens : la source et l'horizon de leur désir, le foyer de l'amour qui les lancine et les met perpétuellement en chemin, en tension, en appel.

    on qualifie de "maître" tout artiste qui excelle dans son art, y ouvre une voie nouvelle. les trois peintres évoqués dans ce livre sont, en ce sens, des "maîtres de la lumière". mais une telle appellation est toujours un abus de langage, il y a en fait une contradiction dans les termes : nul ne peut devenir un maître de la lumière, ni du langage, ni du silence, car la splendeur et l'amplitude de ces sources-horizons ne recèlent pas une énigme susceptible d'être percée, éclaircie, maîtrisée, mais relèvent d'un mystère inépuisable qui remet sans fin le désir en mouvement.
    il serait donc plus juste de dire de tout grand peintre qu'il est un disciple de la lumière. il y a de la grandeur, une grandeur vivace, en expansion aussi discrète que continue, dans la vocation de disciple. c'est la lumière qui est le maître. " ecrivain, sylvie germain nous ouvre ici l'univers de trois peintres : piero della francesca, johannes vermeer et georges de la tour, à la croisée de l'art et de la quête spirituelle.


  • Le 25 mai 2013, Sylvie Germain était élue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Le 31 mai 2014, Gabriel Ringlet la recevait avec un discours d'une qualité et d'une profondeur d'analyse rarement entendues à propos de cet écrivain majeur, qui partage avec lui une sensibilité très littéraire, voire poétique du christianisme. Sylvie Germain lui répond en faisant l'éloge de Dominique Rolin (1913-2012), auteur Gallimard / Denoël dont elle hérite du siège.

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